Un Vautrin contemporain


Un Vautrin contemporain

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Monstreusement romantique

Merci à Jacques de Guénin de m’avoir envoyé ce roman en un feuillet de Véronique Maurus, paru dans Le Monde du 16 septembre 2002.

Dans un style balzacien, Vautrin revit un instant toutes ses ambiguïtés mais sous une lumière plus chaleureuse puisque c’est lui le héros romantique. Un homme intemporel, séduisant sans le vouloir et riche d’un passé énigmatique. Vautrin illumine une petite rue de Rome, il ne fait que passer mais la journaliste ne voit que lui, le reste est décrépitude, gens pressés, futiles, bavards, des italiens quoi !  pourrait-elle dire.

Vautrin aussi est transalpin, mais il possède cette retenue, cette austérité qui tranche tellement sur ses compatriotes. D’ailleurs, ces italiens là, ils ne l’aiment pas, ils le prennent pour le diable. Nul n’est prophète en son pays semble-t-elle regretter. Car ailleurs, avance-t-elle, cet homme est un théologien, un pape que l’on vient consulter du monde entier.

Le sujet magnifié intrigue, il passionne, quelque chose se passe entre la créature de chair et de sang et celle qui le décrit. Elle insiste sur ses compagnes nouvelles qu’il trouve à chaque exil – serait ce bien Vautrin ? -, elle exhibe  sa fragilité avec une crise sentimentale qu’elle évoque et les deux dépressions qu’a vécu ce monstre de romantisme là. Ce n’est pas l’homme tel qu’il est, c’est le reflet d’un fantasme, d’une fascination pour une violence meurtrière et fanatique.

Le charme vient justement de la monstruosité, de cette fascination nauséabonde qui relègue la journaliste aveuglée au rang de l’ignoble : « on comprend que cet homme a souffert, dans son orgueil mais aussi dans sa chair, que, s’il est encore debout, s’il n’a jamais lâché malgré des épreuves qui rempliraient un roman, s’il renaît de ses cendres, c’est au prix d’une foi et d’un courage rares, un courage désespéré qui force l’admiration, … »

VautrinVautrin a commis bien des crimes d’innocents, il s’en repent et souhaite profiter de l’entregent que son passé lui a procuré afin de se racheter par le service des méritants.

Mais la comparaison s’arrête là, l’homme n’est pas Vautrin, il ne regrette rien, il évoque une partie de ses exploits avec cynisme sans en revendiquer l’intégralité.

Qu’on lui parle de tout ce mal qu’on lui reproche et le voilà qu’il rit, les meurtres il en rit, et puis tout cela est « purement accidentel ». Le président italien l’avait traité de cynique répugnant, il en fait une affichette épinglée à son mur et … il rit.

Non seulement il n’a pas de regrets mais il déteste les repentis, il traîne dans la boue ses anciens compagnons qui ont eu le tort de se faire rattraper par leur conscience. La mauvaise conscience ne paie pas, alors que l’étalage de la monstruosité fascinante captive, séduit et donc rapporte.

La fascination du mal

Ce Vautrin avorté, ce monstre sans rédemption s’appelle Toni Negri, à son palmarès le leadership présumé des brigades rouges avec au moins un hold-up.

Le reste : enlèvements, meurtre d’Aldo Moro et de biens d’autres, mais surtout l’incitation aux troubles et aux assassinats du haut de sa chaire universitaire qui lui a valu le surnom d’il cattivo maestro (le mauvais maître).

Une génération d’étudiants à l’origine des « années de plomb », formés par la maestro Negri, des étudiants repentis, gâchés, évidemment pleins de rancune. Negri les méprise pour leur revirement alors qu’une plus jeune génération en partie formée dans sa nouvelle université de Paris 8 l’admire, l’idolâtre comme dirait notre journaliste.

La France l’a accueilli dans sa fuite aussi longtemps qu’il l’a souhaité.  

L’Europe de la justice a pâti de l’exception Mitterrand pour les brigades rouges, Danielle devait l’adorer, et lui Negri se sentait si bien  dans ce pays : « En France, il n’y a pas de haine politique ». On en jugera dans les 15 jours qui suivent le 21 avril 2002 …

Mais c’est vrai qu’ici on trouve des militants d’ATTAC pour proclamer : « c’est l’un des plus importants penseurs en vie actuellement ». Oui sa monstruosité rapporte quand il la théorise en arme contre le libéralisme, son livre « Empire » , « est devenu la bible de tous les mouvements alternatifs, de Seattle à Porto Allegre », nous dit la journaliste du Monde. Plus de 100 000 exemplaires vendus et la suite est en cours d’édition ! Depuis, il a renouvelé ses contacts politiques, décidé à ne plus faire l’erreur d’une mauvaise stratégie pour l’organisation d’une force politique, persuadé que l’on ne devient terroriste que si on nous pousse à le devenir. La fin décidera donc de cette nécessité, et puis dans ses délires, il sort une autobiographie de son existence de salope sous forme d’entretien avec une psy tombée sous le charme.

