OBAMAGATE ou l’histoire d’un coup d’État


Un homme au sein du système

Le général Michael Thomas Flynn âgé aujourd’hui de 61 ans, est issu d’un milieu aisé proche du parti démocrate (gauche américaine).

Il  possède un bagage solide : diplômé en gestion, en arts, en sciences, en littérature dans des établissements militaires. Il s’enrôle à 23 ans dans l’armée et participe à la libération de la Grenade et à la démocratisation d’Haïti. La première opération est un succès, la seconde connaît des conséquences, disons mitigées.

flynnEn 2001 il rejoint le renseignement militaire. Il va y occuper les plus hautes fonctions et développe de  nouvelles techniques de lutte contre le terrorisme en Irak et en Afghanistan ainsi que contre Al Qaida. Son rôle est largement reconnu et crédité, il est alors nommé directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA) par Obama en 2012, ceci ne pose pas de problèmes pour les deux hommes puisque Flynn est adhérant au parti démocrate.

Il se créé alors de solides inimitiés par sa volonté d’unir l’ensemble des services de renseignement et par sa défiance envers le triomphalisme d’Obama au sujet de sa prétendue victoire contre le terrorisme islamiste. Pour Flynn, le danger est encore plus grand qu’avant 2001, il est démissionné en 2014.

Le ralliement de l’homme qui en sait trop

Mis à la retraite, il créé ensuite avec son fils une agence spécialisée dans le conseil dénommée Flynn Untel Group. Ses services sont alors sollicités lors de la campagne présidentielle de Donald Trump en février 2016.

Les renseignements dont dispose Michael Flynn relativement au « deep state » lui permettent de poser des faits qui dérangent jusque dans le camp républicain :

  • Obama a dissimulé une partie des opérations de Ben Laden et de l’Etat islamique ;
  • Hillary Clinton a du sang sur les mains et devraient faire l’objet d’enquêtes à ce sujet qui pourraient bien la mener à la case prison ;
  • John Brennan, directeur de la CIA a détourné plusieurs milliards de dollars d’argent public au profit d’une compagnie sous-traitante dont il détient le capital.
  • L’affaire du Pizzagate révélée notamment par Wikileaks est tout à fait sérieuse et touche les plus hautes sphères du camp Clinton, comme nous le vérifierons plus tard avec l’affaire Jeffrey Epstein et le Lolita Express.

flynn tweetLe général Flynn en pleine campagne avait peut-être trop parlé. Il est toujours dangereux de menacer son ennemi avant de passer à l’action. Pourtant 4 jours avant la victoire, soit le 4 novembre 2016, Michael Flynn envoie un tweet sous le hashtag #spiritcooking en référence aux viols et meurtres d’enfants du Pizzagate, et #Draintheswamp, promesses d’arrestations des criminels au pouvoir dont Hillary Clinton et Alexandra Ocasio Cortez (voir image). Pour enfoncer le clou dans le naufrage du camp adverse il se moque d’Anthony Weiner, personnalité démocrate qui aurait pu décrocher la mairie de New York s’il ne s’était pas masturbé devant une de ses petites copines mineure avec son fils endormi en arrière-plan.

Il faut faire taire le général Flynn

Tétanisé par une possible nomination du général Flynn à la sécurité nationale, Obama, encore en poste, avait voulu faire pression sur le nouveau président élu afin de le dissuader de lui confier le poste. Obama avait prétendu que Flynn n’en avait pas les qualités alors que nul n’avait plus d’expérience et de bagages en matière de sécurité !

Le général Flynn devient conseiller à la sécurité nationale dès le début de la présidence Trump et cela est une véritable catastrophe pour le camp démocrate car des têtes devaient tomber, souvenez-vous du « drain the swamp ».

Cathy McFarland, sa conseillère adjointe pendant ses 4 mois de service, dira que Michael Flynn pour avoir servi l’administration Obama au sein de la DIA savait où tous les corps avaient été enterrés. 

Commence la fameuse manip du camp démocrate qui craint des révélations alors que des témoins clés disparaissent encore récemment avec le faux suicide de Jeffrey Epstein. 

Mais il n’y a rien à gratter concernant le général Flynn, et pourtant il est accusé d’avoir négocié l’atténuation des sanctions commerciales infligée à la Russie suite aux représailles paranoïaques d’Obama qui accusait les autorités du Kremlin de lui préférer son adversaire républicain et d’intervenir dans la campagne électorale.

