Débat entre un écologiste et l’animateur de l’ADEL


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L’instrumentalisation des familles homosexuelles


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Cinq jours par semaine de conditionnement social de nos enfants.

La notion de genre telle qu’elle se développe suppose que notre sexe n’est pas déterminant pour se sentir homme, femme ou  neutre. Comme le précise un manuel scolaire Hachette destiné aux séries générales en lycée : « La perception subjective que l’on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle est le fruit d’un climat culturel et d’un conditionnement social »

En partant du principe qu’un conditionnement social détermine la perception de son sexe, il convient donc d’œuvrer à un nouveau conditionnement afin de faire admettre que le modèle familial lui-même n’est pas un modèle naturel et que « l’institution papa-maman les enfants » doit disparaître afin de ne pas constituer un contrepoids à l’hégémonie de l’État sur ses populations.

Ce même Etat n’hésite d’ailleurs pas, d’ores et déjà, à recomposer les ersatz de familles qu’il tolère,  à  enlever des enfants à certains pour les donner à d’autres.

Les familles homosexuelles, nouvel otage de la « politique familiale »

Car en effet, soyons lucides, les couples homosexuels peuvent aussi avoir ce désir d’enfant, mais ne pouvant l’assouvir naturellement, ils sont dépendants du bon vouloir de l’État qui leur attribuera la capacité de créer une famille nombreuse à condition qu’ils soient méritants selon les critères de servitude étatique.

Que l’on s’entende bien, les hommes, femmes et neutres de l’État ne sont pas plus pro-gay ou lesbienne qu’ils ne sont pro-hétéros, ils sont surtout anti-famille, l’institution « bourgeoise » par excellence capable de générer des solidarités naturelles et de résister à l’emprise propagandiste qu’ils mènent à travers l’école et les media.

La famille est l’institution de base, selon le principe de subsidiarité. On ne saurait donc imposer des choix et des aides à la population que si ces choix, ces aides ne peuvent être d’abord proposés dans le cadre familial. La famille est ainsi le lieu où les parents réalisent des choix éducatifs pour leurs enfants, ou les plus pauvres sont secourus par leur parents, où les patrimoines se transmettent, c’est aussi un lieu où des idées circulent en fonction des expériences vécues, le lieu où se construisent ou se confrontent ces mêmes expériences pour réfléchir, faire grandir, acquérir des responsabilités, les exercer.

Face à cela, Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la famille, dit que les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. On sait très bien ce que cela veut dire pour elle ; une remise en cause du principe de subsidiarité avec ses conséquences totalitaires, de telles paroles ne trompent que les naïfs qui n’ont pas compris à quelle sauce leurs enfants seront mangés..

Un permis d’avoir des enfants pour les couples homosexuels, un permis de les conserver pour les couples hétérosexuels ?

Le principe de subsidiarité n’a pas de sexe ni de préférence de « genre », il n’est pas plus hétérosexuel qu’homosexuel. Ainsi, que la famille soit naturelle, recomposée, hétérosexuelle ou non, elle reste une cellule de base de la société et un contre-pouvoir face à l’État.

Mais l’institution familiale serait réduite à rien, si la famille homosexuelle ne pouvait se développer qu’à condition d’obtenir une autorisation des fonctionnaires de l’État social ; si  les parents naturels ou agréés par l’État vivent dans la peur de se voir reprocher les idées transmises à leurs enfants lorsqu’elles ne vont pas dans le sens du conditionnement social scolaire et médiatique. Reprocher leurs idées jusqu’à se voir retirer leurs enfants. Ne croyez pas que cela soit impossible, cela se fait actuellement par l’intermédiaire de la prétendue « aide sociale à l’enfance ».

La constitution d’une famille, sa conservation, ne relèveraient alors plus d’un droit réclamé par certains, mais d’un privilège accordé et facilement repris.

On sait effectivement que ceux qui ne devraient leurs enfants qu’aux autorités étatico-sociales de l’adoption, aux travailleurs sociaux de l’ASE ou à d’éventuelles « procréations médicalement assistées », « gestation pour autrui » par travailleuses sociales habilitées à accoucher, seront pieds et poings liés face au conformisme social à la propagande officielle. Disons le tout net, ce pouvoir que s’octroie désormais l’Etat fait des enfants, de tous nos enfants, naturels ou non DES OTAGES DE L’ÉTAT.

Le résultat voulu est la mise au pas définitive des famille, des individus, leur désarmement face à une société qui est devenue totalitaire par les volontés des idéologues du gouvernement actuel.

Le virus idéologique est injecté dans les écoles

Si l’État invite nos enfants dès leur plus jeune âge à considérer le choix homosexuel, bi, trans, c’est aussi une façon de s’assurer du conformisme idéologique des familles de demain tout en effaçant les repères identitaires liés à un « conditionnement du milieu familial ». Ceci n’a rien à voir avec l’acceptation de la différence, de la tolérance, du refus de l’homophobie, même si ce matraquage passe mieux ainsi.‘Preuve en est que les associations LGBT très actives et ayant monopolisé la représentation officielles des homosexuels, bi et trans, sont avant tout animées par des préoccupations collectivistes, antifamiliales comme les premières furies venues du planning familial.