Ah oui quel charme, reprenons ce roman au pays où la haine politique n’existe pas, imaginons que le portrait tracé soit celui d’un Libertarien, forcément trop pur et innocent. Ni Negri ni Guevara donc, cela donnerait :

« Au détour de la plus belle avenue du monde, la rue Balzac s’anime doucement. En cette chaude matinée, les cafetiers sortent tables, chaises, parasols, les premiers badauds croisent les employés de bureau et se sourient machinalement au passage. Un homme descend la rue d’un pas rapide, le regard figé, dur. Dans sa hâte on devine le souci d’un temps trop rare dont il se réserve l’exclusivité jalouse. Seul, il a cet air arrogant, cette laideur de celui pour qui rien ne compte, si ce n’est peut être le cours de ses actions. »

Xavier COLLET, le 12 janvier 2003

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Occultisme au sommet


Le tunnel du Gothard

Il y a de cela un peu plus d’un an, à savoir le 11 décembre 2016,  a  été mise en service la ligne ferroviaire du tunnel du Saint-Gothard dont les travaux avaient commencé 20 ans auparavant et qui coûta la vie à 8 de ses employés . 

Le financement de ce tunnel de 57,1 km, soit le plus long au monde, a été assuré par le contribuable Suisse à hauteur de 11 milliards d’euros puisque la Confédération Helvétique  en est le maître d’ouvrage. Il plonge au cœur de la terre pour devenir également le tunnel le plus profond passant au maximum sous 2 450 mètres de roches. De nombreuses galeries de plusieurs dizaines de kilomètres ont aussi été creusées sans utilisation directe à ce jour. 

La fête des politiques

L’inauguration au premier juin 2016 a donné lieu à l’émission d’un timbre poste qui a la particularité d’être enduit d’une pellicule sous vernis de roches issues du forage. Drôle de fétichisme.  

Une fête grandiose financée par le contribuable a permis de réunir les membres du conseil fédéral Suisse mais aussi les ministres des transports et chefs d’États  Italiens, Français, Autrichiens  et Allemands.  Ainsi participaient aux réjouissances Matteo Renzi, François Hollande et Angela Merkel et 1 100 autres personnalités étatiques ainsi que des industriels et banquiers  collaborateurs et enfin 300 journalistes.  

Ils assistèrent donc à un spectacle monumental à plus de 7 millions d’euros  commandé par la société publique de transports Suisses (SBB),  le ministère des transports Suisse et la société du transit Alpin du Saint Gothard.  Ce spectacle dit « Sacre del  Gottardo » fut joué aux entrées nord et sud du tunnel sur une mise en scène de Volker Hesse avec pour chorégraphe Andrea Herdeg  et 600 « artistes » de l’Accademia Teatro Dimitri plus 120 techniciens  sur le thème des mythes du Gothard.

Inversion de la légende

Il existe effectivement une légende concernant un pacte passé avec le démon pour la construction d’un pont que les hommes ne pouvaient ériger. Ce pacte prévoyait que fut sacrifié au diable la première personne qui passerait le pont.  Un bouc  (représentant la figure démoniaque) fut sacrifié à la place par les hommes et pour se venger Satan jeta un monumental rocher pour détruire le pont. Il rata son coup et le rocher se ficha dans la vallée.  

L’ouverture de la cérémonie semble s’écarter largement de la légende puisque l’on y voit dans une marche des zombies, les ouvriers du tunnel dans leur uniforme orange de travailleurs ou de prisonniers, les figurants se déshabillent, semblent participer à une sorte d’orgie présidée par un homme à tête de bouc  et des anges déchus. Trois hommes sont mis au supplice et leurs corps sont pendus désarticulés … 

On n’y retrouve pas vraiment de mythes ou légendes locales là-dedans, mais du grotesque, du malsain sans queue ni tête. Enfin apparemment, sauf qu’en creusant un peu certains signes paraissent évidents.

goatLa référence à la légende est ainsi inversée car le spectacle au sud du tunnel présente l’Agneau (Agnus Dei) qui doit être remis en sacrifice à la place du bouc  et en l’honneur du bouc.  

Souffrance et damnation

Les hommes eux, y apparaissent comme des pantins qui souffrent, meurent, tantôt hystériques, lubriques, ridicules, tantôt terrorisés, et qui se prosternent face à un homme-bouc qui les surplombe.

Ils arborent alors des cornes et défilent comme  les bons petits pantins du pouvoir étatique absolu. On se situe là entre 1984 et l’Enfer de Dante.

Aucune chute salvatrice ne vient clore ce tableau, une sorte de célébration du laid, du sordide, du mal au son d’un rire extatique et démoniaque pour être plus encore explicite. 

Quant à la date choisie, elle se situe précisément 6 jours avant la célébration mondiale du signe de la bête(666) au 6 juin 2016 par l’église de Satan d’Anton LaVey .       

Célébration en l’honneur des hommes de l’État 

Nous étions là en pleine cérémonie sectaire, à laquelle participaient sans recul un prêtre, un pasteur, un rabbin et un imam, ainsi que des figurants dont un pape et deux religieuses et même un représentant officiel  de l’athéisme.  

Il s’agissait donc plus précisément d’une messe noire à ciel ouvert à laquelle furent confiés les happy few du tout État.

La Suisse est d’ailleurs bien le paradis des sectes lucifériennes et sataniques avec ses nombreux mouvements se réclamant du « Lucifer  Trust » d’Alice Bailey recyclés dans le développement personnel et les thérapies avec la soutien d’institutions et du pouvoir politique. Le pouvoir politique célébrant donc l’occultisme,  mais ce ne serait pas la première fois entre Ahnenerbe, société de Thulé  et franc-maçonnerie.  

Le sujet est en tout cas à creuser lorsque l’on sait aussi que des sociétés authentiquement sectaires et lucifériennes sont reconnues comme ONG par l’ONU.

