Vérités officielles contre information libre


 

Aux pieds les médias !

Les médias : journaux, télévision, cinéma, façonnent notre perception de la réalité.

stalin_poster

L’information officielle sur le Petit Père des Peuples, toute autre vision menait au goulag

Les États, à un degré plus ou moins important selon leur régime, ont donc eu le souci de contrôler les médias. Tâche qui fut le plus souvent menée avec succès du fait du lien entretenu entre le pouvoir et la presse.

 

Ainsi être Russe en URSS c’était croire que la production nationale ne cessait de battre des records alors que le monde capitaliste sombrait dans une crise finale marquée par de terribles violences et une famine généralisée. C’était regarder le film « Les raisins de la colère » en pensant que les ouvriers et les paysans subissaient les pires des injustices, croire que les prolétaires trouvaient en URSS leur paradis sur terre.

Toute autre information était fausse et il n’existait pas de droit à propager des rumeurs de vérités, ceux qui l’ont payé de leur vie en témoignent.

Les guerres étatiques de l’information

La guerre froide et le progrès technologique avec la possibilité de diffuser des émissions radiophoniques de l’étranger a remis en cause l’hégémonie informationnelle des États sur leur population.

Le développement de Radio Free Europe après la Seconde Guerre Mondiale est vécu par le bloc de l’Est comme une agression. Il y est prohibé d’écouter cette radio sous peine de prison  et d’importants moyens sont développés afin de brouiller les émetteurs et de débusquer toute dissidence. Pour les pays communistes la Vrai Information vient des agences officielles, celle de Radio Free Europe est une fausse information.

La censure communiste ne permet pas de confronter des visions de la réalité, d’entrer dans un débat entre idéologies différentes mais seulement de dire ce qui est labellisé vrai et donc autorisé, ce qui est labellisé faux est donc interdit. L’interdiction suppose bien sanction de l’information, et de l’informateur, mais aussi de celui qui s’informe.

Les vérités étatiques ont cependant souffert des développements technologiques. Les ondes ont tué la croyance dans le communisme alors que les Russes réalisaient que les Occidents vivaient mieux qu’eux. 

Comment tenir une population qui ne croit plus en des vérités officielles ?

Le défi des informations non étatiquement filtrées

Avec le développement de l’Internet et surtout des réseaux sociaux, les médias autorisés ont perdu le monopole de l’information.

Ces médias autorisés, qui se prétendent contre-pouvoir, ne supportent pas leur remise en cause. Ils peuvent compter sur le soutien des pouvoirs en place puisque le poids de la censure puis de l’auto-censure, enfin du politique correct qui en est une des formes, fait d’eux un outil de conservation et d’étaiement du système.

Certes certains journalistes, réalisateurs se présentent comme des « rebelles » mais leur rébellion va toujours dans le sens du renforcement du pouvoir étatique et de la mise sous contrôle des libertés individuelles. Dans ce sens ils ne sont rebelles que par la volonté médiatique et étatique de les présenter ainsi.   

S’ils lèvent le masque justement c’est dans le sens où ils s’opposent à la concurrence que leur impose désormais des pourvoyeurs d’informations non professionnels, ceux qui s’expriment sur Youtube, facebook, tweeter, instagram et ailleurs et qui réussissent à passer des messages qui ne seraient jamais sortis dans des médias traditionnels.

Journalistes, éditorialistes, réalisateurs, classe parlante en général, qu’elle se présente comme la voix de son maître ou celle des contestataires, s’exprime afin de dénoncer le complotisme des « journalistes amateurs» ou de voir des complots elle-même dans la reprise de « fausses rumeurs » ou d’idées dites « nauséabondes ».

Donald Trump face  à l’hystérie des médias officiels

Le meilleur exemple que nous pouvons donner de l’inféodation des journalistes mainstream peut se lire à travers leur analyse de la victoire du président Donald Trump aux USA.

Hillary Clinton représente le système étatique établi et les élites de l’État-Providence dans toutes ses dérives socialisantes qu’il est de bon ton de considérer comme politiquement correct. Donald Trump est politiquement incorrect et doute de toutes les assurances médiatiquement validées.

L’ensemble des médias va donc taire les gravissimes affaires dans lesquelles sont empêtrés les Clinton ainsi que la vague de morts suspectes concernant toute personne pouvant les mettre en cause. Par contre tout ce qui concerne Donald Trump sera inventé, déformé, amplifié donnant lieu à de véritables « fake news » étatiques et scandales dans des verres d’eau.

Pourtant Trump a gagné et Clinton a perdu !

