Ce qui est, ce que nous voulons


Souffrances, exploitation et guerres

terreQuand nous regardons la terre à partir de l’espace nous voyons une planète bleue merveilleusement belle et calme, les astronautes parlaient d’un sentiment de plénitude. Alors comment s’imaginer qu’à la surface de cette terre tant de souffrances perdurent : misères, famines, répressions sauvages, guerres sans fins …

Pourquoi tellement de malheurs s’abattent sur les hommes, des créatures intelligentes vivant sur une planète incroyablement riche ? Comment se fait-il qu’au quotidien, alors que la plus grande majorité d’entre nous parvient à se rendre productif, à coexister avec sa famille, ses amis, ses voisins ; comment se fait-il que notre société soit ravagée par les conflits et la violence ? Comment en sommes nous arrivés là ?

L’une des origines de nos malheurs repose sur la criminalité. Les criminels sont, universellement et à juste titre, condamnés. Pourtant la plupart des gens ne réalisent pas que les conflits à grande échelle et la violence institutionnalisée ne viennent que des États.

Les États : une violence à grande échelle

George   Washington l’a expliqué il y a plus de deux cent ans de cela :

« L’État n’est pas la raison, il n’est pas l’éloquence, il est la force. Tel le feu c’est un serviteur dangereux et un maître redoutable ».  

Les États ont émergé avec l’apparition de l’agriculture afin de protéger les propriétés des fermiers contre les bandits et les envahisseurs étrangers. Alors les dirigeants ont obtenu un blanc seing pour lever des armées afin de défendre le peuple. Mais ils ne se sont pas arrêtés là et ont profité de ce nouveau pouvoir qui permettait de lever des impôts avec l’aide d’hommes en armes, ce nouveau pouvoir qui permettait de mettre le peuple en esclavage.

Invariablement, les hommes de l’État ont usé de leur monopole de la violence « légitime » pour s’enrichir et en faire profiter leurs obligés aux dépens du peuple et des minorités les plus faibles.

Les hommes de l’État ont enrobé leurs actions dans des considérations collectives, que ce soit au nom d’un droit divin ou d’un supposé progrès social. Ils ont convaincu le peuple de se sacrifier au nom d’un mythique « intérêt général ».

La dérive socialiste des États

Les socialistes, dont les fascistes, conçoivent la société en tant qu’organisme vivant dans lequel les individus sont des cellules aux fonctions multiples qui doivent être commandées par un système nerveux central : l’État. Les socialistes pensent que leur planification scientifique centralisée de l’économie mènera aux objectifs utopiques d’une société égalitaire.

Cependant, donner un pouvoir absolu à une poignée de privilégiés a toujours eu pour résultat une concentration des richesses entre les mains d’une élite corrompue. Tous les autres sont condamnés à subsister dans la peur et la pauvreté. Et puis comme les dissidents – réels ou imaginaires – sont une menace pour le « plan », alors ils sont impitoyablement persécutés. L’héritage du monopole politique sur la société au 20ème siècle c’est l’esclavage et l’extermination de masse à l’initiative du totalitarisme socialisme personnifié par Mao, Staline, Hitler, Pol Pot …

Cassons la dynamique totalitaire

Au contraire la liberté reconnaît la dignité et la primauté de l’individu. Une société libre est assise sur le respect mutuel des droits inaliénables de chacun de vivre comme il l’entend, aussi longtemps qu’il ne porte pas préjudice aux autres par la force ou la fraude. Les institutions d’une société libre sont constituées par l’association volontaire et le financement privé. Des agences de protections, fonctionnant sous le principe de l’assurance, auront pour fonction la résolution des conflits et la protection des individus, la liberté et la propriété sont assurées par la police, les cours de justice et une défense basée sur un engagement volontaire. Ces agences seraient financées par des droits d’adhésion et des contributions volontaires.

Quand la liberté a germé, elle s’est toujours accompagnée de progrès économiques et culturels, elle a permis au peuple d’accumuler des richesses et de jouir d’une vie plus épanouie. La tolérance et la liberté individuelle ont produit une floraison des arts, de la philosophie, de la science. La Grèce classique, la Rome républicaine, la Chine du 11ème siècle et l’Amérique de 1776 ont jouis à différents degrés de cette liberté et de ces progrès.