La mise en avant de ces associations largement subventionnées participe aussi à la volonté de diviser pour mieux régner.

Il est bien question de créer une dissension entre famille hétérosexuelle et homosexuelle, de la même façon que le fait de favoriser la garde pour la mère était une façon d’organiser une guerre des sexes sur fond de situations de divorces et de conflits non solidaires avec des juges aux affaires familiales ou à l’enfance. Dans les deux cas il fallait que les membres des familles se fassent la guerre pour qu’elles ne s’en prennent pas aux atteintes portées à leurs prérogatives par l’État

La vicieuse politique familiale

La stratégie vicieuse de l’État l’est dans bien des domaines concernant la promotion du « mariage pour tous », de la « théorie du genre », elle est d’abord une occasion supplémentaire d’éclater non pas seulement le modèle familial traditionnel, mais la famille tout simplement.

Elle est aussi une occasion d’ouvrir le champ de l’exploration sexuelle enfantine comme certains lobbies bien organisés au sein du pouvoir poussent à le faire. Perverse à tous les degrés la politique « familiale » actuelle ne devrait tromper personne et surtout pas les homosexuels qui pour le coup sont instrumentalisés aux fins d’une politique de dissolution de l’individu et des familles.

Leur intérêt comme le nôtre est de serrer les rangs de l’institution familiale et de rejeter toute volonté de division qui serait fatale à nos libertés les plus fondamentales dans une société qui ressemble de plus en plus à celle décrite dans le « meilleur des mondes ».

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Rap responsable


La déliquescence du rap français

Le rap c’est pas mon truc ! Et surtout pas un certain rap qui fait führer en France, celui-là qui est précisément véhiculé par les adorateurs de Ben Laden ou de Mummia Abou Jamal, que dénonce Doc Gynéco et qui fait se pammer la gauche antisémite, antiaméricaine et anticapitaliste. Heureusement que pour briser les préjugés il y a les forums de la presse au couteau entre les dents.

Le phénomène 50 Cent, un prurit anal pour la gauche

50centC’est grâce à ces recoins de paumés du cyberespace que j’ai eu vent d’une absence de pensée monolithique dans l’univers du rap. Parmi les contributions que j’y ai trouvé, celle d’une certaine Alex, expert en rapologie qui pleure sur la pureté perdu des noirs en survêtement :

 » Le style gangsta rap se voulait être la voix des Noirs persécutés injustement par les policiers blancs. Mais aujourd’hui, c’est devenu un mouvement misogyne et totalement capitaliste. Étonnant comme l’évolution d’un mouvement intelligent a pu devenir une grosse farce. « 

L’un des symboles de ce mouvement est le rappeur 50 Cent, un de ces Noirs qui n’appellent plus comme il se devrait au  » massacre de poulets  » et qui, quitte à brandir un drapeau rouge le lui fouterait plutôt dans le cul. Cela doit être cela la misogynie. Je cherche donc d’autres contributions sur 50 Cent et j’obtiens :

 » Non, c’est l’emblème du capitaliste dégeulasse des USA, du « american dream », du hip-hop fashion… mais pas l’emblème du succès. Ya juste profiter du quotient intellectuel très minable des jeunes pour faire de l’Argent sur leurs dos (sic). Profiter du fait que les jeunes sont cons et sont faciles a influencer. 50 Cent.. c’est une grosse « merde » commerciale.. « 

Encore un commentaire réjouissant d’un internaute qui affirme une admiration sélective pour les djeuns tirant le portrait du vilain con croyant en l’insertion dans une société fondée sur le mérite, alors que le bon djeun croit aux droits acquis et à la fatalité raciste.

La Résilience version Curtis Jackson

C’est au second degré que dans  » le gendre parfait  » Fabrice Pliskin du Nouvel Observateur tire le portrait de l’artiste 50 Cent pour mettre en évidence le bouleversement des clichés rap qu’il véhicule…

On y apprend que 50 Cent n’a pas un passé d’enfant de cœur : ancien dealer et fils de dealer, repris de justice, criblé de balle dans un règlement de compte et survivant. Il a jusque là de quoi enthousiasmer le bon gaucho par son histoire à la Malcolm X.

Mais 50 Cent ne trouve pas son salut dans l’Islam, le racisme anti-blanc et l’appel à la révolution collectiviste. Les Black Panthers il s’en branle allègrement, quant aux jérémiades de la discrimination positive : bullshit, idem pour les droits civiques, l’anti-racisme à sens unique ou le pathos sur l’esclavage.

Non 50 Cent illustre le concept de résilience et trouve la rédemption dans l’Amérique version Bush dont il admire le boulot accompli.