Le procès de Moscou

Dans l’affaire du coup de fil à Moscou, la presse aux ordres des démocrates va s’acharner jusqu’à pousser le général Flynn à la démission le 13 février 2017.

Alors que les suicides et accidents fantaisistes se multiplient dans l’entourage des Clintons, des menaces d’élimination physique sont produites sur la famille de Flynn, celui-ci écrit une lettre de faux aveux dans laquelle il prétend avoir « par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d’autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie».

Le directeur du FBI, James Comey, créature du parti démocrate, fait fuiter dans la presse démocrate, en l’espèce le New York Times, une fake news dans laquelle il prétend que Donald Trump lui aurait demandé d’abandonner l’enquête (quelle enquête ?) sur Michael Flynn. Il est dommage dans cette affaire que le président Trump n’ait pas limogé immédiatement toute l’équipe d’Obama dont Comey en premier lieu. Cela sera fait mais un peu tard.

Une autre créature des Clinton, Robert Mueller, procureur spécial chargé de l’enquête sur les liens entre le gouvernement russe et l’élection du président Trump, poursuit dans les faits la paranoïa d’Obama et s’acharne à son tour sur Michael Flynn. Outre les menaces de mort sur sa famille, un nouveau chantage, plus légal celui-ci, est mis en place par Mueller. Ce chantage consiste à obtenir un plaider coupable au sujet de fausses déclarations qu’il aurait faites au FBI relativement à ses conversations avec l’ambassadeur de Russie. Michael Flynn avoua lors « avoir demandé à la Russie de ne pas faire monter la tension en réponse aux sanctions appliquées le jour même par le gouvernement américain ».

Cette tempête dans un verre d’eau semble complètement surréaliste vu de France et interroge sur le pouvoir du FBI aux USA.

Les diffamations révélées

Finalement on ne saura jamais le vrai du faux sur des détails insignifiants. Croyez-vous ?

Eh bien si, cette fripouille de  Robert Mueller, contre toute attente, ne parvient pas à crédibiliser les preuves bidonnées. En mars 2019, après avoir fait gagner un temps précieux aux criminels de son camp, il doit bien conclure à l’absence de preuve de collusion entre la Russie et l’équipe du Président Trump.

L’affaire se retourne alors contre les Démocrates pour une enquête sur l’enquête et ce qu’elle nous apprend n’est rien de moins qu’une conspiration dirigée personnellement par Barack Obama pour obtenir la destitution d’un président en exercice sur des preuves fabriquées.

On appelle cela rien moins qu’une tentative de coup d’Etat avec la complicité de la plus grande partie des médias mainstream aussi bien américain qu’étrangers.

Éclate alors l’affaire dit ObamaGate.

ObamaGate nous y voila

Les documents obtenus lors de la contre-enquête montrent que l’investigation du FBI visant l’équipe Trump a été lancée dès l’été 2016 et que les Démocrates en étaient informés mais pas les Républicains.

Comment pensez-vous que les Démocrates soient si bien informés si ce n’est pas eux qui ont lancé le FBI à la recherche de preuves à bidonner ? L’agent britannique Christopher Steele avait d’ailleurs confirmé lors d’une audience tenue en décembre 2018 avoir été payé par  Fusion GPS, un cabinet d’enquête au service de l’équipe d’avocats de la campagne d’Hillary Clinton (cabinet Perkins Coie). Christopher Steele était rétribué pour réunir des preuves de relations établies par Donald Trump avec l’étranger. C’est le comité national démocrate qui le rémunérait afin de permettre à Hillary Clinton de contester une possible défaite aux élections de 2016. Voila donc qui relie directement l’enquête du FBI à Hillary Clinton et à Obama et qui met en évidence la collusion entre les deux personnages et James Comey.

Rappelez-vous aussi l’entretien entre Obama et Trump avant que ce dernier n’entre en fonction, la volonté d’Obama de discréditer le général Floyd afin de l’écarter du poste pour lequel il était pressenti avait tout de la menace. C’était avant tout Michael Flynn que l’élite criminelle de Washington craignait. Donald Trump n’a pas cédé et Obama prend alors la décision de diriger le deep State ce qui explique jusqu’à maintenant le peu de pouvoir de l’équipe Trump depuis son élection.