Quant aux retombées du spectacle, il semble avoir plu puisqu’il est conservé sous forme de films largement diffusés et a obtenu le prix suisse Xaver dans la catégorie « meilleur spectacle public », puis le Golden Award de Montreux et enfin la pomme de bronze du Famab Awards.

Mais voyons plutôt en appuyant sur les paramètres pour avoir la traduction en français.

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Mafia politique : Illinois


Mafia = État et vice versa

Il est des choses que l’on ne peut dire dans ce pays au risque d’y perdre sa fortune, sa vie voire sa famille. Le fonctionnement de la mafia est tel que ceux qui veulent savoir finissent par être informés, mais pour que le système fonctionne il doit se nourrir de la confiance ou la peur et souvent des deux.

Le règne de l’État fonctionne sur les mêmes bases : avec en plus un vernis d’hypocrisie servi par une secte et la religion al-caponede l’intérêt général.

Or si un intérêt général existe bien ce qui est d’ailleurs très douteux, seul un Saint serait capable de le servir par son abnégation. Mais les hommes de l’État ne sont pas des saints et ceux qui sont à sa tête ont dû écraser tous leurs rivaux pour en arriver là.

Le pouvoir de réaliser l’intérêt général est donc placé entre les mains de ceux qui n’ont pas le moindre scrupule, des ambitieux, des pires salauds.

Quel intérêt vont-ils alors servir sinon le leur et celui de leurs amis ?

Comment vont-ils se faire respecter et taire les dissidences sinon par la violence ?

Comment chutent-ils si ce n’est pas un coup de couteau d’un ami pressé de leur prendre leur place ?

Vos voix valent de l’or

Oui vos voix valent de l’or, c’est bien ce que pensait George Ryan, gouverneur de l’Illinois, un drôle de Républicain qui n’hésitait pas à se montrer avec Castro.

Ryan avait eu une de ces bonnes idées qui consistait à monnayer des autorisations et des permis délivrés par son administration. Le scandale dit « Operation Safe Road » avait mouillé 77 de ses fonctionnaires et avait fini par le toucher.
L’affaire commença tragiquement en 1994 par un accident de la route qui enflamma une camionnette, coûta la vie à six enfants de la famille Willis et brûla gravement leurs parents, le révérend Duane Willis et sa femme Janet. L’enquête révéla que le camion à l’origine de l’accident avait acheté son permis de conduire à un employé du service des permis, la pratique était d’ailleurs habituelle et une douzaine d’employés de l’État vendaient ainsi le sésame des chauffeurs.

Scott Fawell, le directeur de campagne de George Ryan, fut inculpé pour fraude et racket, il se montrera alors très bavard. Richard Juliano, un autre lieutenant de George Ryan, avait aussi des fourmis dans la langue et avoua être mêlé au versement de commissions occultes pour l’obtention de marchés publics, au financement d’emplois fictifs …

Les fusibles n’ayant pas fonctionnés, il fut permis de remonter jusqu’à l’ancien gouverneur de l’Illinois qui se vit reprocher des faits de racket, de corruption, d’extorsion, de fraude fiscale. George Ryan avait accordé des contrats publics à des entreprises contre des pots de vin, il avait utilisé les fonds de campagne électorale pour régler ses dépenses personnelles et faire des cadeaux à son entourage (ce qui part tout de même d’un bon sentiment ;-), il avait accepté du cash, des cadeaux pour intervenir dans de nombreuses affaires en sa qualité de gouverneur de l’Illinois. Il fut aussi inculpé d’obstruction à la justice car il avait fait de son mieux pour étouffer l’enquête.

De la petite bière cependant car George Ryan ne faisait que suivre l’exemple donné par Otto Kerner Junior et Dan Walker qui l’avaient précédé au poste de gouverneur de l’Illinois, eux aussi furent inculpés pour corruption.

Le successeur de Ryan est un artiste dans son genre 

Ryan ne se représente pas en 2002, le démocrate Rod Blagojevich, assistant du procureur, avocat de formation, se fait alors élire sur un programme de lutte contre la corruption.

Une fois élu, il continue à percevoir des pots de vin pour acheter ses interventions de gouverneur ou pour l’adjudication de marchés publics, mais il voit plus grand et a l’idée assez culottée de revendre au plus offrant le poste de sénateur d’Obama, élu entre temps à la présidence des USA. Il profite là d’une des dispositions de la constitution de l’Illinois lui permettant de nommer un sénateur sur poste vacant.

Plus fort, il organise aussi quelques chantages à la dotation publique particulièrement odieux comme lorsqu’il menace de couper les vivres d’un hôpital des enfants, le Children’s Memorial Hospital de Chicago, si ses administrateurs ne lui versent pas 50 000 $.
Il menace aussi le journal « Chicago Tribune » de rétorsions financières s’il ne vire pas des journalistes qui ne lui plaisent pas.

Le journal en question n’oubliera pas et balance l’existence des « club des contributeurs » créé par Blagojevich, un club très privé dont le droit d’entrée est de 25 000 $ et qui offre en contrepartie la possibilité d’obtenir des contrats publics, des emplois (fictifs) et autres avantages. Le club comptait au moment où il a été balancé le nombre de 235 adhérents.
Blago qui envisageait de devenir président des USA à travers un « plan sur 6 ans », est finalement destitué de son poste de gouverneur en 2009.

