La solidarité, la vraie


saintmartinLa grandeur d’un homme se mesure à la façon dont il traite les plus faibles

Ainsi,   non seulement je refuse de compter parmi mes amis des individus durs aux faibles   et serviles aux puissants, mais j’ai tendance à me rapprocher de ceux que je   juge injustement défavorisés, que ce soit par le sort ou par la situation qui   leur a été faite.

La vertu du facultatif

Si   tous adoptaient cette même inclination notre monde serait peut-être plus juste,   mais si je voulais faire de ce que je considère comme vertu une obligation alors   je retirerais toute vertu à ce précepte de vie. Et cela car je laisserai à d’autres   le soin de me faire contribuer à réparer ce qu’eux jugent être injuste sans   que je n’ai aucune responsabilité dans ces situations considérées comme injustes.   Je deviendrai alors passif, incapable de choix moraux personnels car on m’aurait   dispensé de cette peine au nom de la solidarité obligatoire.

Or la solidarité  obligatoire n’a pas créé un monde plus juste : non seulement elle a brisé les   liens entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent, mais elle a créé des droits   perpétuels au lieu de reconnaissance ponctuelle, tout en substituant l’assistanat   qui exclut au coup de pouce qui permet de s’en sortir.

Solidarité obligatoire = indifférence généralisée

La   solidarité obligatoire est donc une insulte à la vraie solidarité du cœur.

Pire,   cette solidarité à laquelle nul ne saurait se soustraire consiste aussi à être   « solidaire » envers ceux que l’on juge ne pas être méritants, alors que seule   une solidarité véritable nous permet d’épauler ceux qui ont perdu la ressource  de réclamer.

En   ce sens il est impropre de continuer à parler de solidarité pour faire référence   aux politiques développées par l’État-Providence en matière d’exclusion. Ce pompier pyromane de la misère, à vouloir justifier son rôle à partir de l’injustice   des  » lois économiques « , a institué un racket déresponsabilisant les assistés   et asséchant les générosités.

En effet il faut être libéral pour ne pas croire  que l’importance du racket que nous subissons serait capable de soulager les   véritables misères, pour les autres ce racket est un alibi de leur  » solidarité    » les dispensant de toute générosité personnelle. Pour ces autres l’échec de   la « solidarité obligatoire » ne fait que prouver que le racket ne s’est pas encore   assez étendu, qu’on ne prend pas encore suffisamment aux autres, c’est-à-dire   à ceux qui s’enrichissent par leur travail plutôt que par leurs droits acquis.   Ces autres là n’ont pas compris que la solidarité ne découle pas d’un arbitraire,   qu’elle est volontaire et que nul ne saurait user du beau mot de solidarité   pour évoquer une contribution obligatoire.

Parler   de « journée de solidarité » pour faire référence au retour de la corvée en faveur   du financement de la Sécu est odieux, parler de solidarité pour évoquer la prestation   d’un service sous l’empire d’un service public qui profite indifféremment à   tous est un non-sens, enfin parler de solidarité pour le remboursement d’une  IVG (quoi que l’on puisse en penser, la question n’est pas là) alors même que des solidaires contraints en rejettent la pratique comme   non-conforme à leur éthique montre que cette société est très malade.

Xavier Collet

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