Pourtant la croissance débridée des pouvoirs du politique a saccagé la liberté et la prospérité dans chacune de ces grandes civilisations. Il y a une trentaine d’année on pouvait penser que le socialisme allait détruire définitivement notre héritage de la Renaissance, des Lumières et de la Révolution américaine.

Aujourd’hui les horreurs du socialisme inspirent une nouvelle soif de liberté à travers le monde. Ceux qui se battent contre l’interventionnisme sauvage des États dans nos sociétés qui vont à vaux l’eau, brandissent haut les idéaux de la liberté et proposent des solutions pratiques pour mettre les dommages du socialisme et de la social-démocratie. Ces mesures passent par la fin du harcèlement fiscal ; la privatisation générale du domaine d’État ; la déréglementation ; l’abolition du protectionnisme ; la promotion de la propriété privée ; la décentralisation ; la reconnaissance du droit à l’autodéfense ; la fin des censures et des prohibitions.

Xavier COLLET, le 5 août 2002

 

Publicités
Publié dans Etatisme, Uncategorized | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Business collectiviste pour enseignant informé … ou pas


En mars 2004, j’avais déjà mis le pied dans le business collectiviste à destination des enseignants sous le titre « à boycotter d’urgence ». 

J’y faisais référence à toute une galaxie commerciale s’organisant autour de la clientèle enseignante, il y avait effectivement de quoi faire, sauf que depuis la CAMIF a mis la clé sous  la porte, mais d’autres trucs ont bien dû émerger …

Mais lisons plutôt :

Une de mes lectures favorites est devenue le magazine du syndicat des enseignants UNSA (il y a encore pire du côté de la FSU), je l’absorbe dans ses détails à la recherche de scoops bien croustillants, de conneries bien gauchistes ou encore d’informations qui m’apprendraient quelque chose. Et justement les informations qui m’importent le plus en ce moment sont relatives à la connaissance du maillage associatif et entrepreneurial qui, outre les sempiternelles subventions, sert de pompe à finances à l’inépuisable activisme des ennemis de la liberté.

Je me rends ainsi compte qu’à notre corps défendant, moi et vous certainement, par nos actes d’achats de biens ou de services, acquittons le prix de ces cordes qui aspirent à nous pendre.

Ainsi je ne connaissais pas l’association « Solidarité Laïque », j’apprends maintenant qu’elle est une coquille d’entreprises, coopératives et associations. Effectivement son président se trouve être à la tête de la CAMIF, boite de VPC pour fonctionnaires. Ses vice-présidents représentent « Jeunesse en Plein Air », pour les camps de … vacances, la MGEN, mutuelle monopoliste des enseignants qui s’affiche anti-capitaliste et la « Ligue de l’Enseignement ». Son trésorier vient d’ « Arts et Vie », oups un club de vacances que j’ai fréquenté en famille au début des années 80.

L’info s’arrête là, je ne connais pas les prises de positions publiques de « Solidarité Laïque », j’hésite tout de même à leur demander une obole pour l’ADEL. Je me disais bien que la MGEN était irrécupérable, mais enfin pour les autres je ne savais pas qu’ils donnaient dans le collectivisme. Après tout je me trompe peut être, heureusement Internet est là et je vais en avoir le cœur net.

Je tape «Solidarité Laïque » et atterris sur son site, lequel présente une déclaration commune qu’elle a signé avec  … la coordination SUD, argh, le CCFD, oh les théologiens de l’aliénation, Act Up, Max Havelaar France, Greenpeace France, Solagral, … Diantre rien que de la merdouille tout ça. Mon opinion est faîte et je sens poindre le boycott bien Libertarien d’Arts et Vie, CAMIF et consorts. Mais c’est qu’il est curieux le Collet, alors il ouvre ses petits yeux inquisiteurs et lit.

Humpf, la déclaration a à voir avec la Conférence de Cancun et les signataires nous la jouent antimondialiste commençant par la dénonciation des mécanismes de marché et du libre-échange au nom du développement durable, bizarre ça ! Puis, ils affirment que « la moindre des choses serait de reconnaître que tout le monde n’est pas gagnant à ce jeu du libre-échange généralisé ».