Il participe l’année d’après à l’émission de télé-réalité « The Celebrity Apprentice » et là c’est Donald Trump qui le vire.

 

http://www.cafepress.com/+crook-county-illinois+yard-signs
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Ce qui est, ce que nous voulons


Souffrances, exploitation et guerres

terreQuand nous regardons la terre à partir de l’espace nous voyons une planète bleue merveilleusement belle et calme, les astronautes parlaient d’un sentiment de plénitude. Alors comment s’imaginer qu’à la surface de cette terre tant de souffrances perdurent : misères, famines, répressions sauvages, guerres sans fins …

Pourquoi tellement de malheurs s’abattent sur les hommes, des créatures intelligentes vivant sur une planète incroyablement riche ? Comment se fait-il qu’au quotidien, alors que la plus grande majorité d’entre nous parvient à se rendre productif, à coexister avec sa famille, ses amis, ses voisins ; comment se fait-il que notre société soit ravagée par les conflits et la violence ? Comment en sommes nous arrivés là ?

L’une des origines de nos malheurs repose sur la criminalité. Les criminels sont, universellement et à juste titre, condamnés. Pourtant la plupart des gens ne réalisent pas que les conflits à grande échelle et la violence institutionnalisée ne viennent que des États.

Les États : une violence à grande échelle

George   Washington l’a expliqué il y a plus de deux cent ans de cela :

« L’État n’est pas la raison, il n’est pas l’éloquence, il est la force. Tel le feu c’est un serviteur dangereux et un maître redoutable ».  

Les États ont émergé avec l’apparition de l’agriculture afin de protéger les propriétés des fermiers contre les bandits et les envahisseurs étrangers. Alors les dirigeants ont obtenu un blanc seing pour lever des armées afin de défendre le peuple. Mais ils ne se sont pas arrêtés là et ont profité de ce nouveau pouvoir qui permettait de lever des impôts avec l’aide d’hommes en armes, ce nouveau pouvoir qui permettait de mettre le peuple en esclavage.

Invariablement, les hommes de l’État ont usé de leur monopole de la violence « légitime » pour s’enrichir et en faire profiter leurs obligés aux dépens du peuple et des minorités les plus faibles.

Les hommes de l’État ont enrobé leurs actions dans des considérations collectives, que ce soit au nom d’un droit divin ou d’un supposé progrès social. Ils ont convaincu le peuple de se sacrifier au nom d’un mythique « intérêt général ».

La dérive socialiste des États

Les socialistes, dont les fascistes, conçoivent la société en tant qu’organisme vivant dans lequel les individus sont des cellules aux fonctions multiples qui doivent être commandées par un système nerveux central : l’État. Les socialistes pensent que leur planification scientifique centralisée de l’économie mènera aux objectifs utopiques d’une société égalitaire.

Cependant, donner un pouvoir absolu à une poignée de privilégiés a toujours eu pour résultat une concentration des richesses entre les mains d’une élite corrompue. Tous les autres sont condamnés à subsister dans la peur et la pauvreté. Et puis comme les dissidents – réels ou imaginaires – sont une menace pour le « plan », alors ils sont impitoyablement persécutés. L’héritage du monopole politique sur la société au 20ème siècle c’est l’esclavage et l’extermination de masse à l’initiative du totalitarisme socialisme personnifié par Mao, Staline, Hitler, Pol Pot …

Cassons la dynamique totalitaire

Au contraire la liberté reconnaît la dignité et la primauté de l’individu. Une société libre est assise sur le respect mutuel des droits inaliénables de chacun de vivre comme il l’entend, aussi longtemps qu’il ne porte pas préjudice aux autres par la force ou la fraude. Les institutions d’une société libre sont constituées par l’association volontaire et le financement privé. Des agences de protections, fonctionnant sous le principe de l’assurance, auront pour fonction la résolution des conflits et la protection des individus, la liberté et la propriété sont assurées par la police, les cours de justice et une défense basée sur un engagement volontaire. Ces agences seraient financées par des droits d’adhésion et des contributions volontaires.

Quand la liberté a germé, elle s’est toujours accompagnée de progrès économiques et culturels, elle a permis au peuple d’accumuler des richesses et de jouir d’une vie plus épanouie. La tolérance et la liberté individuelle ont produit une floraison des arts, de la philosophie, de la science. La Grèce classique, la Rome républicaine, la Chine du 11ème siècle et l’Amérique de 1776 ont jouis à différents degrés de cette liberté et de ces progrès.

Pourtant la croissance débridée des pouvoirs du politique a saccagé la liberté et la prospérité dans chacune de ces grandes civilisations. Il y a une trentaine d’année on pouvait penser que le socialisme allait détruire définitivement notre héritage de la Renaissance, des Lumières et de la Révolution américaine.

Aujourd’hui les horreurs du socialisme inspirent une nouvelle soif de liberté à travers le monde. Ceux qui se battent contre l’interventionnisme sauvage des États dans nos sociétés qui vont à vaux l’eau, brandissent haut les idéaux de la liberté et proposent des solutions pratiques pour mettre les dommages du socialisme et de la social-démocratie. Ces mesures passent par la fin du harcèlement fiscal ; la privatisation générale du domaine d’État ; la déréglementation ; l’abolition du protectionnisme ; la promotion de la propriété privée ; la décentralisation ; la reconnaissance du droit à l’autodéfense ; la fin des censures et des prohibitions.