Ah il doit pleurer son Angela Davis le Pierre Perret, il doit plus reconnaître son ghetto le couple Lavillier-Laguiller, ce n’est pas dans le New York de Curtis Jackson (alias 50 Cent) que Manu Chao trouvera son sous-commandant fumeur de pipe.

À la place des idoles défraîchies en face desquelles se prosternent encore des vieux bobos sur le retour, place au Noir qui transcende les couleurs comme seul le capitalisme peut le permettre. Place à Curtis Jackson le rapper le mieux vendu aux USA, l’entrepreneur qui a racheté le manoir de Mike Tyson, fondé sa propre marque de vêtement, qui a lancé son jeu vidéo, qui prête son image à une marque d’eau vitaminée.

Pour une culture de la responsabilité

Curtis Jackson a su saisir sa chance  » en faisant de la merde qui se vend  » comme disent les gauchistes frustrés de ce que des multinationales bien pensantes n’écoulent pas encore assez de plus authentiques daubes comme du papier cul à l’effigie de Guevara. Une pourtant bien bonne destination pour un tel produit.

La  » merde qui se vend  » pour les diminués de la pensée c’est ce qui fait passer un message aux ados un message aussi mature que « bouge toi, travaille et ne compte pas sur les autres ». Mais insulte suprême à toute pensée progressiste à rebours : Curtis Jackson prône la responsabilité  » Je ne peux pas dire : je te tue et demain on efface tout. « 

D’ailleurs  » Réussir ou mourir « , son film autobiographique réalisé par Jim Sheridan montre les gangsters tels qu’ils sont et aura le mérite de repousser les vocations du crime au profit de celles de l’effort qui mérite récompense.

Une leçon qu’aura mal digéré un critique du site critikat.com dont le marxisme militant éclate en une gerbe risible et jubilatoire :

 » Ces rappeurs ne sont en aucun cas des rebelles et les attributs qu’ils affichent fièrement une fois leur réussite assurée sont les symboles éclatants de la pauvreté intellectuelle et du vide monumental des aspirations du monde capitaliste occidental. Venant d’un quartier difficile, leur but n’est pas de renverser l’ordre social dont ils ont été les victimes, mais bien d’affirmer la toute-puissance du dieu fric qui considère que seul existe celui qui possède. Présentant aux adolescents qui les admirent ces symboles de réussite, ils sont ainsi les meilleurs propagandistes de la société marchande, c’est-à-dire de l’ordre dominant. Le monde libéral crée ainsi l’illusion que tout est possible si on le souhaite véritablement, c’est-à-dire que la volonté permet la réussite. »

Mais les vrais rebelles ne sont-ils pas ceux qui ont pris le risque de ne plus brosser dans le sens du poil les aspirations au parasitisme qui font des populations les plus pauvres l’alibi d’un État-Providence ? Et où est la vacuité de l’aspiration du monde capitaliste occidental sachant que cette aspiration est la satisfaction des besoins exprimés par la population ? La pauvreté, la pénurie, la misère morale que portent les droits acquis, voila certainement des aspirations plus conformes aux rappeurs convenables n’est ce pas ?

Non, Flavor Flav de  » Public Enemy  » qui se moque de l’État-Providence avait parmi les premiers osé mettre en évidence les failles d’un système dont beaucoup de Noirs sont victimes, un ordre social aussi peu capitaliste que possible.  » Je peux rien faire pour toi mec, débrouille-toi tout seul !  » Chantait-il…

Le dieu fric, au contraire du dieu politique, n’avait pas pour lui besoin d’être prié, car dans une vraie société capitaliste il n’honore que ceux qui satisfont les besoins des autres. Réussir dans la  » société marchande  » c’est être socialement utile et les moyens de l’être ne sont pas financiers mais psychologiques. Curtis Jackson s’est donné les moyens du succès, il lui reste un défi qu’il a partiellement réussi : changer durablement les mentalités du public rap.

Xavier Collet

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La lutte des classes existe-t-elle ?


trotskyLa grande question qui remue nos sociétés depuis le dix-neuvième siècle est la suivante :  » sommes nous exploités, et si oui, par qui ? « .

En d’autres termes sommes nous rémunérés à la hauteur des services que nous offrons. Répondre à cette question implique que nous soyons capables de déterminer la valeur de nos services. Pour la majorité des économistes de la Révolution industrielle l’affaire était entendue : la valeur de notre production est contenue dans le travail que nous y consacrons. La valeur-travail consacrée par Ricardo est à la base du raisonnement de Marx sur l’exploitation.

Ainsi Marx a constaté que le capitaliste achetait au prolétaire sa force de travail à un prix inférieur aux revenus que lui rapportait ce travail. En effet admettons qu’une semaine de production d’un ouvrier soit vendue 500 euros alors que pour ce travail l’ouvrier ne touche que 300 euros, logiquement le capitaliste a gagné 200 euros sur le dos de l’ouvrier, ce dernier subit donc une exploitation. Mais, au juste, qu’est-ce qui peut faire que l’ouvrier accepte de se faire ainsi exploiter ?

