De la réalité du pouvoir politique en France


Philippe Muray

 « Quand l’ordre établi est celui de la contestation générale et institutionnelle, toute véritable tentative de remise en question de ce pouvoir est inévitablement « réactionnaire », selon ses défenseurs, ses « actionnaires », pour reprendre Philippe Muray. » in American Blackbox.

Une seule phrase de Maurice Dantec qui résume le logiciel de fonctionnement de la société française contemporaine.

Les naïfs pensent encore que l’ordre est établi par le gouvernement, que les échéances présidentielles et législatives permettent de sanctionner le pouvoir et de jouer l’alternance à coup de changements de majorité. Les naïfs sont entretenus dans ce système de pensée par les véritables détenteurs du pouvoir.

Qui sont ces détenteurs du pouvoir qui restent quand les gouvernements passent ? En quoi sont-ils actionnaires de notre société ? Comment en sommes nous arrivés là et comment en sortir ?

Les deux premières réponses sont accessibles à chacun d’entre nous, elles émergent comme des pensées coupables que nous préférons taire le plus souvent afin d’éviter d’avoir des ennuis ou parce que nous ne pouvons nous convaincre d’avoir raison contre eux.

Les véritables détenteurs du pouvoir sont ceux qui nous parlent dans nos rapports avec les autorités de proximité : l’employée de mairie forcément débordée, l’instit en grève, le contrôleur SNCF qui dénonce l’abandon du fret, la guichetière des ASSEDIC qui tonne contre les patrons voyous …, ce sont eux qui expliquent la politique maison, qui interprètent les paroles des dirigeants officiels. Ils sont reconnaissables en leur capacité de dire ce qu’il convient de penser et de sanctionner les déviants étiquetés comme ces « réactionnaire » remettant en cause leurs prérogatives d’actionnaires.

Nous avons pris les vrais détenteurs du pouvoir comme nos interfaces avec le pouvoir formel et nous avons été invités à placer en eux notre confiance. Nous ne nous apercevons même plus du ridicule des messages qu’ils nous transmettent, de leurs impressions, toujours les mêmes, intégrées par effet de répétition.
Des réflexions contraires à celles qui devraient prévaloir dans une démocratie autoritaire comme on nous l’inculque, puisque si Sarkozy est un dangereux droitiste comment s’expliquer qu’il ait permis qu’il soit naturel d’avoir cette image de lui ? Voila bien un étrange phénomène qui démontre que le pouvoir officiel ne règne pas. Non pas qu’il soit à déplorer l’absence d’un pouvoir officiel fort, mais davantage qu’il soit à craindre un ordre établi totalitaire car capable de nous conditionner.

Le vrai pouvoir est dans la rue

Ce conditionnement implique la capacité de tenir des propos aux masses frappé du sceau de la crédibilité que sanctionnent les censeurs des media, de l’intelligentsia de base ou de sommet. Corporation allant du petit prof au sociologue des émissions télévisées passé au crible du concours ou du syndicat des journalistes. Nous n’avons pas en France de presse crédible qui puisse faire contrepoids à l’ordre établi, pas de structures associatives remettant en cause cette pesanteur insupportable, nous ne pouvons espérer prospérer dans la résistance car remettre en cause les actionnaires de l’ordre de la contestation  c’est commettre le crime de lèse-majesté par excellence et se condamner à une mort civile.

Cet état de fait ne s’est pas seulement mis en place en France, des tentatives ont été menées dans l’ensemble des pays développés surtout après la seconde guerre mondiale. En France les communistes feront plusieurs entrées au gouvernement, des postes de responsabilité dans les ministères, les entreprises publiques vont passer sous contrôle des camarades. Le monde des arts est trusté par les compagnons de route, la presse jeunesse est l’occasion d’un bras de fer entre les publications Disney et les éditions Vaillant du parti communiste. Le pouvoir n’est pas encore aux factieux, et quand les communistes en sont exclus, ils se manifestent avec leurs gros sabots faisant en 1947 le pari de grèves insurrectionnelles comme ailleurs  en Italie dans le même contexte politique et à l’Est ou la pénétration des sphères dirigeantes sert de prolégomènes à l’instauration de dictatures communistes.