Et là, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, je suis convaincu, un sentiment de pitié extrême me prend à l’égard de tous ces gentils dictateurs, de ces fonctionnaires corrompus, de ces pauvres politiques. Lesquels dans un environnement mondialisé ne pourront plus gérer leur clientèle protectionniste subventionnée, ne pourront plus rançonner les masos productifs avec cet affabilité qui les caractérise. Mais je suis rassuré comme doit l’être aussi Solidarité Laïque, la conférence a échoué et les relativement riches pourront se préserver de la concurrence sauvage de ces misérablement pauvres du Tiers-Monde grâce aux subventions à l’exportation que nos gouvernements nous rackettent.

Bon j’avoue que sur le coup j’ai l’ironie triste, il n’en reste pas moins que j’approuve Solidarité Laïque en matière de défense du développement durable.
Oui ce concept est aussi au centre de notre pensée bien libérale : nous ne devons pas vivre aux dépens des générations futures. Et c’est au service du développement durable que nous ne pouvons plus accepter ce système de répartition qui force nos jeunes salariés à cotiser en sacrifiant leur génération et la suivante, c’est mettre au premier plan le développement durable que de proclamer que les hommes de l’Etat aggravent leurs crimes en alourdissant les déficits et les dettes budgétaires et sociales, léguant à nos enfants le fardeau d’une faillite inéluctable. Le développement durable implique le passage immédiat à la capitalisation, la fin des dettes et des déficits budgétaires par un reflux tout révolutionnaire du domaine de l’Etat.

Je ne lirais pas plus loin cette déclaration de Solidarité Laïque car je sens que déjà qu’ils nous devancent dans ce combat. Ah vraiment comme on peut se tromper sur des premières impressions, c’est fou non ?…

Xavier COLLET, le 24 mars 2004

 

Publié dans bobo, Uncategorized | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Le sévice civique contre les valeurs marchandes


Les élections présidentielles de 2017 en France ont été l’occasion de revenir comme tous les cinq ans sur le rétablissement d’une des contraintes que nous pouvions  supposer disparue : un service militaire ou civique obligatoire. Le site « Russia Today » en français examine les promesses des candidats

Alors qu’un service civique existe déjà et ne concerne finalement pas grand monde, le candidat Emmanuel Macron, afin  de faire plaisir à son ex-pote de Pau, s’était engagé à créer un service militaire obligatoire d’un mois.

Je ne résiste donc pas à l’envie de vous ressortir un article qui date du 18 mars 2007 : les prétextes du sévice obligatoire pour tous n’étaient pas exactement les mêmes, les fondements idéologiques s’annonçaient plus explicitement anti-libéraux, mais la fable du « vivre ensemble »  rebaptisée « mixité sociale » et « cohésion républicaine »  n’était déjà pas si loin.

Nous étions donc dans la France d’il y a dix ans, une proposition de loi des sénateurs Courteau (PS et toujours en fonction en 2017)  et Rainaud (UMP) visait à créer un « service civique citoyen » (sic) obligatoire.

Voila ce qu’il convenait d’en dire.

Une telle proposition doit apparaître comme ce qu’elle est, c’est-à-dire un outil d’asservissement et cela à un double titre :

  •  d’abord parce qu’elle tend à restaurer l’esclavage institutionnel à l’instar de la corvée ou de la conscription ;
  •  mais encore parce que cette période d’esclavage serait consacrée à briser les ressorts de l’individualité et à renforcer l’asservissement des esprits au tout-État.

De fait c’est bien dès la première sentence de l’exposé des motifs que cette proposition entend répondre à un individualisme montant qui :

« engendre incivilité, violence et dilue le sentiment d’appartenir à la collectivité nationale ».

Nos sénateurs, censés parler en notre nom, imputent à l’individualisme tous les maux de notre société.

Ce n’était pas la première fois qu’un tel procès est intenté, Jean-François Revel s’en était déjà offusqué dans un article du Point intitulé  » l’école du civisme « .