Xavier COLLET, le 5 août 2002

 

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Business collectiviste pour enseignant informé … ou pas


En mars 2004, j’avais déjà mis le pied dans le business collectiviste à destination des enseignants sous le titre « à boycotter d’urgence ». 

J’y faisais référence à toute une galaxie commerciale s’organisant autour de la clientèle enseignante, il y avait effectivement de quoi faire, sauf que depuis la CAMIF a mis la clé sous  la porte, mais d’autres trucs ont bien dû émerger …

Mais lisons plutôt :

Une de mes lectures favorites est devenue le magazine du syndicat des enseignants UNSA (il y a encore pire du côté de la FSU), je l’absorbe dans ses détails à la recherche de scoops bien croustillants, de conneries bien gauchistes ou encore d’informations qui m’apprendraient quelque chose. Et justement les informations qui m’importent le plus en ce moment sont relatives à la connaissance du maillage associatif et entrepreneurial qui, outre les sempiternelles subventions, sert de pompe à finances à l’inépuisable activisme des ennemis de la liberté.

Je me rends ainsi compte qu’à notre corps défendant, moi et vous certainement, par nos actes d’achats de biens ou de services, acquittons le prix de ces cordes qui aspirent à nous pendre.

Ainsi je ne connaissais pas l’association « Solidarité Laïque », j’apprends maintenant qu’elle est une coquille d’entreprises, coopératives et associations. Effectivement son président se trouve être à la tête de la CAMIF, boite de VPC pour fonctionnaires. Ses vice-présidents représentent « Jeunesse en Plein Air », pour les camps de … vacances, la MGEN, mutuelle monopoliste des enseignants qui s’affiche anti-capitaliste et la « Ligue de l’Enseignement ». Son trésorier vient d’ « Arts et Vie », oups un club de vacances que j’ai fréquenté en famille au début des années 80.

L’info s’arrête là, je ne connais pas les prises de positions publiques de « Solidarité Laïque », j’hésite tout de même à leur demander une obole pour l’ADEL. Je me disais bien que la MGEN était irrécupérable, mais enfin pour les autres je ne savais pas qu’ils donnaient dans le collectivisme. Après tout je me trompe peut être, heureusement Internet est là et je vais en avoir le cœur net.

Je tape «Solidarité Laïque » et atterris sur son site, lequel présente une déclaration commune qu’elle a signé avec  … la coordination SUD, argh, le CCFD, oh les théologiens de l’aliénation, Act Up, Max Havelaar France, Greenpeace France, Solagral, … Diantre rien que de la merdouille tout ça. Mon opinion est faîte et je sens poindre le boycott bien Libertarien d’Arts et Vie, CAMIF et consorts. Mais c’est qu’il est curieux le Collet, alors il ouvre ses petits yeux inquisiteurs et lit.

Humpf, la déclaration a à voir avec la Conférence de Cancun et les signataires nous la jouent antimondialiste commençant par la dénonciation des mécanismes de marché et du libre-échange au nom du développement durable, bizarre ça ! Puis, ils affirment que « la moindre des choses serait de reconnaître que tout le monde n’est pas gagnant à ce jeu du libre-échange généralisé ».

Et là, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, je suis convaincu, un sentiment de pitié extrême me prend à l’égard de tous ces gentils dictateurs, de ces fonctionnaires corrompus, de ces pauvres politiques. Lesquels dans un environnement mondialisé ne pourront plus gérer leur clientèle protectionniste subventionnée, ne pourront plus rançonner les masos productifs avec cet affabilité qui les caractérise. Mais je suis rassuré comme doit l’être aussi Solidarité Laïque, la conférence a échoué et les relativement riches pourront se préserver de la concurrence sauvage de ces misérablement pauvres du Tiers-Monde grâce aux subventions à l’exportation que nos gouvernements nous rackettent.

Bon j’avoue que sur le coup j’ai l’ironie triste, il n’en reste pas moins que j’approuve Solidarité Laïque en matière de défense du développement durable.
Oui ce concept est aussi au centre de notre pensée bien libérale : nous ne devons pas vivre aux dépens des générations futures. Et c’est au service du développement durable que nous ne pouvons plus accepter ce système de répartition qui force nos jeunes salariés à cotiser en sacrifiant leur génération et la suivante, c’est mettre au premier plan le développement durable que de proclamer que les hommes de l’Etat aggravent leurs crimes en alourdissant les déficits et les dettes budgétaires et sociales, léguant à nos enfants le fardeau d’une faillite inéluctable. Le développement durable implique le passage immédiat à la capitalisation, la fin des dettes et des déficits budgétaires par un reflux tout révolutionnaire du domaine de l’Etat.

Je ne lirais pas plus loin cette déclaration de Solidarité Laïque car je sens que déjà qu’ils nous devancent dans ce combat. Ah vraiment comme on peut se tromper sur des premières impressions, c’est fou non ?…

Xavier COLLET, le 24 mars 2004

 

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Le sévice civique contre les valeurs marchandes


Les élections présidentielles de 2017 en France ont été l’occasion de revenir comme tous les cinq ans sur le rétablissement d’une des contraintes que nous pouvions  supposer disparue : un service militaire ou civique obligatoire. Le site « Russia Today » en français examine les promesses des candidats

Alors qu’un service civique existe déjà et ne concerne finalement pas grand monde, le candidat Emmanuel Macron, afin  de faire plaisir à son ex-pote de Pau, s’était engagé à créer un service militaire obligatoire d’un mois.