Marx dirait qu’il n’a pas le choix, que les capitalistes veulent tous augmenter le taux d’exploitation. Les prolétaires pourraient aussi produire et vendre eux-mêmes leur production, ceci deviendrait d’autant plus possible qu’en dépit des prévisions marxistes, la classe ouvrière s’est progressivement enrichie disposant d’un revenu supérieur au salaire de subsistance. Pas d’augmentation du taux d’exploitation donc et la capacité d’épargner pour investir dans l’acquisition d’un outil de production.

Le prolétaire contemporain pourrait donc devenir capitaliste s’il acceptait de ne pas jouir immédiatement de ses salaires mais de les consommer plus tard lorsque les fruits de sa production auront été vendus. L’ouvrier de notre exemple conserverait alors pour lui ses 500 euros hebdomadaires et changerait son statut de salarié pour celui d’indépendant.

On ne peut donc pas faire du contrat de travail un contrat d’exploitation. En mettant à disposition son travail, le prolétaire réalise le choix d’être payé immédiatement avant que le produit de son travail ne soit vendu sur le marché ; à l’inverse le capitaliste accepte d’avancer au prolétaire sa rémunération contre l’obtention d’un profit ultérieur, il accepte aussi de prendre le risque commercial car il ne sera pas forcément capable d’obtenir 500 euros de la production de son ouvrier.

À ce point précis nous devons revenir à la théorie de la valeur. Comment se fait-il que les prolétaires accordent une plus grande valeur à leur travail immédiat ?

Tout simplement parce que consommer 300 euros immédiatement leur est plus utile que de consommer éventuellement 500 euros à une date ultérieure non déterminée.

De son côté le capitaliste fait le calcul inverse car sa vision de ce qui lui est utile est différente. Si Marx avait compris que le fondement de la valeur n’était pas le travail mais l’utilité, il n’aurait pas commis l’erreur de considérer le prolétariat en tant que classe exploitée. L’existence d’échanges non contraints ne laisse d’ailleurs pas de place à l’exploitation dans la mesure où il ne peut y avoir d’échange sans que chacune des parties n’y trouve son intérêt.

Est-ce à dire pour autant que l’exploitation n’existe plus de nos jours ?

Que nul dans notre société ne reçoit moins que la valeur des services qu’il offre ?

La stratification sociale telle qu’elle existe en occident dépendrait alors uniquement de la capacité de chacun à satisfaire les besoins de ses semblables : les riches mériteraient leur fortune car ils seraient les plus utiles à la société tandis que les pauvres n’auraient qu’une faible utilité sociale.

C’est là la vision des fonctionnalistes et d’une société bâtie sur le principe  » à chacun selon son … utilité « . Plus d’exploitation donc plus de vision en terme de classes sociales, plus d’affrontement social. Chacun peut dire que sa rémunération est à hauteur de son utilité. Le marchand de fruits et primeurs vend ses clémentines à 1,5 euro le kilo et à ce prix il satisfait mon besoin de consommer ce produit, il en va pareillement pour tous les commerçants, obligés quelquefois de baisser leurs prix donc leur rémunération pour se mettre au niveau de leur utilité sociale. Seulement tous les flux de rémunérations ne se situent pas dans cette logique d’échange car toutes les transactions ne font pas l’objet d’un marché.

Comment estimer l’utilité sociale d’un fonctionnaire des impôts, d’un attaché territorial, d’un employé du cadastre ? Peut-on dire que cette utilité sociale est à la hauteur des revenus touchés par un chef de projet à l’INSEE, par un ministre ou un parlementaire ? Et notre marchand de fruits et primeurs dont l’utilité sociale est à la hauteur du prix que l’on paie pour acheter ses produits, ne l’aurions nous pas trouvé plus utile encore s’il nous les avait vendu sans TVA ?

La réponse que vous vous faites à ces questions démontre l’actualité de l’exploitation, de la division de notre société en deux classes antagonistes dont la classe spoliatrice dérobe à la classe productive une partie de la valeur qu’elle créé. Pour savoir où nous nous situons, il suffit de nous demander si nos revenus sont supérieurs ou inférieurs aux besoins que nous satisfaisons.

Concernant la classe des fonctionnaires, il semblerait bien que nous ne serions pas prêt à payer leurs services à hauteur de leur rémunération et des pensions que nous leur servons. En ce qui concerne les commerçants comme notre marchand de fruits et primeurs, ils sont bien évidemment exploités puisque les fruits de leurs ventes, une fois payé ce qu’ils doivent seront amputés au profit de l’Etat d’une TVA dont ils se rendent percepteurs, ainsi que de nombreuses autres taxes et impôts.