Il ne faisait alors que tourner en dérision un sociologue se lamentant sur la dissolution du lien social, conséquence de la « montée de l’individualisme ». L’excellent Revel s’interrogeait alors sur le symptôme d’un malaise qui pointait à travers de telles analyses. La correction que notre regretté essayiste administrait à l’alter-comprennant philosophe m’avait inspiré dans « pègre scolaire » la réflexion qui suit.

« Ce sociologue s’est il déjà frotté à une Zone d’Éducation Prioritaire ? Connaît-il ces délinquants « individualiste », leur a-t-il parlé, les a-t-il vu dans leur quotidien ? Non, visiblement non, où est l’individualisme dans le « posse », la loi de la bande qui met à l’écart celui qui ne se conforme pas à une mode vestimentaire, qui n’adopte pas cette « novlangue » à la Orwell ? Oui, cette langue faite pour réduire au strict minimum les concepts, le fameux séfran admiré par des ersatz d’intellos, construit sur des expressions sexistes et violentes et limitant le champ sémantique, rendant impossible la communication de notions abstraites et élaborées. Abrutis par les clips de gansta rap, baignés dans « le grégarisme de la violence primate » comme le dit Revel, ces pseudo produits de l’individualisme sont en fait des victimes d’un collectivisme de repli qu’ils ont intégré parfaitement. »

Mais visiblement les liberticides sénateurs en question favorisent plutôt les lectures des sociologues qui pointent à Alternatives Économiques ou dans les manuels de sciences économiques et sociales des lycées. Pour eux des jeunes individualistes ont pour caractéristique principale d’oublier leurs devoirs vis-à-vis de l’État « une confusion s’est établie entre droits et devoirs ». Il ne leur viendrait pas à l’esprit que ce constat découle d’une idéologie foncièrement antilibérale. L’anomie n’a rien à voir avec l’application de valeurs, a fortiori de celles qui accompagnent l’individualisme.

Le  » tout nous est acquis «  vient de ce que l’école a réussi partiellement à dégoûter les 80 % de classe d’âge au bac en leur présentant la vie active comme lieu d’exploitation patronale, de racisme, … C’est bien l’éducation nationale qui a opéré un laminage des esprits par le bas et inculqué la conscience du « droit à » contre le « droit de », le droit au bac, à faire la grève, à un revenu, à spolier au nom de l’égalitarisme.

En bref le système a drogué à l’État ceux qui croient désormais dur comme fer qu’ils peuvent par son intermédiaire jouir sans entrave.

Et les sénateurs de s’affliger de ce que « nos valeurs communes s’érodent, nos solidarités traditionnelles s’affaiblissent », les pompiers pyromanes que voila !

Les valeurs qu’ils défendent ne sont plus que des mots creux qui veulent tout dire et le contraire de tout, des valeurs exprimées par une novlangue à laquelle on accole immanquablement l’adjectif citoyen. Ces valeurs qui consistent à manifester contre le CPE, la sélection au mérite, le pseudo-danger fasciste, mondialiste ou libéral, ces valeurs de l’anti-individualisme ne pouvaient qu’ébranler les solidarités traditionnelles au profit du racket institutionnalisé.

Quand on a le droit à, pourquoi demander poliment ou servir pour obtenir en retour ? Non on se sert et si on n’obtient pas c’est qu’il s’agit d’une injustice. Que faire contre cette décadence de l’âme qui génère un troupeau grégaire de moutons enragés ? Mais « leur transmettre les valeurs de la République », alors qu’ils ont trop bien interprété celles de notre belle république sociale, de ce modèle que le monde entier nous envie, puisqu’un sondage révèle que pour les jeunes français plus que tous les autres jeunes du monde le terme « capitalisme » est un gros mot.

Leur « apprendre à vivre ensemble et autrement, transcender les différences, s’ouvrir aux autres », mais n’est ce pas là le programme de l’école qui en a même fait sa priorité sur les savoirs ?

Et puis, n’apprend-on pas dans les écoles, où les concours sélectionnent les enseignants pour leur conformisme idéologique, que les valeurs marchandes et individualistes sont à combattre ?

Pourquoi alors, le plus sérieusement du monde, dans cette proposition sénatoriale inscrire encore ce qui constitue un des piliers du projet scolaire :

 » Le service civique peut être un instrument de la bataille culturelle contre les valeurs marchandes et individualistes de notre société. Il doit montrer que les valeurs au fronton de nos mairies sont plus importantes que celles du CAC 40  » ?