Je ne résiste donc pas à l’envie de vous ressortir un article qui date du 18 mars 2007 : les prétextes du sévice obligatoire pour tous n’étaient pas exactement les mêmes, les fondements idéologiques s’annonçaient plus explicitement anti-libéraux, mais la fable du « vivre ensemble »  rebaptisée « mixité sociale » et « cohésion républicaine »  n’était déjà pas si loin.

Nous étions donc dans la France d’il y a dix ans, une proposition de loi des sénateurs Courteau (PS et toujours en fonction en 2017)  et Rainaud (UMP) visait à créer un « service civique citoyen » (sic) obligatoire.

Voila ce qu’il convenait d’en dire.

Une telle proposition doit apparaître comme ce qu’elle est, c’est-à-dire un outil d’asservissement et cela à un double titre :

  •  d’abord parce qu’elle tend à restaurer l’esclavage institutionnel à l’instar de la corvée ou de la conscription ;
  •  mais encore parce que cette période d’esclavage serait consacrée à briser les ressorts de l’individualité et à renforcer l’asservissement des esprits au tout-État.

De fait c’est bien dès la première sentence de l’exposé des motifs que cette proposition entend répondre à un individualisme montant qui :

« engendre incivilité, violence et dilue le sentiment d’appartenir à la collectivité nationale ».

Nos sénateurs, censés parler en notre nom, imputent à l’individualisme tous les maux de notre société.

Ce n’était pas la première fois qu’un tel procès est intenté, Jean-François Revel s’en était déjà offusqué dans un article du Point intitulé  » l’école du civisme « .

Il ne faisait alors que tourner en dérision un sociologue se lamentant sur la dissolution du lien social, conséquence de la « montée de l’individualisme ». L’excellent Revel s’interrogeait alors sur le symptôme d’un malaise qui pointait à travers de telles analyses. La correction que notre regretté essayiste administrait à l’alter-comprennant philosophe m’avait inspiré dans « pègre scolaire » la réflexion qui suit.

« Ce sociologue s’est il déjà frotté à une Zone d’Éducation Prioritaire ? Connaît-il ces délinquants « individualiste », leur a-t-il parlé, les a-t-il vu dans leur quotidien ? Non, visiblement non, où est l’individualisme dans le « posse », la loi de la bande qui met à l’écart celui qui ne se conforme pas à une mode vestimentaire, qui n’adopte pas cette « novlangue » à la Orwell ? Oui, cette langue faite pour réduire au strict minimum les concepts, le fameux séfran admiré par des ersatz d’intellos, construit sur des expressions sexistes et violentes et limitant le champ sémantique, rendant impossible la communication de notions abstraites et élaborées. Abrutis par les clips de gansta rap, baignés dans « le grégarisme de la violence primate » comme le dit Revel, ces pseudo produits de l’individualisme sont en fait des victimes d’un collectivisme de repli qu’ils ont intégré parfaitement. »

Mais visiblement les liberticides sénateurs en question favorisent plutôt les lectures des sociologues qui pointent à Alternatives Économiques ou dans les manuels de sciences économiques et sociales des lycées. Pour eux des jeunes individualistes ont pour caractéristique principale d’oublier leurs devoirs vis-à-vis de l’État « une confusion s’est établie entre droits et devoirs ». Il ne leur viendrait pas à l’esprit que ce constat découle d’une idéologie foncièrement antilibérale. L’anomie n’a rien à voir avec l’application de valeurs, a fortiori de celles qui accompagnent l’individualisme.

Le  » tout nous est acquis «  vient de ce que l’école a réussi partiellement à dégoûter les 80 % de classe d’âge au bac en leur présentant la vie active comme lieu d’exploitation patronale, de racisme, … C’est bien l’éducation nationale qui a opéré un laminage des esprits par le bas et inculqué la conscience du « droit à » contre le « droit de », le droit au bac, à faire la grève, à un revenu, à spolier au nom de l’égalitarisme.

En bref le système a drogué à l’État ceux qui croient désormais dur comme fer qu’ils peuvent par son intermédiaire jouir sans entrave.

Et les sénateurs de s’affliger de ce que « nos valeurs communes s’érodent, nos solidarités traditionnelles s’affaiblissent », les pompiers pyromanes que voila !

Les valeurs qu’ils défendent ne sont plus que des mots creux qui veulent tout dire et le contraire de tout, des valeurs exprimées par une novlangue à laquelle on accole immanquablement l’adjectif citoyen. Ces valeurs qui consistent à manifester contre le CPE, la sélection au mérite, le pseudo-danger fasciste, mondialiste ou libéral, ces valeurs de l’anti-individualisme ne pouvaient qu’ébranler les solidarités traditionnelles au profit du racket institutionnalisé.

Quand on a le droit à, pourquoi demander poliment ou servir pour obtenir en retour ? Non on se sert et si on n’obtient pas c’est qu’il s’agit d’une injustice. Que faire contre cette décadence de l’âme qui génère un troupeau grégaire de moutons enragés ? Mais « leur transmettre les valeurs de la République », alors qu’ils ont trop bien interprété celles de notre belle république sociale, de ce modèle que le monde entier nous envie, puisqu’un sondage révèle que pour les jeunes français plus que tous les autres jeunes du monde le terme « capitalisme » est un gros mot.

