Manifestons nos inégalités


La passion d’égalité est un fléau, et certainement le pire fléau de nos sociétés dites développées.  Un immondice dont sont gavés des générations de gamins lobotomisés par les médias, l’éducation « nationale » et des associations de parasites largement subventionnés.

C’est au nom de cette passion écœurante, sous couvert de bons sentiments sirupeux, que des groupes militants gauchistes détruisent notre humanité comme le communisme au nom d’une haine sociale a exterminé 150 millions d’individus et continue encore son œuvre de mort.

C’est par cette même passion qu’ils veulent gommer tout particularisme individuel, tout rechercher de promotion, d’amélioration et en appellent à l’avènement de l’homme moyen vers lequel ils veulent nous tirer en éliminant tout ce qui dépasse.

Nous réaliserions l’homme en gommant nos différences parce que ces différences ne font pas l’homme chez les passionnés d’égalité, parce qu’ils voient ces différences et qu’elles les dérangent.

Ils veulent mélanger pour indifférencier, nous empêcher de vouloir l’homme singulier en faisant de la culture d’une différence une discrimination. Choisir est une discrimination et c’est donc le choix même qui les dérange puisque désormais on ne saurait discriminer et donc se cultiver en tant qu’homme particulier avec ses choix sociétaux et culturels tout en affirmant que tout ne se vaut pas.

citation-max-stirner-30436 (2)Dès 1844, Max Stirner sentait dans l’air du temps ce fléau de l’indifférentialisme. Il déclara alors l’homme comme Unique et chaque homme comme différent. La négation de l’homme c’est de le vouloir concept et modèle, de le modeler en fonction d’objectifs politiques.

Max Stirner crache à la gueule de tous ceux que nos différences dérangent y compris et surtout peut être de ces antiracistes adeptes d’un métissage gommant l’homme dans un prototype étatiquement normé, contraint par des lois de bien-pensance. Être plus que cet homme normé égalisé, c’est vouloir être un autre homme, un homme plus élevé parce qu’unique et possèdant la conscience de son unicité.

Relisons donc Max Stirner dans l’Unique et sa propriété :

« Dans une œuvre vous me voyez le plus complètement possible et dans l’autre seulement mon habilité ? Et inversement n’est ce pas moi que mon action exprime ? Et n’est-il  pas plus égoïste de se présenter au monde dans une œuvre, de s’élaborer et façonner que rester effacé derrière son travail ?

Tu déclares bien sûr, que tu manifestes l’homme, mais l’homme que tu manifestes c’est toi. Mais répondras-tu, l’homme que je manifeste est tout autre, il est plus digne, plus élevé, plus grand, bref plus homme que tel Autre.  Je veux bien admettre que tu accomplis l’humainement possible et réussis ce qu’aucun Autre ne réussit. En quoi consiste ta grandeur ? Précisément en cela que tu es plus que d’autres hommes, plus que les hommes ne sont en général, plus que les hommes habituels, précisément donc dans ta supériorité sur l’homme. Tu ne te distingues pas d’Autres en ce que tu es homme, mais en ce que tu es homme unique. Certes tu montres par là ce qu’un homme peut accomplir, mais ce n’est pas parce que toi, un homme l’accomplis, que d’Autres – aussi des hommes – peuvent l’accomplir pour autant : tu ne l’as fait qu’en tant qu’homme unique et tu t’y montres unique. »

 

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