Ainsi, alors que le 4 janvier 2017 la recherche de preuves d’une collusion entre le général Flynn et les Russes amène le FBI à conclure à l’absence de toute implication,  Obama organise le lendemain une réunion à la Maison Blanche. Lors de cette réunion à laquelle participaient notamment Sally Yates, à la direction de l’appareil judiciaire, Joe Biden, son vice-président, Sally Rice de la NSA, John Brennan de la CIA et James Comey, directeur félon du FBI, Obama ordonne de rouvrir l’enquête s’arrogeant le pouvoir judiciaire. Pire encore il demande au personnel de la Maison Blanche, qui devait travailler avec la nouvelle équipe, de l’informer des faits et gestes de Trump, cela vaut notamment pour Sally Yates et James Comey qui conservent leurs postes. Il leur indique de creuser sur les entretiens que Flynn a pu avoir avec l’ambassadeur de Russie.

Deux semaines après soit la veille de la passation de pouvoir, Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale (NSA) s’écrit alors à elle-même un mail faisant référence au complot organisé par Obama : « le Président Obama a commencé la conversation en insistant sur son engagement à ce que chacun des aspects de cette affaire sous gérée dans les règles par les représentants de la loi et de la sécurité intérieur. Il a bien insisté sur le fait qu’il ne donnerait pas d’instructions ou de directions, il a réitéré que la justice devait procéder normalement et suivant les règles. »

Voila donc une façon étrange de procéder en s’envoyant soi-même un mail destiné à dédouaner Obama alors qu’à ce moment rien n’indique qu’il soit mis en cause.

Pourtant dès l’entrée en fonction de Donald Trump, des personnalités de la Maison Blanche et du deep State organisent des fuites dans la presse toute dévouée au clan Clinton-Obama, il est question d’interventions russes dans la campagne électorale en visant en priorité le général Flynn afin de le faire évincer par Trump. C’est finalement James Comey qui sera mis en cause et viré, mais il aura le temps de mettre en place une officine au sein du FBI dirigée par son second, Andrew McCabe pour continuer le travail de sape pendant deux ans. Les médias accompagneront systématiquement ce travail afin de gêner au maximum l’action du gouvernement, des fuites sont organisées auprès d’éditorialistes en fonction des stratégies de déstabilisation à mener. Ils présentent des canulars comme des faits, écartent des accusations fondées comme « théorie de la conspiration ». Ils organisent des  campagnes de mobilisation en faveur de Comey, de Mueller.

Le deep State fait feu de tout bois pour gagner du temps

Mais les faits sont têtus, qu’importe les élites criminelles ont gagné du temps et il a fallu donc attendre le 7 mai 2020, soit plus de trois ans après l’entrée en fonction de Donald Trump, pour qu’il soit reconnu que l’enquête voulue par le clan Clinton-Obama n’avait pas de « base légale ». Le général Flynn a été poussé à la démission pour que des arrestations aux plus hauts niveaux  n’aient pas lieu.

Manque de courage, menaces précises, rien ne tenait pourtant y compris à l’intérieur du FBI où le front anti-Flynn n’avait pas convaincu ceux qui n’avaient rien à se reprocher. C’est d’ailleurs du FBI que viennent les éléments prouvant que Comey a joué le petit soldat aux ordres du deep State. Ainsi un agent du FBI dans une circulaire interne interroge sa hiérarchie en ces termes au sujet du général Flynn: « Quel est l’objectif ? Lui faire admettre la vérité ou le faire mentir pour que nous puissions le poursuivre ou le pousser à la démission ? » La réponse est bien dans la question, il ne fallait pas que Flynn fasse le boulot donc il fallait l’éliminer par tous les moyens possibles.  Parmi ces moyens, un ancien du FBI, Kevin Clinsmith, a avoué avoir falsifié des emails dans le cadre de l’enquête sur le général Flynn.

Le plan B : l’instrumentalisation de la racaille

Mais le pire c’est que toutes années perdues ont permis aux élites criminelles du deep State américain (et pas seulement) de ne pas répondre des actes atroces qu’ils ont pu et continuent à commettre. Les événements insurrectionnels actuels portés par les médias et financés par l’appareil démocrate et le financier Soros rentrent dans cette même logique et ont permis de paralyser les actions nécessaires d’assainissement (drain the swamp) promises par l’équipe Trump.