Peut-être parce que pour qu’un message passe dans des esprits rendus obtus, il faut jouer de la répétition comme d’un mantra. Aucun doute ne nous est donc plus permis quant aux intentions des promoteurs du retour de l’esclavage institutionnel, le bourrage de crâne scolaire ne les satisfait pas encore suffisamment, avec le service civique citoyen (sic) OBLIGATOIRE, nul ne pourra plus passer entre les mailles du filet, on pourra y éradiquer ce qui reste de libéralisme et promouvoir un peu plus l’état d’esprit prédateur que d’aucuns osent qualifier d’ individualisme.

Ce sera aussi une façon d’offrir aux associations bien-pensantes de lutte contre l’ultra-libéralisme une main d’œuvre gratuite et corvéable. Voila du travail gratuit offert pour de mauvaises causes tels que tous les pays socialistes ont su les instituer. Mais c’est encore une façon de créer de nouveaux postes de fonctionnaires à travers la mise sur pied d’un établissement de sévice public….

Décidément voila bien là  un attentat contre l’individualisme, le vrai, celui qui participe de la liberté de penser et de la dignité de la personne humaine…

Xavier Collet, le 18 mars 2007

Publié dans Etatisme | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Vérités officielles contre information libre


 

Aux pieds les médias !

Les médias : journaux, télévision, cinéma, façonnent notre perception de la réalité.

stalin_poster

L’information officielle sur le Petit Père des Peuples, toute autre vision menait au goulag

Les États, à un degré plus ou moins important selon leur régime, ont donc eu le souci de contrôler les médias. Tâche qui fut le plus souvent menée avec succès du fait du lien entretenu entre le pouvoir et la presse.

 

Ainsi être Russe en URSS c’était croire que la production nationale ne cessait de battre des records alors que le monde capitaliste sombrait dans une crise finale marquée par de terribles violences et une famine généralisée. C’était regarder le film « Les raisins de la colère » en pensant que les ouvriers et les paysans subissaient les pires des injustices, croire que les prolétaires trouvaient en URSS leur paradis sur terre.

Toute autre information était fausse et il n’existait pas de droit à propager des rumeurs de vérités, ceux qui l’ont payé de leur vie en témoignent.

Les guerres étatiques de l’information

La guerre froide et le progrès technologique avec la possibilité de diffuser des émissions radiophoniques de l’étranger a remis en cause l’hégémonie informationnelle des États sur leur population.

Le développement de Radio Free Europe après la Seconde Guerre Mondiale est vécu par le bloc de l’Est comme une agression. Il y est prohibé d’écouter cette radio sous peine de prison  et d’importants moyens sont développés afin de brouiller les émetteurs et de débusquer toute dissidence. Pour les pays communistes la Vrai Information vient des agences officielles, celle de Radio Free Europe est une fausse information.

La censure communiste ne permet pas de confronter des visions de la réalité, d’entrer dans un débat entre idéologies différentes mais seulement de dire ce qui est labellisé vrai et donc autorisé, ce qui est labellisé faux est donc interdit. L’interdiction suppose bien sanction de l’information, et de l’informateur, mais aussi de celui qui s’informe.

Les vérités étatiques ont cependant souffert des développements technologiques. Les ondes ont tué la croyance dans le communisme alors que les Russes réalisaient que les Occidents vivaient mieux qu’eux. 

Comment tenir une population qui ne croit plus en des vérités officielles ?

Le défi des informations non étatiquement filtrées

Avec le développement de l’Internet et surtout des réseaux sociaux, les médias autorisés ont perdu le monopole de l’information.

Ces médias autorisés, qui se prétendent contre-pouvoir, ne supportent pas leur remise en cause. Ils peuvent compter sur le soutien des pouvoirs en place puisque le poids de la censure puis de l’auto-censure, enfin du politique correct qui en est une des formes, fait d’eux un outil de conservation et d’étaiement du système.

Certes certains journalistes, réalisateurs se présentent comme des « rebelles » mais leur rébellion va toujours dans le sens du renforcement du pouvoir étatique et de la mise sous contrôle des libertés individuelles. Dans ce sens ils ne sont rebelles que par la volonté médiatique et étatique de les présenter ainsi.   

