Projet de domestication des Français par le Sénat


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La fiction totalitaire en projet

Le principe de la novlangue propre à l’uchronie décrite par Orwell dans « 1984 » consiste à donner un nouveau sens aux mots afin d’éliminer toute pensée dissidente. L’exemple type consiste à inverser les notions de liberté (terme positif) et de servitude (connotation négative) afin d’appeler liberté la servitude imposée par les gouvernants.

Dans cette fiction totalitaire, l’homme de 1984 est domestiqué, la propagande le dit « libéré » du poids de sa responsabilité. Sous le titre « crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés », le Sénat émet un rapport répondant aux concepts de novlangue en précisant en quoi la crise du COVID permet de domestiquer les Français.

Ce rapport (http://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-6738.html) a été commis par Véronique Guillotin (Socialistes et Radicaux), Christine Lavarde (Les Républicains) et René Paul Savary (Les Républicains).

La pandémie Covid-19 ouvre à des possibilités de contrôle social

Le rapport s’ouvre sur cette déclaration dont mentions en gras originales : «On le voit : les perspectives ouvertes aux technologies numériques sont immenses, et la crise du Covid-19 n’a donné qu’un avant-goût des multiples cas d’usages possibles, à court, moyen ou long terme. Alors que la pandémie de Covid-19 n’est pas terminée, et qu’il est probable que celle-ci ne soit ni la dernière, ni la plus forte, il serait irresponsable de ne pas se saisir de telles possibilités ».

Certes, les technologies numériques permettent le meilleur avec le saut vers les intelligences artificielles élargissant le champ des possibles ; mais aussi le pire avec la mise en place d’une dictature basée sur une surveillance générale.

Or ce rapport présente les possibilités du pire comme une opportunité née de la crise sanitaire. Comme si cette crise ouvrant à la mise en place d’une société du tout-État dans laquelle nous serions tous soumis à une surveillance représente une OPPORTUNITé. De là à penser que l’opportunité est trop belle pour être le fruit du hasard …

Des moyens de contrôle inégalés dans l’histoire

Que propose concrètement ce rapport ? « De contrôler précisément le respect des mesures sanitaires, à un niveau individuel et en temps réel ». Ce qui permettrait de faire en sorte que « les restrictions pourraient (puissent) être ciblées sur un faible nombre de personnes ».

Nous avons bien compris que ces restrictions seraient dirigées contre les réfractaires à la domestication issues de mesures publiques imposées. Chacun des réfractaires serait alors identifié et objet de discriminations systématisées de façon plus efficace que par un simple pass-sanitaire.

Il est d’ailleurs précisé dans ce rapport que « le contrôle du respect des règles (…) implique de croiser trois types de données : données d’identification, données médicales, et données de localisation (des plus intrusives, avec le tracking GPS, aux plus légères et occasionnelles, avec l’accès conditionnel à certains lieux, en passant par les donnés de localisation relative avec le contact tracing ».

De telles mesures de tracking permettent donc d’ores et déjà d’identifier chacun d’entre nous en fonction pour l’instant de notre acceptation d’une vaccination à généraliser. Mais le rapport précise encore que « L’utilité des outils numériques dans la gestion de crise dépasse le seul domaine sanitaire ». Il est donc question d’un marquage de type bétail pour un contrôle généralisé aux fins d’une domestication à laquelle nul ne saurait échapper. Il est évidemment précisé que cela sera pratiqué pour nous protéger contre des risques, nous informer individuellement en identifiant notre présence sur des zones dangereuses avec pour modèle « Le Safety Check de Facebook ».

Informer et inciter le bétail

L’utilisation de notre traçage est ensuite précisée :

1. Information et incitation, avec mention du Safety check de Facebook, or nous savons bien comment Facebook nous (dés)informe et nous flique pour nous interdire l’expression d’informations libres en affichant des bandeaux sur nos interventions.

Cibler les brebis galeuses

2. Assistance. Avec cette fois une utilisation des intelligences artificielles au bénéfice d’un « ciblage extrêmement fin. Par exemple en exploitant des données génétiques (…) en exploitant des données des objets connectés (…) en exploitant des données de mobilité « . Le meilleur est certes envisageables par de tels moyens et sur la base d’un volontariat afin d’identifier d’éventuels porteurs de maladies génétiques et de déterminer les meilleures thérapies adaptées individuellement. Mais s’agit-il vraiment de cela dans un rapport sénatorial visant à introduire non le volontariat (pas besoin de lois), mais l’obligation légale ? Laquelle s’imposerait non seulement aux Français mais aussi aux intervenants privés fournisseurs d’objets connectés devenant objets de surveillance généralisée.