Il est temps de frapper fort

flynn obamaIl est donc bien temps de rétablir l’ordre de la façon la plus durable possible et de décerner les punitions après que le comité Pulitzer se soit déshonoré en ayant remis son prix du reportage 2018 au fake news du Washington Post et du New York Times pour avoir « commis des reportages de grand qualité et d’intérêt public qui ont permis à la nation de mieux saisir l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 et ses liens avec la campagne électoral de Trump ».

Sources :

https://thefederalist.com/2020/05/08/obama-biden-oval-office-meeting-on-january-5-was-key-to-entire-anti-trump-operation/

https://www.grassley.senate.gov/news/news-releases/grassley-graham-uncover-unusual-email-sent-susan-rice-herself-president-trump-s

https://www.americanthinker.com/blog/2020/06/flynn_targeted_for_destruction_because_he_wanted_to_investigate_brennans_off_the_books_billions_of_dollars_at_cia.html

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Le rôle de l’école selon le confinement


La passion d’égalité a détruit l’école la transformant en une gigantesque garderie et un lieu de pensée servile. 

Vous en doutez, pourtant vous sortez comme nous du confinement.

Quelle fut donc la priorité du gouvernement dans le cadre du confinement ?

  1. Réouvrir les écoles pour que les parents puissent aller travailler, repousser éventuellement l’ouverture des lycées et laisser les universités fermées car lycéens et étudiants peuvent se garder eux-mêmes.
  2. Lancer une grande campagne sur « la haine », contre le « racisme » et contre la « maltraitance » puisque hors l’influence de l’école les enfants sont aux mains du réel et de ces familles dont le gouvernement se méfie.

Donc l’école ne sert désormais plus que de garderie et de conditionneur social.

L’école ne sert pas à apprendre, que non, et les élèves ont d’ailleurs été incités à ne pas travailler pendant le confinement.

Interdiction fut faite aux enseignants de sanctionner l’absence de travail ou de récompenser les élèves les plus studieux pendant le confinement tout cela sous le prétexte de la funeste passion d’égalité.

Nos têtes plus  ou moins blondes ont bien appris la leçon d’ailleurs :  rien ne sert de travailler tu ne seras pas récompensé, par contre si tu ne fais rien tu ne seras pas sanctionné et mieux encore tu auras le niveau moyen du grand nivellement.

L’école fabrique donc bien des petits crétins conditionnés, incapables d’émettre une pensée personnelle. La famille est un rempart contre cette tendance et la famille doit donc être détruite.

revelSi bien des bacheliers ne savent désormais plus écrire correctement le français ou exprimer une pensée limpide, si leur niveau de culture générale est en chute libre,  la pente descendante a été prise sciemment par des idéologues de l’égalitarisme il y a un moment, lisons Jean-François Revel à ce sujet :

« Selon la FEN, laisser se manifester des écarts entre bons et mauvais élèves, permettra aux prétendus bons élèves d’acquérir plus de connaissances et plus rapidement que d’autres, ce serait encourager la croyance dans des inégalités naturelles ou des différences quantitatives et octroyer une prime aux bénéficiaires de l’injustice sociale : les bons élèves doivent être maintenus au niveau des mauvais, considéré comme l’équitable moyenne sociale.

Ce système pédagogique anéantit la grande fonction historique de l’école, sa véritable vocation démocratique qui est de corriger les inégalités sociales par les inégalités intellectuelles. L’idéologie qui l’anime postule l’égalité et l’identité de tous les êtres humains. Seules les inégalités sociales expliqueraient les inégalités de réussite dans les études. »

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Manifestons nos inégalités


La passion d’égalité est un fléau, et certainement le pire fléau de nos sociétés dites développées.  Un immondice dont sont gavés des générations de gamins lobotomisés par les médias, l’éducation « nationale » et des associations de parasites largement subventionnés.

C’est au nom de cette passion écœurante, sous couvert de bons sentiments sirupeux, que des groupes militants gauchistes détruisent notre humanité comme le communisme au nom d’une haine sociale a exterminé 150 millions d’individus et continue encore son œuvre de mort.

C’est par cette même passion qu’ils veulent gommer tout particularisme individuel, tout rechercher de promotion, d’amélioration et en appellent à l’avènement de l’homme moyen vers lequel ils veulent nous tirer en éliminant tout ce qui dépasse.