Leur « apprendre à vivre ensemble et autrement, transcender les différences, s’ouvrir aux autres », mais n’est ce pas là le programme de l’école qui en a même fait sa priorité sur les savoirs ?

Et puis, n’apprend-on pas dans les écoles, où les concours sélectionnent les enseignants pour leur conformisme idéologique, que les valeurs marchandes et individualistes sont à combattre ?

Pourquoi alors, le plus sérieusement du monde, dans cette proposition sénatoriale inscrire encore ce qui constitue un des piliers du projet scolaire :

 » Le service civique peut être un instrument de la bataille culturelle contre les valeurs marchandes et individualistes de notre société. Il doit montrer que les valeurs au fronton de nos mairies sont plus importantes que celles du CAC 40  » ?

Peut-être parce que pour qu’un message passe dans des esprits rendus obtus, il faut jouer de la répétition comme d’un mantra. Aucun doute ne nous est donc plus permis quant aux intentions des promoteurs du retour de l’esclavage institutionnel, le bourrage de crâne scolaire ne les satisfait pas encore suffisamment, avec le service civique citoyen (sic) OBLIGATOIRE, nul ne pourra plus passer entre les mailles du filet, on pourra y éradiquer ce qui reste de libéralisme et promouvoir un peu plus l’état d’esprit prédateur que d’aucuns osent qualifier d’ individualisme.

Ce sera aussi une façon d’offrir aux associations bien-pensantes de lutte contre l’ultra-libéralisme une main d’œuvre gratuite et corvéable. Voila du travail gratuit offert pour de mauvaises causes tels que tous les pays socialistes ont su les instituer. Mais c’est encore une façon de créer de nouveaux postes de fonctionnaires à travers la mise sur pied d’un établissement de sévice public….

Décidément voila bien là  un attentat contre l’individualisme, le vrai, celui qui participe de la liberté de penser et de la dignité de la personne humaine…

Xavier Collet, le 18 mars 2007

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Vérités officielles contre information libre


 

Aux pieds les médias !

Les médias : journaux, télévision, cinéma, façonnent notre perception de la réalité.

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L’information officielle sur le Petit Père des Peuples, toute autre vision menait au goulag

Les États, à un degré plus ou moins important selon leur régime, ont donc eu le souci de contrôler les médias. Tâche qui fut le plus souvent menée avec succès du fait du lien entretenu entre le pouvoir et la presse.

 

Ainsi être Russe en URSS c’était croire que la production nationale ne cessait de battre des records alors que le monde capitaliste sombrait dans une crise finale marquée par de terribles violences et une famine généralisée. C’était regarder le film « Les raisins de la colère » en pensant que les ouvriers et les paysans subissaient les pires des injustices, croire que les prolétaires trouvaient en URSS leur paradis sur terre.

Toute autre information était fausse et il n’existait pas de droit à propager des rumeurs de vérités, ceux qui l’ont payé de leur vie en témoignent.

Les guerres étatiques de l’information

La guerre froide et le progrès technologique avec la possibilité de diffuser des émissions radiophoniques de l’étranger a remis en cause l’hégémonie informationnelle des États sur leur population.

Le développement de Radio Free Europe après la Seconde Guerre Mondiale est vécu par le bloc de l’Est comme une agression. Il y est prohibé d’écouter cette radio sous peine de prison  et d’importants moyens sont développés afin de brouiller les émetteurs et de débusquer toute dissidence. Pour les pays communistes la Vrai Information vient des agences officielles, celle de Radio Free Europe est une fausse information.

La censure communiste ne permet pas de confronter des visions de la réalité, d’entrer dans un débat entre idéologies différentes mais seulement de dire ce qui est labellisé vrai et donc autorisé, ce qui est labellisé faux est donc interdit. L’interdiction suppose bien sanction de l’information, et de l’informateur, mais aussi de celui qui s’informe.

Les vérités étatiques ont cependant souffert des développements technologiques. Les ondes ont tué la croyance dans le communisme alors que les Russes réalisaient que les Occidents vivaient mieux qu’eux. 

Comment tenir une population qui ne croit plus en des vérités officielles ?

Le défi des informations non étatiquement filtrées

Avec le développement de l’Internet et surtout des réseaux sociaux, les médias autorisés ont perdu le monopole de l’information.

Ces médias autorisés, qui se prétendent contre-pouvoir, ne supportent pas leur remise en cause. Ils peuvent compter sur le soutien des pouvoirs en place puisque le poids de la censure puis de l’auto-censure, enfin du politique correct qui en est une des formes, fait d’eux un outil de conservation et d’étaiement du système.

Certes certains journalistes, réalisateurs se présentent comme des « rebelles » mais leur rébellion va toujours dans le sens du renforcement du pouvoir étatique et de la mise sous contrôle des libertés individuelles. Dans ce sens ils ne sont rebelles que par la volonté médiatique et étatique de les présenter ainsi.   

S’ils lèvent le masque justement c’est dans le sens où ils s’opposent à la concurrence que leur impose désormais des pourvoyeurs d’informations non professionnels, ceux qui s’expriment sur Youtube, facebook, tweeter, instagram et ailleurs et qui réussissent à passer des messages qui ne seraient jamais sortis dans des médias traditionnels.

Journalistes, éditorialistes, réalisateurs, classe parlante en général, qu’elle se présente comme la voix de son maître ou celle des contestataires, s’exprime afin de dénoncer le complotisme des « journalistes amateurs» ou de voir des complots elle-même dans la reprise de « fausses rumeurs » ou d’idées dites « nauséabondes ».