C’est la faute du peuple qui s’exprime sur les réseaux sociaux, exprime ouvertement son scepticisme vis-à-vis de l’information officielle et fait douter. Ce peuple qui regarde moins la télévision et préfère youtube, qui ne lit plus une presse qui ne survit désormais que grâce aux subventions publiques.

Si le peuple lisait L’Humanité, Libération, Télérama, l’Obs, surtout Le Monde et même quelques fois Le Figaro, il ne remettrait pas en cause les élites à promouvoir. S’il regardait gentiment Canal Plus et les autres chaînes publiques ou privées, pas de problème non plus, et ceci ne vaut pas que pour la France : avoir une carte de presse c’est une garantie de bien-pensance.

Mais le peuple veut penser et écrire maintenant et l’État est en train de perdre son monopole de l’information.

Les formes de la guerre contre l’information indépendante

Une guerre est donc menée et la réaction de l’État est la suivante :

  • Continuer voire augmenter les aides à la presse officielle et à certains médias du net inféodés ;
  • Développer la presse officielle sur le net et alimenter les commentaires officiels-officieux sur les réseaux sociaux ;
  • Former, notamment à l’école, sur la bonne utilisation des réseaux d’information et la distinction entre une information « fiable » et une information « complotiste » ;
  • Mettre en place des moteurs de détection des « sites non fiables » selon le critère étatiquement conforme, comme le fait notamment Le Monde avec le Décodex qui considère par exemple que le site de Contrepoints, de Contribuables associés, celui de Russia today ou de Fox news ont délivré de fausses informations …

Cela c’est pour agir sur un terrain qui nous fait la poche (subvention) et qui conditionne les esprits.

Mais comme ce ne sera certainement pas suffisant, un appel est lancé aux propriétaires des réseaux sociaux afin de leur demander de censurer eux-mêmes, ce qu’ils font d’ailleurs quelquefois notamment sur Facebook sous la direction du politiquement correct Mark Zuckerberg.

Ainsi Christiane Taubira accuse les utilisateurs des réseaux sociaux d’avoir exprimé leurs idées et leurs  soutiens à  Donald Trump décomplexant un vote politiquement incorrect. Cette parole non officielle est pour elle une « désinformation méthodique ».

Il aurait donc fallu ne pas laisser passer de telles informations. « Les responsables de ces réseaux doivent être responsabilisés, ils ont une responsabilité » , dit-elle sur une émission que personne n’écoute. Elle ajoute que « cet espace virtuel ne peut pas être complètement hors de toute règle , de tout principe, de toute éthique » . En clair, elle appelle à une épuration des réseaux lorsque les informations émises sont non étatiquement, cela sous peine de poursuites pénales des hébergeurs.

Même tonalité chez l’inaudible Benoît Hamon qui entend faire jouer une coresponsabilité des hébergeurs.  

On comprend bien que menacer les hébergeurs est un argument de poids pour faire taire l’information populaire, un argument fondé sur beaucoup de mauvaise foi d’ailleurs car on retrouve pas mal de conneries étatiques sur les réseaux sociaux puisque les militants de tous poils et notamment ceux subventionnés se répandent tout aussi bien pour y exprimer leurs envies de meurtre contre le président américain légitimement élu. Mais cela n’est pas reproché aux hébergeurs même si la fondation Clinton n’est pas très loin.

De toute façon la technologie n’a pas de frontières et les informations libres trouvent toujours leur havre, à Seeland ou ailleurs. L’hébergeur qui censurera marquera là la mort de son réseau face à une concurrence qui se développe.

Il reste alors l’arme du contrôle complet de l’information, celle qui consiste à débusquer l’internaute et à lui faire payer sa fréquentation de certains sites d’informations « complotistes » ou sa publication, ses commentaires.

Cela c’est possible, un test est d’ailleurs lancé grandeur nature au nom du délit d’entrave à l’IVG.

L’opinion sur l’IVG n’est pas le problème, non le problème c’est d’affirmer « la liberté d’expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits » comme l’a fait Laurence Rossignol en faisant passer une loi pénalisant ce qu’elle qualifie de sites de  « désinformation ».

On commence par l’IVG et comme personne ne dit rien, on continue.

La réponse de l’État à la fin du monopole informationnel serait donc la mort de la liberté d’expression dans le sens où cette liberté échappe à ses médias.

Mais sauf à créer une législation mondiale portée par une structure internationale, on ne pourra pas faire taire les réseaux d’information.  

réseaux sociax a

Publicités
Cet article, publié dans Institutions de la liberté, Manipulation, Uncategorized, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s