Nous réaliserions l’homme en gommant nos différences parce que ces différences ne font pas l’homme chez les passionnés d’égalité, parce qu’ils voient ces différences et qu’elles les dérangent.

Ils veulent mélanger pour indifférencier, nous empêcher de vouloir l’homme singulier en faisant de la culture d’une différence une discrimination. Choisir est une discrimination et c’est donc le choix même qui les dérange puisque désormais on ne saurait discriminer et donc se cultiver en tant qu’homme particulier avec ses choix sociétaux et culturels tout en affirmant que tout ne se vaut pas.

citation-max-stirner-30436 (2)Dès 1844, Max Stirner sentait dans l’air du temps ce fléau de l’indifférentialisme. Il déclara alors l’homme comme Unique et chaque homme comme différent. La négation de l’homme c’est de le vouloir concept et modèle, de le modeler en fonction d’objectifs politiques.

Max Stirner crache à la gueule de tous ceux que nos différences dérangent y compris et surtout peut être de ces antiracistes adeptes d’un métissage gommant l’homme dans un prototype étatiquement normé, contraint par des lois de bien-pensance. Être plus que cet homme normé égalisé, c’est vouloir être un autre homme, un homme plus élevé parce qu’unique et possèdant la conscience de son unicité.

Relisons donc Max Stirner dans l’Unique et sa propriété :

« Dans une œuvre vous me voyez le plus complètement possible et dans l’autre seulement mon habilité ? Et inversement n’est ce pas moi que mon action exprime ? Et n’est-il  pas plus égoïste de se présenter au monde dans une œuvre, de s’élaborer et façonner que rester effacé derrière son travail ?

Tu déclares bien sûr, que tu manifestes l’homme, mais l’homme que tu manifestes c’est toi. Mais répondras-tu, l’homme que je manifeste est tout autre, il est plus digne, plus élevé, plus grand, bref plus homme que tel Autre.  Je veux bien admettre que tu accomplis l’humainement possible et réussis ce qu’aucun Autre ne réussit. En quoi consiste ta grandeur ? Précisément en cela que tu es plus que d’autres hommes, plus que les hommes ne sont en général, plus que les hommes habituels, précisément donc dans ta supériorité sur l’homme. Tu ne te distingues pas d’Autres en ce que tu es homme, mais en ce que tu es homme unique. Certes tu montres par là ce qu’un homme peut accomplir, mais ce n’est pas parce que toi, un homme l’accomplis, que d’Autres – aussi des hommes – peuvent l’accomplir pour autant : tu ne l’as fait qu’en tant qu’homme unique et tu t’y montres unique. »

 

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Opinion ou délit ?


L’article « Opinion ou délit ? » rédigé par mes soins une veille de rentrée scolaire 2003-2004, fut l’objet en 2005 d’une publicité presse inattendue par Le Berry Républicain, journal local  de sa région éponyme. C’est toujours agréable de voir que les articles de la presse on-line peut faire l’objet d’une recension dans les journaux, mais en l’occurrence les plumitifs auxquels je fais référence ont voulu détourner l’esprit de ce papier.

Je vous en laisse juge :

 » Xavier Collet, enseignant lui­-même à Gien, s’indignait d’un avis de grève, distribué aux enfants de l’école élémentaire, qui reprenait pour l’essentiel les mots d’ordres syndicaux nationaux. Si la position de M. Collet était solidement campée sur le principe de laïcité, on pouvait s’étonner de la véhémence du ton employé à l’encontre de ses « collègues »… Ce débat lancé par Xavier Collet n’est pas inintéressant en soi et il semble avoir pointé une réelle maladresse. Mais cet enseignant qui dénonce la politisation de ses collègues, et qui nous avait assuré réagir en simple citoyen, mène en fait à Aubigny, une belle opération « d’agit-prop » (agitation et propagande, terme utilisé par les groupuscules gauchistes en 1968).