S’ils lèvent le masque justement c’est dans le sens où ils s’opposent à la concurrence que leur impose désormais des pourvoyeurs d’informations non professionnels, ceux qui s’expriment sur Youtube, facebook, tweeter, instagram et ailleurs et qui réussissent à passer des messages qui ne seraient jamais sortis dans des médias traditionnels.

Journalistes, éditorialistes, réalisateurs, classe parlante en général, qu’elle se présente comme la voix de son maître ou celle des contestataires, s’exprime afin de dénoncer le complotisme des « journalistes amateurs» ou de voir des complots elle-même dans la reprise de « fausses rumeurs » ou d’idées dites « nauséabondes ».

Donald Trump face  à l’hystérie des médias officiels

Le meilleur exemple que nous pouvons donner de l’inféodation des journalistes mainstream peut se lire à travers leur analyse de la victoire du président Donald Trump aux USA.

Hillary Clinton représente le système étatique établi et les élites de l’État-Providence dans toutes ses dérives socialisantes qu’il est de bon ton de considérer comme politiquement correct. Donald Trump est politiquement incorrect et doute de toutes les assurances médiatiquement validées.

L’ensemble des médias va donc taire les gravissimes affaires dans lesquelles sont empêtrés les Clinton ainsi que la vague de morts suspectes concernant toute personne pouvant les mettre en cause. Par contre tout ce qui concerne Donald Trump sera inventé, déformé, amplifié donnant lieu à de véritables « fake news » étatiques et scandales dans des verres d’eau.

Pourtant Trump a gagné et Clinton a perdu !

C’est la faute du peuple qui s’exprime sur les réseaux sociaux, exprime ouvertement son scepticisme vis-à-vis de l’information officielle et fait douter. Ce peuple qui regarde moins la télévision et préfère youtube, qui ne lit plus une presse qui ne survit désormais que grâce aux subventions publiques.

Si le peuple lisait L’Humanité, Libération, Télérama, l’Obs, surtout Le Monde et même quelques fois Le Figaro, il ne remettrait pas en cause les élites à promouvoir. S’il regardait gentiment Canal Plus et les autres chaînes publiques ou privées, pas de problème non plus, et ceci ne vaut pas que pour la France : avoir une carte de presse c’est une garantie de bien-pensance.

Mais le peuple veut penser et écrire maintenant et l’État est en train de perdre son monopole de l’information.

Les formes de la guerre contre l’information indépendante

Une guerre est donc menée et la réaction de l’État est la suivante :

  • Continuer voire augmenter les aides à la presse officielle et à certains médias du net inféodés ;
  • Développer la presse officielle sur le net et alimenter les commentaires officiels-officieux sur les réseaux sociaux ;
  • Former, notamment à l’école, sur la bonne utilisation des réseaux d’information et la distinction entre une information « fiable » et une information « complotiste » ;
  • Mettre en place des moteurs de détection des « sites non fiables » selon le critère étatiquement conforme, comme le fait notamment Le Monde avec le Décodex qui considère par exemple que le site de Contrepoints, de Contribuables associés, celui de Russia today ou de Fox news ont délivré de fausses informations …

Cela c’est pour agir sur un terrain qui nous fait la poche (subvention) et qui conditionne les esprits.

Mais comme ce ne sera certainement pas suffisant, un appel est lancé aux propriétaires des réseaux sociaux afin de leur demander de censurer eux-mêmes, ce qu’ils font d’ailleurs quelquefois notamment sur Facebook sous la direction du politiquement correct Mark Zuckerberg.

Ainsi Christiane Taubira accuse les utilisateurs des réseaux sociaux d’avoir exprimé leurs idées et leurs  soutiens à  Donald Trump décomplexant un vote politiquement incorrect. Cette parole non officielle est pour elle une « désinformation méthodique ».

Il aurait donc fallu ne pas laisser passer de telles informations. « Les responsables de ces réseaux doivent être responsabilisés, ils ont une responsabilité » , dit-elle sur une émission que personne n’écoute. Elle ajoute que « cet espace virtuel ne peut pas être complètement hors de toute règle , de tout principe, de toute éthique » . En clair, elle appelle à une épuration des réseaux lorsque les informations émises sont non étatiquement, cela sous peine de poursuites pénales des hébergeurs.