Aux USA la prise de contrôle insidieuse fait l’objet du Comité des Activités Anti-Américaines, qu’aucun journaliste français ne peut citer aujourd’hui sans rajouter la qualificatif « de sinistre mémoire ». Le sénateur Joseph McCarthy, à l’origine de ce comité, avait dénoncé en 1950 la pénétration de communistes dans la fonction publique et  à l’intérieur des media. La France connaîtra sans discontinuer une mainmise de plus en plus ferme de ce pouvoir occulte dans le secteur public et les ministères.
Elle n’est pas la seule à pâtir de cette stratégie d’entrisme de l’extrême-gauche, mais cette influence se heurte aux USA au spoil system puis à des concours établissant une méritocratie avec l’interdiction de la grève pour les fonctionnaires. Au Royaume-Uni, il faudra toute la détermination de Margaret Thatcher pour casser les reins des syndicats en faisant un exemple de la grève des mineurs de 1984. En Suisse, la politisation de la fonction publique est constatée et donc chaque parti nomme ses juges et ses fonctionnaires.

La conception doctrinale du service public par la gauche fait des fonctionnaires les propriétaires de leur poste et les conduit très logiquement à rechercher une extension de leurs prérogatives. Au-delà du choix de société communiste défendu par les syndicats majoritaires de la fonction publique, il y un business à étendre et un pré carré à défendre. L’opposition farouche au libéralisme avec son culte du service au client, de l’efficacité, de la rentabilité, fédère donc les tenants de l’autorité de proximité.

Ainsi même si le président de la république est présenté comme un défenseur du libéralisme et des réformes, ce qu’il ne revendique même pas, nos relations avec la base de l’exécutif nous confrontent à des fonctionnaires dont le discours est tout autre. Ces fonctionnaires représentent le sommet de l’État, à ce titre sont tenus au devoir de réserve et pourtant, dans leur immense majorité ils vous expliqueront qu’ils manquent de moyens, que les orientations de la réforme mettent en danger des acquis de leur profession et donc menacent la qualité du service rendu. Vous les croirez la plupart du temps car vous avez pu constater les insuffisances des services rendus, vous serez invité à vous montrez solidaire en participerez ainsi à la stratégie d’accroissement des dividendes des actionnaires de l’ordre contestataire établi. Vous n’avez évidemment rien à y gagner, vous n’êtes pas des clients, mais des usagers, au contraire vous avez tout à perdre à participer à ces actions de « solidarité » car  c’est vous paierez un accroissement de l’emprise de l’ordre factieux sur la société.

Une telle tendance peut-elle être combattue ? Qui l’emporte en France entre les gouvernants officiels et les officieux ?

Quand Claude Allègre,le ministre de l’Education Nationale veut dégraisser le mammouth, il se fait virer par le SNES-FSU. Quand Rachida Dati veut fermer des tribunaux surnuméraires, les magistrats se révoltent et finissent par avoir sa peau. Quand Brice Hortefeux dénonce la subversion judiciaire de magistrats, il se fait insulter par les syndicats de magistrat et lâcher par sa collègue de la Justice. Bien sûr vous me direz, le gouvernement aurait gagné son bras de fer contre les syndicats sur la réforme des retraites ? Vraiment ? Cette réforme ne touche pas à l’essentiel qui est le gâteau de la Sécu géré par les syndicats, cette pantomime de façade cache le fait que la seule véritable réforme possible, celle de la capitalisation n’a même pas été évoquée et que la loi Thomas de 1997 permettant de créer des fonds de pension à la française a été enterrée morte-née faute de décrets d’application.

Si ce pouvoir occulte et non démocratique n’est pas remis en cause par les différents gouvernements élus c’est aussi du fait de la pénétration des principes factieux au sein des élites dirigeantes. Tout le monde n’accède pas au pouvoir politique, il faut y être présentable, coopté, posséder des contacts avec ceux qui ont usurpé la représentation de la société civile. En clair la franc-maçonnerie permet des connivences, arrangements, limite les conflits entre les politiques de droite comme de gauche et les dirigeants occultes des centrales syndicales, fondations, associations, collectifs.

Ce sont des politiques qui cherchent à faire monter le FN pour rendre la droite parlementaire inéligible, qui ont créé SOS Racisme, qui ont porté à bout de bras les associations qui vivent de l’exacerbation des passions communautaristes, et dont les budgets et salariés permanent augmentent   au rythme de l’extension des conflits interethniques en France.
Ce sont des courroies de transmission du parti communiste qui lancent le MRAP, véritables censeurs du politiquement correct qui poursuivent un ministre et le traitent de raciste. Ce sont des fonctionnaires enseignants qui développent ces fameuses associations complémentaires de l’éducation nationale qui enseignent à nos enfants la nocivité du capitalisme sur fond de gesticulation pédagogique lourdement subventionnées et de manifestations contre la mondialisation. Ce sont les mêmes qui imposent les programmes scolaires et s’organisent en association pour revendiquer des programmes alternatifs ou boycotter des commissions de programme pas assez serviles. Ce sont leurs amis syndiqués qui virent des Delarue de la télévision, diffusent des fictions de lutte des classes pendant que des grèves sont organisées dans le réel, ce sont eux qui décident des programmes de TV et peu importe que le président de France Télévision soit nommé par le président de la république, il n’a aucun pouvoir.