… Ce site internet, pro-américain en diable, est édifiant, et parfois troublant. Notamment quand, au nom de la liberté d’opinion, Xavier Collet s’y étonne de la pénalisation des propos négationnistes. Il a été bien inspiré de ne pas avoir cherché à faire progresser ses idées sur ce terrain ces jours ci ! »

En réalité toute prise de position pour défendre ma famille est désormais suspecte. Osant seul dénoncer la propagande qu’avait subi ma belle-fille de 8 ans dans son école et obtenant la reconnaissance d’une faute de la directrice, une certaine presse bien dégueulasse me répond que pour avoir obtenu le rappel au principe de laïcité je suis suspect. Il s’agit bien de montrer là qu’un état d’exception existe en faveur de certains intérêts, je parle bien entendu des syndicats enseignants, pour ne pas avoir reconnu cela on me menace. L’accusation ici est voilée mais réelle, le discrédit est jeté et dans les esprits il serait question de me faire passer pour un négationniste.

Mais sur ce terrain là je ne crains personne, il me faut pourtant ici éclairer les esprits tordus pour montrer à quel point le négationnisme constitue à mon sens une opinion (Petit Larousse : « jugement, avis émis sur un sujet » ; au pluriel « ensemble des croyances, des convictions philosophiques, religieuses, politiques d’une personne, d’un groupe »). En disant cela je ne sacralise pas le principe de l’opinion. Certaines opinions peuvent s’effacer devant le crime qu’elles couvrent, un crime d’État en l’espèce. Le négationnisme sert à défendre l’héritage de monstres collectivistes en minimisant leur face la plus abjecte. Le négationnisme est né dans les recoins de cortex aussi perturbés que ceux de tous les modernes Fouquier-Tinville qui en viendraient à me croire de ce camp là, soixante ans après il me semble percevoir sans trop de difficultés de quel côté  nos faiseurs de procès d’intention se seraient situés.

Mais voici donc l’explication de texte.

D’abord placer le contexte :

« En ces temps de rentrée scolaire dans un calme plat syndical, j’ai eu l’occasion de remettre la main sur une petite brochure distribuée dans les établissements d’enseignement et réalisée par le Conseil Régional d’Île de France. Ladite brochure de 4 pages en format A3 fut réalisée à l’occasion de la journée nationale de la déportation du 27 avril 2003.« 

Le deuxième paragraphe est particulièrement explicite :

« Le sujet en est intéressant et trouve tout à fait sa place dans l’éveil de l’esprit critique de nos chères têtes blondes. Il faut bien expliquer la folie des politiques, la nature des aberrations collectivistes, l’irrationalité de l’exaltation d’entités vides au mépris de l’individu. Il faut expliquer que des génocides, des massacres planifiés sont la résultante de la toute puissance des politiques lesquels ne peuvent se faire pardonner leur nullité que sur des boucs-émissaires.« 

Eh oui, ce que l’on appelle crime pour un individu perd ce qualificatif quand l’individu en question jouit de l’onction de l’État. Quand les droits inaliénables de l’individu que sont notamment le droit à la vie, à la propriété individuelle et à la liberté de parole sont livrés au bon vouloir des gouvernants, alors l’histoire peut recommencer ses horreurs avec des moyens techniques autrement plus perfectionnés que par le passé.

Les camps de la mort ne sont pas un simple accident historique, ils résultent de la désignation de boucs-émissaires, victimes innocentes et nécessairement impuissantes pour servir d’exutoire à une bande de maniaques. La soif du pouvoir absolu peut attirer  des psychopathes vers la politique (à moins que ce soit le pouvoir absolu qui transforme les politiques en psychopathes), et quand les garde-fou institutionnels, le respect d’une constitution basée sur les droits de l’homme sont bafoués comme c’est le cas en France, craignons le pire.

La soif de pouvoir politique est mentalement pathogène, elle permet de rendre légal les pulsions jusque là refoulées. Constitutions et lois ne sont que des bouts de papiers quand face au pouvoir ne se lèvent plus les défenseurs des libertés individuelles.

Voila donc ce que devrait expliquer toute brochure traitant de la Shoah car dénoncer ne sert à rien si l’on ne se donne pas suffisamment la peine de prévenir.