La classe des hommes de l’Etat est bien la classe dominante et leur exploitation exercée sous la contrainte s’appelle prélèvements obligatoires. Une partie importante des revenus des classes productives leur est soustraite sans que l’on puisse parler de don ou de transaction consentie mais plutôt de racket, cette partie représente souvent plus de 40 % des PIB et jusqu’à 56 % dans un pays comme la France.

Nous sommes conscients de cette situation, pourtant nous l’acceptons par fatalisme, indifférence ou adhésion. Ce qui nous dérange le plus c’est l’inégalité des conditions quelle que soit l’origine de la fortune ou de la pauvreté des uns et des autres. Une classe spoliatrice qui ne serait pas outrageusement riche, face à une classe productrice qui ne se paupérise pas trop, permet de maintenir le niveau d’exploitation sans trop de révoltes.

La paix sociale est également assurée par la persistance de mythe comme l’efficacité supérieure du service public, la dénonciation de la logique du marché, la sacralisation de droits acquis. L’hétérogénéité des membres de la classe spoliatrice est un gage de soutiens multiples au système social qui va des fonctionnaires des grands corps d’Etat à un clientèle d’assistés sociaux n’ayant d’autres ressources que la redistribution, en passant par des entrepreneurs privés subventionnés. Certains sont de bonne foi dans cette défense, les plus pauvres maintenus dans l’assistanat et la désespérance de leur utilité sociale sont devenus une clientèle politique de la classe d’Etat. Les autres sont davantage conscients de leurs privilèges et parviennent à les faire accepter par leur contrôle des media et de l’éducation.

Farce de l’histoire, les marxistes contemporains se situent parmi les piliers de la classe spoliatrice et sous prétexte de lutte contre le capitalisme cherchent à accroître le taux d’exploitation en s’appuyant sur des slogans tels que  » tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont-ils l’ont volé …  » ce qui ne manque vraiment pas de sel au milieu de cohortes d’intermittents du spectacle, de chercheurs subventionnés et de militants du droit au logement.

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Un Vautrin contemporain


brigatesCela date un peu, mais cela fait partie du romantisme désuet d’une fin de vingtième siècle sur fond d’années de plomb, Véronique Maurus avait fait paraître un roman en feuillets dans Le Monde du 16 septembre 2002. Dans un style balzacien, Vautrin revit un instant toutes ses ambiguïtés mais sous une lumière plus chaleureuse puisque c’est lui le héros romantique. Un homme intemporel, séduisant sans le vouloir et riche d’un passé énigmatique. Vautrin illumine une petite rue de Rome, il ne fait que passer mais la journaliste ne voit que lui, le reste est décrépitude, gens pressés, futiles, bavards, des Italiens quoi ! -, pourrait-elle dire.

Vautrin aussi est transalpin, mais il possède cette retenue, cette austérité qui tranche tellement sur ses compatriotes. D’ailleurs, ces Italiens là, ils ne l’aiment pas, ils le prennent pour le diable. Nul n’est prophète en son pays semble-t-elle regretter. Car ailleurs, avance-t-elle, cet homme est un théologien, un pape que l’on vient consulter du monde entier.

Le sujet magnifié intrigue, il passionne, quelque chose se passe entre la créature de chair et de sang et celle qui le décrit. Elle insiste sur ses compagnes nouvelles qu’il trouve à chaque exil – serait ce bien Vautrin ? -, elle exhibe  sa fragilité avec une crise sentimentale qu’elle évoque et les deux dépressions qu’a vécu ce monstre de romantisme là. Ce n’est pas l’homme tel qu’il est, c’est le reflet d’un fantasme, d’une fascination pour une violence meurtrière et fanatique.

Le charme vient justement de la monstruosité, de cette fascination nauséabonde qui relègue la journaliste aveuglée au rang de l’ignoble : « on comprend que cet homme a souffert, dans son orgueil mais aussi dans sa chair, que, s’il est encore debout, s’il n’a jamais lâché malgré des épreuves qui rempliraient un roman, s’il renaît de ses cendres, c’est au prix d’une foi et d’un courage rares, un courage désespéré qui force l’admiration, … »

Vautrin a commis bien des crimes d’innocents, il s’en repent et souhaite profiter de l’entregent que son passé lui a procuré afin de se racheter par le service des méritants. Mais la comparaison s’arrête là, l’homme n’est pas Vautrin, il ne regrette rien, il évoque une partie de ses exploits avec cynisme sans en revendiquer l’intégralité. Qu’on lui parle de tout ce mal qu’on lui reproche et le voilà qu’il rit, les meurtres il en rit, et puis tout cela est « purement accidentel ». Le président italien l’avait traité de cynique répugnant, il en fait une affichette épinglée à son mur et … il rit. Non seulement il n’a pas de regrets mais il déteste les repentis, il traîne dans la boue ses anciens compagnons qui ont eu le tort de se faire rattraper par leur conscience. La mauvaise conscience ne paie pas, alors que l’étalage de la monstruosité fascinante captive, séduit et donc rapporte.