Donald Trump face  à l’hystérie des médias officiels

Le meilleur exemple que nous pouvons donner de l’inféodation des journalistes mainstream peut se lire à travers leur analyse de la victoire du président Donald Trump aux USA.

Hillary Clinton représente le système étatique établi et les élites de l’État-Providence dans toutes ses dérives socialisantes qu’il est de bon ton de considérer comme politiquement correct. Donald Trump est politiquement incorrect et doute de toutes les assurances médiatiquement validées.

L’ensemble des médias va donc taire les gravissimes affaires dans lesquelles sont empêtrés les Clinton ainsi que la vague de morts suspectes concernant toute personne pouvant les mettre en cause. Par contre tout ce qui concerne Donald Trump sera inventé, déformé, amplifié donnant lieu à de véritables « fake news » étatiques et scandales dans des verres d’eau.

Pourtant Trump a gagné et Clinton a perdu !

C’est la faute du peuple qui s’exprime sur les réseaux sociaux, exprime ouvertement son scepticisme vis-à-vis de l’information officielle et fait douter. Ce peuple qui regarde moins la télévision et préfère youtube, qui ne lit plus une presse qui ne survit désormais que grâce aux subventions publiques.

Si le peuple lisait L’Humanité, Libération, Télérama, l’Obs, surtout Le Monde et même quelques fois Le Figaro, il ne remettrait pas en cause les élites à promouvoir. S’il regardait gentiment Canal Plus et les autres chaînes publiques ou privées, pas de problème non plus, et ceci ne vaut pas que pour la France : avoir une carte de presse c’est une garantie de bien-pensance.

Mais le peuple veut penser et écrire maintenant et l’État est en train de perdre son monopole de l’information.

Les formes de la guerre contre l’information indépendante

Une guerre est donc menée et la réaction de l’État est la suivante :

  • Continuer voire augmenter les aides à la presse officielle et à certains médias du net inféodés ;
  • Développer la presse officielle sur le net et alimenter les commentaires officiels-officieux sur les réseaux sociaux ;
  • Former, notamment à l’école, sur la bonne utilisation des réseaux d’information et la distinction entre une information « fiable » et une information « complotiste » ;
  • Mettre en place des moteurs de détection des « sites non fiables » selon le critère étatiquement conforme, comme le fait notamment Le Monde avec le Décodex qui considère par exemple que le site de Contrepoints, de Contribuables associés, celui de Russia today ou de Fox news ont délivré de fausses informations …

Cela c’est pour agir sur un terrain qui nous fait la poche (subvention) et qui conditionne les esprits.

Mais comme ce ne sera certainement pas suffisant, un appel est lancé aux propriétaires des réseaux sociaux afin de leur demander de censurer eux-mêmes, ce qu’ils font d’ailleurs quelquefois notamment sur Facebook sous la direction du politiquement correct Mark Zuckerberg.

Ainsi Christiane Taubira accuse les utilisateurs des réseaux sociaux d’avoir exprimé leurs idées et leurs  soutiens à  Donald Trump décomplexant un vote politiquement incorrect. Cette parole non officielle est pour elle une « désinformation méthodique ».

Il aurait donc fallu ne pas laisser passer de telles informations. « Les responsables de ces réseaux doivent être responsabilisés, ils ont une responsabilité » , dit-elle sur une émission que personne n’écoute. Elle ajoute que « cet espace virtuel ne peut pas être complètement hors de toute règle , de tout principe, de toute éthique » . En clair, elle appelle à une épuration des réseaux lorsque les informations émises sont non étatiquement, cela sous peine de poursuites pénales des hébergeurs.

Même tonalité chez l’inaudible Benoît Hamon qui entend faire jouer une coresponsabilité des hébergeurs.  

On comprend bien que menacer les hébergeurs est un argument de poids pour faire taire l’information populaire, un argument fondé sur beaucoup de mauvaise foi d’ailleurs car on retrouve pas mal de conneries étatiques sur les réseaux sociaux puisque les militants de tous poils et notamment ceux subventionnés se répandent tout aussi bien pour y exprimer leurs envies de meurtre contre le président américain légitimement élu. Mais cela n’est pas reproché aux hébergeurs même si la fondation Clinton n’est pas très loin.

De toute façon la technologie n’a pas de frontières et les informations libres trouvent toujours leur havre, à Seeland ou ailleurs. L’hébergeur qui censurera marquera là la mort de son réseau face à une concurrence qui se développe.

Il reste alors l’arme du contrôle complet de l’information, celle qui consiste à débusquer l’internaute et à lui faire payer sa fréquentation de certains sites d’informations « complotistes » ou sa publication, ses commentaires.

Cela c’est possible, un test est d’ailleurs lancé grandeur nature au nom du délit d’entrave à l’IVG.

L’opinion sur l’IVG n’est pas le problème, non le problème c’est d’affirmer « la liberté d’expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits » comme l’a fait Laurence Rossignol en faisant passer une loi pénalisant ce qu’elle qualifie de sites de  « désinformation ».

On commence par l’IVG et comme personne ne dit rien, on continue.

La réponse de l’État à la fin du monopole informationnel serait donc la mort de la liberté d’expression dans le sens où cette liberté échappe à ses médias.

Mais sauf à créer une législation mondiale portée par une structure internationale, on ne pourra pas faire taire les réseaux d’information.  

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