« 5 100 000 juifs ont été méthodiquement exterminés par les nationaux-socialistes durant la seconde guerre mondiale, cette brochure voulait le montrer mais aussi expliquer l’horreur puisque son titre se trouve être « Comment on en arrive là ? ». « 

« Me vidant l’esprit un moment j’ai lu ces 4 pages en espérant comprendre la dissection de l’horreur, m’attendant peut être à « La route de la servitude » de Friedrich Hayek. Alors, je me suis imaginé vierge de toute culture politique et j’ai commencé ainsi ma lecture : « Quand on a arrêté les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand on a arrêté les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste … ». dans cette énumération, on arrêtait les Juifs ensuite, ils étaient pourtant les premières victimes et cela dès 1933. Bien sûr cela sera dit ensuite, mais l’impression que je pourrais en garder est que les communistes étaient les premières victimes désignées des nationaux-socialistes, leur idéologie devait donc être aux antipodes. Si je ne savais que cela d’eux, je me serais dit qu’ils devaient être bien ces communistes, aussi humains que les nazis sont barbares.« 

Ce quatrième paragraphe est très clair, il me vient à l’esprit la réflexion d’un internaute libéral de Leipzig qui m’avait avoué avoir toujours cru avant la chute du mur de Berlin que les victimes principales des nazis étaient les communistes. Cette sorte de révisionnisme convenait tout à fait pour donner une posture héroïque aux communistes, oubliant au passage la lune de miel du pacte germano-soviétique et la volonté de l’Armée Rouge de retarder l’entrée dans Varsovie pour laisser les insurgés du Ghetto se faire massacrer. Et puis cette fameuse tirade du pasteur Martin Niemöller commence par parler des communistes, puis des socialistes, … elle convient tout à fait, surtout dans le contexte d’une campagne des régionales qui s’annonce serrée alors qu’un conseiller écologiste avait fait défection à la gauche et laissait le Conseil Régional d’Ile de France sans majorité.

Enfin au-delà de la politique politicienne, il est ridicule et inquiétant de vouloir considérer communisme et nazisme comme des régimes opposés alors

qu’ils sont idéologiquement et dans leurs pratiques des cousins germains, que dis-je des frères siamois.

« Je continue une lecture factuelle, puis je termine pour apprendre que la liberté de dire des conneries est vachement limitée. Ainsi à la question du racisme il est précisé que le racisme n’est pas une opinion mais un délit puni d’une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 200 000 francs d’amende. Concernant la négation de l’existence des chambres à gaz, j’apprends que la loi Gayssot a fait du négationnisme non une opinion mais un délit.« 

C’est ce paragraphe là qui me ferait passer pour négationniste ? Ce simple commentaire de la loi Gayssot, ancien ministre communiste des transports ? Est-il donc permis de critiquer la loi Gayssot ? Car effectivement je la critique, mais pas spécifiquement concernant le négationnisme mais dans son principe. D’abord ces explications sur la loi Gayssot n’ont strictement rien à foutre dans une brochure sur la Shoah. On ne peut pas faire passer comme message aux lycéens qu’il ne faut pas émettre des propos racistes ou négationnistes car c’est puni par la loi. Une telle démarche est contre-productive, maladroite comme l’est tout discours aux jeunes qui ne serait basé que sur la pénalisation, croyez-vous que la pénalisation des insultes aux enseignants ait conduit à la disparition du fait. Dire « ce n’est pas une opinion c’est un délit » pose un problème de compréhension chez les jeunes, surtout chez les moins raisonnables et les plus transgressifs. Ce message ne parle pas, il ne s’explique pas, il tranche sur le mode « bien – pas bien » entre l’opinion – forcément noble et respectable selon l’éducation civique – et le délit. Noblesse de l’opinion ? À cela un scénariste bien connu avait répondu « les opinions c’est comme les trous du cul, tout le monde en a une ».

Et je rajouterais à cela que la caractéristique d’une opinion ne réside en rien en sa noblesse, toutes les opinions ne se valent pas. Mais l’opinion n’est pas le délit, aussi repoussante que soit cette opinion et même si cette opinion a des arrière-pensées comme la volonté d’occulter le pire.  Le délit, que dis-je le crime, c’est la mise en pratique de certaines opinions et nous savons tous comment cette mise en pratique peut se produire.

« J’imagine alors un gros malaise pour le lycéen libéral qui devait penser que la liberté d’opinion et d’expression était un garde-fou contre de nouvelles horreurs politiques. Non finalement, les jeunes doivent être éduqués continuellement à découvrir que certaines opinions sont louables et d’autres ne sont tout simplement pas des opinions. »

Je vous renvoie là au commentaire du deuxième paragraphe. Je ne suis plus lycéen depuis longtemps et je ne me cherche pas une opinion, j’ai déjà la mienne et elle me sert à renvoyer dans leurs filets ceux dont les prises de position ne sont que tissus de conneries. Je n’ai pas personnellement la combativité de Voltaire pour défendre le droit à l’expression desdites conneries, non je préfère écrire afin de défendre mes propres positions et au besoin enterrer par faits et arguments les positions aberrantes, dont celle de négationnisme. Certains me diront que ce n’est pas par des arguments rationnels qu’on retire de l’esprit des idées qui ne s’y sont pas implantées par la raison, certes, mais si il faut aussi parler au cœur et à la sensibilité des brutes vous vous y prenez fort mal.