Même tonalité chez l’inaudible Benoît Hamon qui entend faire jouer une coresponsabilité des hébergeurs.  

On comprend bien que menacer les hébergeurs est un argument de poids pour faire taire l’information populaire, un argument fondé sur beaucoup de mauvaise foi d’ailleurs car on retrouve pas mal de conneries étatiques sur les réseaux sociaux puisque les militants de tous poils et notamment ceux subventionnés se répandent tout aussi bien pour y exprimer leurs envies de meurtre contre le président américain légitimement élu. Mais cela n’est pas reproché aux hébergeurs même si la fondation Clinton n’est pas très loin.

De toute façon la technologie n’a pas de frontières et les informations libres trouvent toujours leur havre, à Seeland ou ailleurs. L’hébergeur qui censurera marquera là la mort de son réseau face à une concurrence qui se développe.

Il reste alors l’arme du contrôle complet de l’information, celle qui consiste à débusquer l’internaute et à lui faire payer sa fréquentation de certains sites d’informations « complotistes » ou sa publication, ses commentaires.

Cela c’est possible, un test est d’ailleurs lancé grandeur nature au nom du délit d’entrave à l’IVG.

L’opinion sur l’IVG n’est pas le problème, non le problème c’est d’affirmer « la liberté d’expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits » comme l’a fait Laurence Rossignol en faisant passer une loi pénalisant ce qu’elle qualifie de sites de  « désinformation ».

On commence par l’IVG et comme personne ne dit rien, on continue.

La réponse de l’État à la fin du monopole informationnel serait donc la mort de la liberté d’expression dans le sens où cette liberté échappe à ses médias.

Mais sauf à créer une législation mondiale portée par une structure internationale, on ne pourra pas faire taire les réseaux d’information.  

réseaux sociax a

Publié dans Institutions de la liberté, Manipulation, Uncategorized | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ta sœur en nuisette aux Galeries Lafayette !



Dans quel monde vivons nous et que fait la police ?

Ah oui, il y a de quoi s’exclamer, rendez-vous compte, les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris ont pu, en toute impunité, livrer un spectacle de luxure et d’exploitation du corps féminin aux passants qui passaient par là.

Le Monde est revenu plusieurs fois sur cet odieux sujet le 10 et le 23 avril 1999, au risque de faire de la publicité à ce répugnant spectacle !

Imaginez vous donc cela :  afin de présenter la dernière collection de lingerie, oui de lingerie Chantal Thomass, de jeunes mannequins se prélassaient en petite tenue sur des divans donnant sur le boulevard. L’une de ces charmantes demoiselles en slip et soutien-gorge se vernissait les ongles ; une autre dans un affriolant body de dentelle se poudrait le bout de son joli nez.Ce devait être un bien agréable spectacle, ah mais non, que dis-je !

Non, c’est ignoble, on se croirait dans le quartier rouge d’Amsterdam, et ces passants qui s’attardent plus que de coutume, vicieux va, Sodome et Gomorrhe !

nuisette

Bonjour messieurs dames, je signe la pétition (euh, en fait on est dans le second degré depuis un moment), il est là le cardinal Lustiger, et Monseigneur di Falco où qu’il est ?

Tiens, on me regarde méchamment …Ca ne peut pas durer, d’ailleurs, j’apprends que la maréchaussée est intervenue une première fois le 16 avril. En voilà de braves serviteurs de l’État et de son bon ordre moral, il s’agit bien là d’un trouble à l’ordre public non ? Quoi la police protège le magasin, pas possible ? Mais contre d’honnêtes gens légitimement révulsés, quelques bons Catholiques je suppose. Oui, un cortège s’avance aux clameurs de « Lafayette proxénète » ils sont une cinquantaine, rassemblés à l’appel de l’association Mix-Cité.

Un coup d’œil à la pétition, Roselyne Bachelot du RPR a signé et puis aussi Yvette Roudy du PS, Alain Lipietz, trotsko des Verts, plein d’autres signatures de gauche et des féministes Benoîte Groult Catherine Rihoit, ….