La fascination du mal

Ce Vautrin avorté, ce monstre sans rédemption s’appelle Toni Negri, à son palmarès le leadership présumé des brigades rouges avec au moins un hold-up. Le reste : enlèvements, meurtre d’Aldo Moro et de biens d’autres, mais surtout l’incitation aux troubles et aux assassinats du haut de sa chaire universitaire qui lui a valu le surnom d’il cattivo maestro (le mauvais maître). Une génération d’étudiants à l’origine des « années de plomb », formés par la maestro Negri, des étudiants repentis, gâchés, évidemment pleins de rancune.

Negri les méprise pour leur revirement alors qu’une plus jeune génération en partie formée dans sa nouvelle université de Paris 8 l’admire, l’idolâtre comme dirait notre journaliste. La France l’a accueilli dans sa fuite aussi longtemps qu’il l’a souhaité.  L’Europe de la justice a pâti de l’exception Mitterrand pour les brigades rouges, Danielle devait l’adorer, et lui Negri se sentait si bien  dans ce pays : « En France, il n’y a pas de haine politique ». On en jugera dans les 15 jours qui suivent le 21 avril 2002 … Mais c’est vrai qu’ici on trouve des militants d’ATTAC pour proclamer : « c’est l’un des plus importants penseurs en vie actuellement ». Oui sa monstruosité rapporte quand il la théorise en arme contre le libéralisme, son livre « Empire » , « est devenu la bible de tous les mouvements alternatifs, de Seattle à Porto Allegre », nous dit la journaliste du Monde. Plus de 100 000 exemplaires vendus et la suite est en cours d’édition ! Depuis, il a renouvelé ses contacts politiques, décidé à ne plus faire l’erreur d’une mauvaise stratégie pour l’organisation d’une force politique, persuadé que l’on ne devient terroriste que si on nous pousse à le devenir. La fin décidera donc de cette nécessité, et puis dans ses délires, il sort une autobiographie sous forme d’entretien avec une psy tombée sous le charme.

Ah oui quel charme, reprenons ce roman au pays où la haine politique n’existe pas, imaginons que le portrait tracé soit celui d’un Libertarien, forcément trop pur et innocent. Ni Negri ni Guevara donc, cela donnerait :

« Au détour de la plus belle avenue du monde, la rue Balzac s’anime doucement. En cette chaude matinée, les cafetiers sortent tables, chaises, parasols, les premiers badauds croisent les employés de bureau et se sourient machinalement au passage. Un homme descend la rue d’un pas rapide, le regard figé, dur. Dans sa hâte on devine le souci d’un temps trop rare dont il se réserve l’exclusivité jalouse. Seul, il a cet air arrogant, cette laideur de celui pour qui rien ne compte, si ce n’est peut être le cours de ses actions. »

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Légitime violence ?


Le débat sur le bon usage de la violence est au coeur de la pensée libérale : la question de la légitime violence est l’essence même du Droit : « qu’est-ce qui peut justifier l’emploi de la force ? ».

La femme qui risque le viol a-t-elle le droit de tuer son agresseur ?

Je dénie toute validité à la notion de « proportionnalité ».  Cette notion pue l’égalitarisme à plein nez, car elle présuppose qu’on puisse mesurer tous les êtres humains sur la même échelle.

Égalité de quelle proportion ? Mesurée par qui, comment ?

La femme qui risque le viol n’a-t-elle pas le droit de tuer son agresseur, mais seulement de le violer en retour ? (la belle affaire !) Le cambriolé n’a-t-il pas le droit d’abattre son cambrioleur, mais seulement de le cambrioler en retour, pour une valeur équivalente ? (SVP, M’sieur l’cambrioleur, voulez-vous bien me laisser votre adresse ?)

Face à la grosse brute épaisse experte en bagarre qui tente de le racketter, le paisible maigrichon doit-il se battre « comme un homme« , « à armes égales« ? L’infirme doit-il répondre à un coup de pied par un autre coup de pied ? Non, vraiment, voilà un critère vide de sens, digne de nos étatistes de législateurs.

Règlement pacifique ou déclaration de guerre entre individus

Évidemment, il ne faut pas tirer à la légère, car l’acte est lourd de responsabilité. Mais le critère n’est pas celui d’une fallacieuse « proportionnalité« . Le seul critère fondant la légitimité de la violence est celui de la guerre.

Si Albert porte atteinte à la propriété de Bernard (ce qui lui est propre, y compris son corps et toute extension physique ou morale de celui-ci), lui causant des dommages, alors Albert, agresseur, contracte une dette vis-à-vis de Bernard, qu’il devra repayer. Mais cette dette en soi n’implique pas que Bernard ait le droit d’user (lui-même, ou par délégation) de violence à l’encontre d’Albert, car Albert et Bernard ne sont pas ipso facto en état de guerre. Bernard doit présumer de la bonne foi d’Albert, et exiger réparation ; en cas de désaccord, les deux en viendront sûrement à chercher un arbitre. Sans doute, les assureurs de l’un et de l’autre auront-ils prévu quelque procédure à ce sujet.