Ce sont d’autres de leurs amis, fonctionnaires de la misère humaine qui gagnent à chaque placement d’enfant enlevé par l’Aide Sociale à l’Enfance…

Hortefeux est fasciste nous dit le MRAP, les OGM sont dangereux puisque c’est la Confédération Paysanne qui nous l’assène, sans syndicats et sans grève nous n’aurions pas obtenu tous nos acquis durement arrachés au patronat nous apprennent les syndicats, la Sécurité Sociale qui remplie les poches des syndicats serait la seule raison pour laquelle nous ne crevons pas la gueule ouverte par manque de soins. La Poste ne doit pas être abandonnée à la marchandisation comme l’énonce ATTAC. Claude Allègre est un con et le réchauffement de la planète est une réalité n’est-ce-pas Greenpeace ?

Il faudra reconnaître le caractère rétrograde de l’institution familiale pour s’y substituer quand on travaille au planning familial, dire que l’enfant appartient à la république avant tout pour le socialiser en dehors de son cadre familial selon la FOL, ou contre son cadre familial selon les foyers de l’enfance.

Voici ce que décident pour nous les actionnaires de la contestation institutionnalisée dont le fonds de commerce est florissant tellement ils nous ont conditionnés à accepter notre tonte et notre mise sous tutelle.

Cette société qu’ils critiquent c’est eux qui nous l’ont esquintée. Dans cette société l’argent mal acquis est celui qui n’est pas encore tombé dans leur escarcelle. Leur argent ne récompense pas le service rendu mais l’obéissance à leur hiérarchie et la création d’activités pour des services inutiles voire nuisibles. On fait du chiffre sur le malheur des gens pour décrocher des budgets : placements abusifs d’enfants pour créer des emplois d’assistantes sociales, harcèlement d’inspecteurs du travail ou des impôts pour trouver de quoi redresser, scolarisation dès 2 ans pour enrayer les suppressions de postes à l’école, création d’échecs et de conflits parentaux pour les psychologues sur fond du nouveau mal de phobie scolaire. Tout est bon dans ce monde où l’on ne progresse que sur la misère sociale, et s’il n’y en a pas assez on en créé ou on en importe espérant aussi une montée de la délinquance permettant de recruter des éducateurs et de faire marcher des colonies de vacances.

Sur le marché du malheur et du chagrin, les indices ne sont que quantitatifs, aucune erreur n’est assumée car aucune responsabilité n’est encourue, conseils catastrophiques, incitations au suicide, erreurs judiciaires qu’importe il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et les échecs ne peuvent venir que d’un manque de moyens. C’est qu’il faut investir toujours plus dans cette entreprise de démolition morale de notre société.

Nos maîtres se donnent des airs de crève la faim et vivent sur notre dos avec notre consentement. Pour ne pas laisser voir leur hideuse face et leurs crimes, ils désignent des bouc-émissaires. Ils font diversion sur la fortune des Bettencourt et consorts qui ont l’infortune de ne pas l’avoir volé. La belle affaire que celle là, elle permet de ne pas parler de ce qui devrait nous crever les yeux. De ne pas évoquer ces magistrats qui placent vos enfants dans une famille pédophile, suite à un rapport biaisé d’une assistante sociale anciennement terroriste en Italie. De ne pas parler de ce que gagnent ces saigneurs, bien plus riches que ceux d’entre nous qui nourrissent tout le pays de leur activité.

 J’ai tort vraiment ? Heurtez vous à vos vrais maîtres et essayez toujours de pleurer auprès des services du Garde des Sceaux en sortant une carte de l’UMP, vous verrez qui détient le vrai pouvoir. Mais ne le dites pas trop fort car vous seriez des réactionnaires et ce seul crime vous place à la marge et permet à leurs juges de vous embastiller à coup de procès truqués. Car s’ils ont le pouvoir, ce pouvoir est absolu et sans  séparation. Leurs intellectuels disent ce qu’ils convient de penser, leurs associatifs et syndiqués vont harcèlent faute de vous convertir, leurs magistrats trouveront bien quelques crimes de pensée pour vous condamner et les uns connaissent bien les autres. Ces gens là sont le nouveau clergé d’une inquisition contre laquelle le pouvoir temporel est impuissant.

Alors que faire, infiltrer la fonction publique, les associations, les frères, faire de la politique ?