Très bien tout ça, quelles belles consciences de gauche, Bachelot inclue.

Et c’est pas fini, une seconde manifestation de solidarité est prévue le 24 à l’appel notamment de la LCR, du PCF, du PS, de Ras l’Front (de Cambadélis), de la Ligue des droits de l’homme (partout sauf à Cuba), des Verts, de la fédération des Mutuelles de France (tiens ?) et de la fédération Sud-PTT.

Effrayées par tant de battage, les Galeries Lafayette interrompent leur exposition le 21 avril.

Voilà l’ordre moral a gagné contre la « marchandisation des corps », contre « les stéréotypes sexistes les plus réactionnaires » véhiculés par une société marchande capitaliste sans pudeur et n’ayant aucun sens de la dignité humaine.

Messieurs les capitalistes cachez nous donc ce sein que nous ne saurions voir, hurlent les Tartufes gauchisants. Les organisateurs de la première manifestation s’avançaient plus ou moins cachés sous l’appellation Mix Cité, assez pour recueillir des signatures de « droite », mais Mix-Cité, nous connaissons, sa présidente Clémentine Autain, depuis maire adjoint de Paris, laquelle a participé notamment a un colloque de Copernic intitulé « 2 journées pour une alternative au libéralisme », elle a déclaré au cours de sa mini manif : « Nous restons très vigilants par rapport à ce qui sera présenté sur Internet. Surtout nous devons nous opposer au retour évident du sexisme, de la marchandisation des corps, notamment dans la publicité. Les Galeries Lafayette n’étaient que le symbole d’un mouvement plus global.« 

La lutte féministe prétexte fallacieux à la censure et à la mise en cause des libertés fondamentales, certainement, sinon que viendraient faire les gauchistes de Sud-PTT dans cet affaire, le sévice public de la poste entend-il faire livrer le courrier à des postières en porte-jarretelles ?

Quand à moi, pour montrer que j’aime bien les vitrines des Galeries Lafayette sans être sexiste, je consens à montrer mon cul dans une boutique faisant face à la place du colonel Fabien (pari réalisé depuis mais vous n’aurez pas la photo, na !).

Xavier COLLET, le 27 avril 1999, révisé en 2002

Publié dans Féminisme | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Nos très chers élus


Nos-tres-chers-emirs

Nous vous recommandons un livre qualifié de « choc » mais qui n’étonnera finalement que les naïfs qui croient encore en l’État et à la notion d’intérêt général. Il s’agit bien là d’une naïveté entretenue par l’éducation civique et toutes les conneries citoyennes ; face au décérébrage ce livre est donc une sorte de médicament du bon sens.

« Nos très chers émirs » de Christian Chesnot et Georges Malbrunot révèlent que les politiques aiment l’argent et les petits cadeaux. Enfin c’est ce que précise Meshaal al-Thani, ambassadeur du Qatar à propos de nos hommes de l’État français : « J’ai fréquenté des politiques partout, mais aucun ne s’est comporté comme certains Français, aucun ne m’a demandé de l’argent aussi abruptement, comme si c’était naturel. »

Le livre s’exposait bien évidemment aux habituels procès et ils vinrent effectivement de la part du socialiste Jean-Marie Le Guen, de la sénatrice UDI Nathalie Goulet. Quant à l’ambassadeur du Qatar, ses amis français n’ont pas trop apprécié d’être « balancés » et le lui ont fait savoir.

Une plongée intéressante donc dans les mœurs politico-financières de ceux qui prétendent nous gouverner.

Évidemment les politiques Français, et encore pas tous, ne sont pas les seuls touchés, une des pires était Hillary Clinton, laquelle à travers la fondation Clinton, a financé ses gros besoins auprès de l’Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar, des Émirats.  Le Qatar aurait alimenté à hauteur de 20 % le financement de la cinglée. La promesse de prison pour Hillary reste d’actualité et on attend cela avec impatience.

Publié dans Privilèges | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Sans commentaires


Si juste un : Murray Rothbard est loin d’être un inconnu pour nous.

https://www.youtube.com/embed/jbLFo02jlH8

Publié dans Privilèges, Uncategorized | Tagué , , | Laisser un commentaire