La vie de château ça se mérite !


Foin d’égalitarisme ou de méritocratie, il est des traditions en France qui se respectent pour faire partie de notre histoire.

C’est au nom de ces traditions qu’il faut admettre des principes.

Parmi ceux-ci, celui qui veut que d’aucuns soient naturellement amenés à s’asseoir à la table des décideurs économiques et politiques, qu’ils aient prérogative de faire respecter  des règles relevant de nos acquis.

La remise en cause de telles prérogatives se paie, et cher, malheur à ceux qui entendraient ne pas les respecter.

On devrait donc s’agenouiller devant de telles traditions si bien établies et saluer les signes du pouvoir que détiennent les représentants des forces vives de la nation travailleuse. Cette noblesse, du simple fait qu’elle se soit donnée la peine de vouloir nous représenter, mérite ses privilèges et notamment le droit de mener la vie de château sur ses terres et possessions pour y inviter des troubadours lors de fêtes à étourdir le bon peuple.

Les châteaux, c’est le rêve de tout parvenu. Malheureusement l’esprit d’égalité suscite la jalousie du pauvre français face à ce rêve inaccessible qui ne prend corps que chez nos seigneurs.

Ce sont donc de ces jaloux et mesquins qu’est venu le scandale et la mise en accusation du Duc pour le crime de savoir vivre et de protéger ses gens des abus des bourgeois. Qui t’a fait trou, Duc, demandent ceux qui supportent difficilement sa loi ? Impertinence vulgaire du manant comme si l’on pouvait remettre en cause le génie français et son modèle social !

Le Duc serait bien au-delà des critiques s’il n’y avait un traître dans son entourage qui ose alimenter la jalousie du traîne-savate.

Quoi, Monsieur le Duc se fait payer un luxueux logis dans la capitale au frais de sa cour ? Il y réalise de coûteux travaux et se paie d’un parachute doré dont le principe semblait le dégoûter ?

Mais serait-on encore digne d’être grand seigneur si l’on avait à se justifier ?

Après tout nous manant n’avons qu’un droit, celui de payer directement ou indirectement dans les 145 millions d’euros pour sa Seigneurie CGT. C’est le rapport sur le financement des syndicats par le conseiller d’État Raphaël Hadas-Lebel qui le dit.

N’y voyons pas sujet à querelle, à tout Seigneur tout honneur, c’est d’ailleurs là le modeste prix de ce modèle social français du parasi (oups) paritarisme que le monde entier nous envie.

Condamnons donc le mauvais esprit de certains à l’égard de ceux qui ont réussi et qui se manifeste notamment pas cette vidéo qui tient du lèse-majesté :

  

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