Vous n’iriez pas bien loin sauf à jouer les caméléons, leurs concours se fondent sur des critères idéologiques, leur avancement passe par des commissions mixtes paritaires dominés par les syndicaux, les promotions importantes nécessitent un regard favorable des saigneurs.  On ne saurait infiltrer ce qui est verrouillé ni réformer ce qui ne peut l’être. Il faudra donc utiliser l’arme de la vérité pour dévoiler la véritable face d’un pouvoir conditionnant autant que possible pour ne pas révéler son visage oppressif.

Nous ne serons pas écoutés, certes mais resterons nous bien longtemps paisibles alors que nous nous sommes réveillés à la réalité de notre exploitation ?

Xavier Collet, août 2011

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Un commentaire pour De la réalité du pouvoir politique en France

  1. ARMENANTE dit :

    Mais le plus grand danger qui guette La France n’est pas de viser un but trop élevé et de le rater, mais plutôt de choisir une cible trop modeste et l’atteindre. Il n’y a rien de parfait dans ce monde , seul les intentions des politiques sont parfaites.
    N’ayons pas peur des lendemains . Parce que au fond, ne demandons pas aux autres ce que nous devons faire . La cause des difficultés de La France est le fonctionnement médiocre de la démocratie , La France n’a pas tirer les leçons de la période des lumières il y a + de deux siècles et n’a pas su faire la rupture avec les privilèges.
    L’histoire est souvent un éternel commencement , ou recommencement . Mais on a l’impression avec certains politiques que l’on reprend tout à zéro , le peuple ayant soit la mémoire courte ou pas de mémoire. La France est comme L’aveugle qui tourne en rond, il s’imagine qu’il marche vers son but parce qu’il avance.
    En fait c’est le travail que l’on reproche à certains français=
    – ceux qui travaillent beaucoup commettent beaucoup d’erreurs.
    – ceux qui travaillent moins commettent moins d’erreurs ,
    – ceux qui ne travaillent pas ne commettent pas d’erreurs,
    – ceux qui ne commettent pas d’erreurs montent en grade . La France , une réalité qui fait peur , une culture de l’ambition et pas du talent.
    Mais une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais tenté d’innover »Albert Einstein » . Eh dans la vie il y a des gens qui ont de l’ambition et du talent , moi je préfère ceux qui ont du talent.
    En conclusion= La France n’encourage pas les citoyens à dire la vérité et à prendre des risques . Le mensonge, la tricherie , le vol sont de mises en France . IL faut tenir les gens à distance de la réalité et ça ne rend pas fort. Au contraire.
    Parce que c’est de la peur que l’on véhicule dans l’esprit des citoyens , aucun risque et les enquêtes démontrent depuis+ de 20 ANS que 80% des jeunes ont comme seul rêve d’être fonctionnaire . Tout est dit !
    Mais Peur de quoi? De prendre un risque.Le risque que des choses arrivent, le risque de se laisser emporter… Mais le risque c’est la vie.Refuser d’essayer, par peur, c’est du gaspillage.D’accord personnellement j’ai fait des erreurs, beaucoup même, mais je n’ai pas de regrets.Parce qu’au moins, je ne suis pas resté sur le bord de la route à me demander ce que vivre veut dire.  »
    – A méditer à nouveau le « Proverbe sénégalais » : Un Citoyen qui veut faire quelque chose a contre lui = Ceux qui veulent l’empêcher de la faire ; ceux qui veulent faire la même chose ; ceux qui veulent faire l’inverse ; ceux qui ne font rien.

    En ce moment comme je vous l’ai indiqué, je mène un combat contre les médiocrates de la justice qui s’est excusée publiquement; je vous rappelle mon blog: infos explicatives MAJ. Résumé Affaire du Complot en bande Organisée.Cliquez ici sur le site = http://injustice.blog.free.fr
    Dans la vie, il y a des combats qui en valent la peine.
    Rappel : Auditeur diplômé et Membre Expert INHESJ (Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure et de l’intelligence économique, et Justi…ce, Ministère de l’Intérieur) , Ingénieur ,Ancien Adjt Au Maire de Marseille(délégué à l’économie),Dirigeant de Stés ; Mandataire de Justice (nommé par la cour d’appel) , Doyen du Conseil des Sages du Journal TOP ALERTE le journal qui dit la vérité que j’ai créé, écrivains par occasion à l’association internationale des belles lettres et enfin Fils et Petit fils de résistant décoré de la Grand Croix de la légion d’Honneur (Tel Léon LACHAMP , D.ROUSSEL des Héros, des avenues à Marseille en témoignent);
    Une démocratie sans contrôle est soumise à la médiocrité des Hommes. Ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas

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