Mais si Albert se dérobe au règlement pacifique du différent ; s’il refuse d’obéir aux sommations de Bernard ou se met volontairement en état de ne pas les entendre ; en d’autres mots, si sa mauvaise foi est avérée, alors, son geste constitue une déclaration de guerre à Bernard.

Entrer avec effraction dans le domicile d’autrui est un indice typique qui permet de présumer de la mauvaise foi de l’agresseur. Mais pas toujours. Aussi, celui qui tirerait sans sommation sur une ombre s’étant introduite chez lui aurait de bonne chance d’avoir raison, mais le faible risque d’une grosse bavure dont il faudrait payer les conséquences découragera la plupart des honnêtes citoyens d’une action trop peu réfléchie.

Tirer sur celui qui vous a donné une baffe peut être parfaitement justifié si cette baffe participe d’un état de guerre où l’agresseur de mauvaise foi tente de vous extorquer quelque satisfaction par la force. Ce n’est bien sûr pas justifié si la baffe, donnée sur le moment, n’implique aucunement un état de guerre, et l’agresseur devant être présumé de bonne foi jusqu’à preuve du contraire. Donc, celui qui tire n’a pas à être toujours puni.

même n’est pas de bonne foi et n’a pas pris les précautions d’usage. Celui qui gambade insouciamment sur le terrain non clôturé d’autrui a peu de chances de pouvoir être considéré comme étant de mauvaise foi ; c’est plutôt le propriétaire plaignant qui a omis de clôturer son terrain qui sera considéré de mauvaise foi s’il réclame des dommages aux passants ; parfois, les parents sont responsables s’ils n’ont pas pris les précautions élémentaires pour que leurs enfants respectent la propriété d’autrui.

Mais celui qui pénètre par effraction chez autrui commet clairement un acte de guerre, qui plus est s’il brandit agressivement un pied de biche.

Tuer son ennemi est-il toujours la meilleure chose à faire, au cours d’une guerre ?

Certes non. Aussi, même s’il est légitime de se défendre par la force, cela peut être immoral. Cela peut aussi être particulièrement stupide au vu des conséquences (vengeances, ostracisme, procédures judiciaires à n’en plus finir, etc.) ; mais cela n’enlève rien à la légitimité de la chose. Sur le moment, tuer l’ennemi peut être la chose la plus sage à faire. Mais à froid, mieux vaut s’adresser à des experts en règlement de conflits, qui sauront agir au mieux dans l’intérêt de tous. La légitimité de la violence à son encontre est précisément ce qui motivera l’agresseur pour aller lui-même chercher un juge pour éviter la légitime vengeance. La peur d’en faire trop, d’attiser une vendetta, de n’être pas le plus fort, ou de s’en prendre erronément à un innocent, motivera de même la victime à aller voir un juge plutôt que de se faire justice elle-même.

L’accusé innocent acceptera de bon coeur un juge, pour montrer sa bonne foi et prévenir toute violence. Cela ne veut pas dire que la vengeance ne soit pas légitime ; mais que, comptable de ses acteurs, le vengeur devra prouver sa légitimité devant les plaintes ou la vendetta de la famille de sa victime – et qu’il a donc tout intérêt à ne pas se venger à la légère, et à prendre les devants pour ce qui est de mettre la force publique de son côté en déclenchant la procédure judiciaire. En effet, dès lors qu’une partie se soumet aux règles de l’arbitrage, sa bonne foi est difficile à mettre en doute, et l’état de guerre n’est plus justifié de la part de l’autre partie.

La question de la légitimité de la force publique dans une société libertarienne

La force publique (c’est-à-dire, la majorité des forces des citoyens concernés, déterminée /a posteriori/ dans chaque cas) se rangera très certainement derrière un arbitrage juste, assurant que ses termes seront respectés, et assurera de même que nul ne pourra utiliser la force pour faire respecter une décision injuste. Si chacun est prêt à défendre par la force ce qu’il croit juste, et à empêcher par la force ce qu’il croit injuste, l’équilibre des forces des personnes vraiment concernées se fera jour qui fera que seules seront respectées les décisions de justice qui ne soulèveront pas contre elles une majorité d’indignés armés. Chacun vote ainsi avec son corps défendant, pour le respect des règles et des décisions qui lui tiennent vraiment à coeur.

