La contrainte des corps


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La notion de service obligatoire liée au fameux engagement « citoyen » nous ramène aux heures les plus sombres de la Révolution française.  Ce nouvel esclavage a justifié l’insurrection Vendéenne et généré dans les esprits pervers des Jacobins le premier projet génocidaire, rien moins que cela !

La notion même de service « citoyen » ne recouvre pas la seule corvée valorisée comme intégration au corps social, mais aussi un projet complémentaire d’endoctrinement renforçant  l’œuvre de l’enseignement obligatoire et de la propagande par médias subventionnés, il s’agit donc là d’un sévice public par excellence  dont l’externalité est l’auto-contrôle et la censure de celui qui ne s’autorise plus à penser. 

Mieux, la constitution d’un corps social grégaire suppose qu’il soit fourni à l’individu (réduit à n’être défini que dans sa sujétion à l’État c’est-à-dire comme citoyen) non seulement un dépassement  par la soumission à une idéologie qui le transcende, mais aussi le paiement d’une dette par le corps et l’esprit à ceux qui incarnent la collectivité publique.

Car comme il nous l’est seriné, laissés à nous-mêmes nous sommes de misérables individualistes. Nous devons donc rendre grâce à nos seigneurs pour la protection qu’ils nous assurent face à la guerre, la fin, la maladie, le racisme, le réchauffement climatique.

Voila notre dette. Car tout ce qui nous protège résulte d’une construction qui nous est extérieure et qu’il serait dangereux de chercher à comprendre. C’est par la dissolution dans l’obligation sociale que nous émergeons de notre condition. Toujours selon ceux à qui nous devrions notre transcendance, mieux notre citoyenneté.

Ainsi dès l’école élémentaire, l’entrée dans les dispositifs de servage se met en place au cours d’un parcours citoyen (https://www.education.gouv.fr/le-parcours-citoyen-5993) dont la vocation est l’acceptation du servage  sous forme d’une éducation aux médias et à l’information afin de poser les œillères « anticomplotistes », puis de transmettre par véritables imprégnation une culture du «développement durable », de lutte contre toutes les formes de discriminations dont les LGBT++phobies. Ceci se réalise en lieu avec le programme dit d’éducation morale et civique et est consacré par un rituel avec remise du « livret de citoyenneté ».

Le refus d’adhésion à la corvée par objection  de conscience a toujours donné lieu à des peines alourdies voire une répression féroce pour celui qui est présenté comme traître au corps social. Cela a pu aller jusqu’à l’extermination physique des Chouans, l’emprisonnement pour insoumission, la désignation à la vindicte sociale comme c’est le cas actuellement pour ceux qui refusent la sujétion d’inoculation qui est une autre forme de servage par le corps.

Greta Thunberg, égérie de la prise de conscience citoyenne, Jeanne d’Arc du service national universel voulu par Macron, s’engage d’ailleurs dans la lutte contre l’inégalité vaccinale à laquelle les volontaires civiques doivent répondre. Elle verse 100 000 € au système Covax pour « un accès équitable (mot piégé) aux vaccins des personnes les plus à risques ».

On ne s’étonnera pas que l’encouragement au service civil ait pu passer dernièrement par l’enrôlement dans des « centres de vaccination » particulièrement en Autriche où la participation à l’expérimentation est obligatoire.

D’ailleurs service civil et inoculations répondent aux mêmes mots d’ordres : la lutte contre l’individualisme, la haine de l’individu décitoyennisé, devenu sous-citoyen à emmerder pour le punir de vouloir exercer sa liberté individuelle de ne pas aller, de ne pas faire là où les hommes de l’État lui indiquent où aller et où faire au moyen de la pression sociale des adeptes de la religion citoyenne.

Sous la Terreur jacobine, il aurait été dit que le ci-devant sous-citoyen retombait dans la superstition et la docilité. On dit aujourd’hui que le ci-devant sous-citoyen se coupe des liens sociaux, s’adonne à ses vices privés et tombe dans le complotisme.

Car non-encadré, l’individu exerce sa liberté de penser et réalise ses propres choix sans sacrifier à la religion commune de la République et de la citoyenneté. Non-encadré car il fuit les liens qu’il aurait dû librement accepter, l’individu qui échappe au conditionnement social est psychiatrisé, car n’en doutons pas les  complotistes fichés et suivis sont passibles désormais de rééducation voire d’enfermement.

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