Le contrôle social totalitaire

3. Contrainte et contrôle. Le pass sanitaire est bien présenté comme un outil contraignant mais ni plus ni moins que le permis de conduire. C’est non sur la simple contrainte mais sur le contrôle et sa punition qu’il est question d’insister, avec des illustrations précises : « Début 2021, la presse a rapporté le cas d’un boîtier connecté, porté autour du cou, qui sonnerait (avec un son de 85 décibels) en cas de non-respect des règles de distanciation par les salariés d’une entreprise37(*). L’initiative a été dénoncée comme anxiogène et inacceptable. Techniquement, toutefois, nul besoin d’un boitier autour du cou : un smartphone peut faire la même chose avec son Bluetooth, et un son de 100 décibels. »

Un smartphone obligatoire donc permettant de moucharder son utilisateur auprès des services de l’État pour non-conformité, un peu comme ces colliers de vache qui sonnent lorsque celles-ci s’éloignent du troupeau et les dissuadent par réflexe conditionné de tels comportements ! Pire que les clôtures électrifiées. Voila une des idées que les sénateurs soumettent à leur troupeau.

D’autres exemples appellent à réflexion de nos « propriétaires » : «  En Asie, le contrôle social a pris des formes beaucoup moins anecdotiques : en Corée du Sud, les habitants positifs d’un quartier pouvaient être géolocalisés sur une carte accessible à tous, et en Chine, on a vu d’honnêtes citoyens prendre eux-mêmes en charge la « police sanitaire » de leur immeuble. »

Le terme d’honnêtes citoyens n’est pas mis entre guillemets contrairement à celui de police sanitaire ! Incroyable et pourtant vérifiable. Notre géolocalisation par d’honnêtes délateurs permettrait à ces honnêtes délateurs de nous sanctionner ou nous faire sanctionner comme déviants.

« Plus généralement, le système du crédit social (cf. supra), s’il n’implique que rarement des sanctions effectives, se rattache à cette logique de contrôle social. » Précisons ici que le système de crédit social chinois consiste en un capital de points accordé par l’État qui sera augmenté au profit des honnêtes délateurs et retiré aux déviants selon une logique de châtiments et de récompenses.

Ce système suppose le traçage de chaque individu dans l’ensemble de ses comportements, comme le font aussi Facebook et Twitter qui bannissent les « mauvais comportements » et éliminent les déviants de leurs réseaux tout en encourageant les signalements. La mise en place d’un tel système permet dans un pays la ruine et la totale exclusion de tout dissident.

Les sénateurs en ont bien conscience : « Enfin, dans les situations de crise les plus extrêmes, les outils numériques pourraient permettre d’exercer un contrôle effectif, exhaustif et en temps réel du respect des restrictions par la population, assorti le cas échéant de sanctions dissuasives, et fondé sur une exploitation des données personnelles encore plus dérogatoire. Ces outils sont les plus efficaces, mais aussi les plus attentatoires aux libertés – mais une fois de plus, il serait irresponsable de ne pas au moins les envisager, ne serait-ce que pour se convaincre de tout faire en amont pour ne pas en arriver là. »

Le recours à de tels outils n’est donc pas condamné, le refus l’est puisque les écarter « serait irresponsable ». VOILà DONC OÙ NOUS EN SOMMES DANS CE PAYS !

Et voici les usages qui en sont proposés et illustrés dans un contexte sanitaire, mais rappelons-nous que ces mesures sont considérées comme pouvant être appliquées au-delà de ce contexte dans une perspective de contrôle social. Il est donc question d’envisager le contrôle des déplacements (dont bracelet électronique pour tous, détection de la plaque d’immatriculation par les radars), contrôle des fréquentations, contrôle des transactions. Ceci est inscrit dans le rapport.

Bétail de seconde zone

4. Assurance : « le numérique pourrait permettre d’internaliser une fraction du coût collectif correspondant au comportement de chaque individu ou de chaque groupe de personnes. Appliqué au confinement, le raisonnement serait le suivant : chaque sortie de mon domicile comporte un risque, non seulement pour moi-même mais aussi pour le système de santé dans son ensemble. Si je préfère malgré tout disposer de ma liberté d’aller et venir, et que je sors effectivement de chez moi, il est légitime que j’assume en contrepartie une fraction du surcoût payé par la société du fait de l’épidémie, par exemple sous la forme d’une petite hausse de mes cotisations sociales si le nombre ou la durée de mes sorties excède un certain seuil. »

Ceci rappelle la déclaration scandaleuse de Jean-Christophe Lagarde quant à des discriminations en termes de sécurité sociale envers les non-vaccinés en cas de contamination.

réveillez-vous !

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