Quant à la forme de la violence, tirer dans le dos n’a rien d’illégitime, et face à des spécialistes de l’agression, peut être la chose la plus sage. Tirer sans sommation implique un risque que ne couvrira aucune assurance dans le cas d’une bavure, mais n’est pas illégitime si l’agression est autrement avérée (effraction caractérisée par un cambrioleur reconnu tel). De même, tirer dans le thorax plutôt que dans les jambes implique un risque similaire. Tirer sur une personne qui se rend, par contre, est illégitime, puisque la personne fait preuve d’une bonne volonté dans le règlement du conflit. Ne pas donner à l’agresseur une occasion de se rendre peut ou non être un signe de mauvaise foi, selon les circonstances : peut-on présumer que l’agresseur ou un de ses complices nous attaquerait pendant qu’on tiendrait en respect une personne qui prétend se rendre? En tant que juge, je donnerais raison à la victime usant de légitime violence, même sans sommation dans le cas de cambriolages à répétition, dans le cas où l’agresseur est armé d’un pied de biche, dans des quartiers où des cambriolages violents et/ou à plusieurs ont été rapportés, etc., bref, dans tous les cas où il y a à craindre violence de la part d’un agresseur avéré.

Bien sûr, plus la victime ou son ayant droit est expert en agression (par exemple, un policier), moins l’absence de sommation sera légitime, lorsque les circonstances montrent que cette sommation est possible sans dommage. Et plus la victime est experte en arme, moins le fait de tirer mortellement plutôt que dans les jambes, sera toléré, dans les cas où il n’est pas présumé que l’agresseur soit prêt à se battre.

En fin de compte, c’est effectivement aux juges de dire ce qui vaut, selon les connaissances de chacun des acteurs, et les connaissances communes sur lesquelles ils sont censés baser leurs actions. Et c’est à la force publique, c’est à dire à chaque personne concernée, apte à user directement ou indirectement de la force, de faire respecter les bons jugements ou d’empêcher le respect des mauvais jugements. Chacun a intérêt à la paix civile ; chacun a intérêt à la justice ; chacun sait choisir pour soi-même quand l’une vaut mieux que l’autre.

 Francois-Rene RIDEAU, le 11 juillet 2002

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Echange ou exploitation ?



 

 Rêve et réalité

Qualifier les échanges capitalistes de « volontaires » ne nous aide pas dans les débats avec nos adversaires.

Car il est vrai que je  *ne veux pas*  travailler pour 1.000 euros par mois, le salaire que je veux vraiment est 10.000 euros par mois.  Je  *ne veux pas*  aller à l’hôpital,  je veux être toujours en bonne santé.

Les échanges capitalistes ne sont pas volontaires.

Mais ils sont libres.

On ne peut estimer juste pour soi ce que l’on estime injuste pour les autres 

lauraIl faut un effort d’abstraction pour accepter d’abord la réciprocité – si je peux exiger et obtenir le salaire que je souhaite, mon boulanger peut-il exiger en retour et obtenir le prix du pain à la tête du client ?

Et ensuite comprendre la différence entre un échange libre et un échange contraint.

Elle est à repérer dans la relation entre les parties.

Si je suis obligé de prendre un emploi, est-ce l’entreprise de qui je le sollicite qui me place dans cette situation, ou est-elle au contraire ma planche de salut dans un environnement économique qui nous est commun ?

Si je suis malade, est-ce la direction de l’hôpital qui a répandu des germes pour augmenter sa clientèle, ou suis-je victime d’une maladie qui n’épargnerait pas non plus le personnel soignant, mais auquel, entre temps, je suis bien content de me confier ?  

Lorsque les hommes de l’État dirigent l’économie, ils sont à la fois coupables du chômage, dont ils se préservent, et dispensateurs de l’emploi.

Nous ne sommes donc pas libres devant eux.

Mais je suis parfaitement libre devant Nike, même lorsque Nike est le seul employeur de mon village indonésien, parce que Nike n’y a pas causé la pauvreté.

Nike vient au contraire offrir, au moins à quelques personnes, la possibilité d’améliorer leur condition.

Comme l’hôpital, Nike prend avantage d’une situation dont les gens ne veulent pas, mais dont Nike n’est pas plus responsable que le dépanneur n’est de la panne, et les sauveteurs du naufrage.  

Pour reconnaître si nous sommes libres, il faut identifier ce qui nous contraint

J’ai le choix entre donner ma bourse et perdre la vie, mais ce choix n’est pas libre puisque les deux termes sont signifiés par le même individu (le voleur).

Mais c’est bien un libre choix que de mourir de faim ou travailler pour Nike, si Nike n’est pas responsable de la disette et n’a pas les moyens de remplir mon assiette autrement qu’en m’offrant un emploi.

Nous sommes libres par rapport à toute personne qui ne nous contraint pas.

Il faut ensuite, comme tous les penseurs libéraux nous y invitent, distinguer la liberté de la capacité.

Je suis parfaitement libre de vivre jusqu’à 130 ans et d’acheter une Bentley, personne ne l’interdit, mais en-ai je la capacité?

Réclamer cette capacité revient à faire une pétition contre la nature, c’est le travail de la science et de la technique que d’y répondre, ou imposer ma volonté aux autres humains, ce qui est le but de toute action politique.  

Christian MICHEL, le 1er août 2003

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