D’autres m’ont déjà dit que la défense du libéralisme sous tous les plans est un danger et que je devrais un jour ou l’autre payer ma dévotion au grand capital et à l’impérialisme américain. Ils ont tenté de m’abattre par un procès de Moscou en s’en prenant à ma famille, mais j’ai rendu coups pour coups et j’ai encore de la réserve.

Je sais que ces autres là se verraient bien au pouvoir (d’ailleurs ils y sont pour partie) pour mettre en application leurs menaces, et à ceux là petits nazis ou petits Khmers rouges, aussi négationnistes ou racistes qu’ils soient ou défenseurs de la loi Avia, je dédis ces quelques strophes qui commenceraient par :

« Quand on a dit que le négationnisme était un délit, je n’ai rien dit, je  n’étais pas négationniste.

Quand on a dit que le racisme était un délit, je n’ai rien dit, je n’étais pas raciste.

Quand on a dit que l’irrésolution politique devait être combattue, je n’ai rien dit, j’avais mes opinions.

Quand on m’a dit que mon opinion était devenue un délit, il ne restait plus que les collectivistes pour parler … »

 

 Xavier COLLET

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Les profiteurs des régimes spéciaux


La retraite par répartition  

Il y a des moments où je me demande si je ne devrais pas me mettre en grève contre la collusion syndicats-gouvernement au sujet de l’intangible système de cavalerie financière que constitue le régime des retraites par répartition.

Enterrée depuis longtemps la loi Thomas de 1997 qui permettait la création de fonds de pension à la française. Qui s’en souvient d’ailleurs deux décennies après ?

Il ne reste plus que des mesures liberticides telles que l’obligation de cotiser et cotiser encore plus longtemps sans savoir à la fin à quelle sauce nous seront mangés ! La grève qui s’impose est donc évidente, c’est celle des cotisants.

Bien sûr les cotisations sont prélevées directement sur nos salaires, notre employeur fait donc office de supplétif de l’URSS AF. Nous n’avons dans ce pays qu’une seule échappatoire à la taxation de nos salaires : celle de cesser toute activité ou de descendre dans la rue en demandant une réforme. Je veux dire une vraie réforme du régime des retraites : celle du passage de la répartition à la capitalisation, et même là nous ne retrouverons pas nos billes, car nos  cotisations se sont évaporées.

Soutenir les grèves et manifester ?

Devrons nous pour cela nous mêler aux hordes syndicales de fonctionnaires qui écument nos rues et nous rendent la vie professionnelle difficile ? Que non !  Pire que le refus du gouvernement de reconnaître nos libertés individuelles d’assurés sociaux, il existe les motivations scandaleuses des syndicats, nos saigneurs.

Scandaleuses, quel autre terme pour qualifier une réalité jamais envisagées par les médias mainstream et qui mérite d’être entendue par les crétins qui pensent encore que cette grève des régimes spéciaux financés non par les cotisations mais nos impôts à l’exception de certaines professions libérales (la double tonte) est sympathique ?     

La réalité c’est un fonctionnement : celui du système de retraite financé par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) et géré par … les syndicats. Car notre système de sécurité sociale est bien entre les mains des partenaires sociaux, un terme peu compréhensible qui désigne les syndicats de salariés et les syndicats patronaux qui prétendent représenter nos intérêts et qui décident donc à notre place. Drôle quand on sait que les syndicats ne représentent en réalité pratiquement plus rien, sauf dans la fonction publique.  

Rappelons aussi que la grève contre la suppression des régimes spéciaux et l’allongement de la période de cotisation mobilise avant tout les fonctionnaires. Ces derniers cotisent souvent moins longtemps que les salariés du privé pour percevoir des retraites plus importantes (20 %  supérieures en moyenne) car calculées sur le salaire brut des 6 derniers mois d’activité contre les 25 meilleures années dans le privé. De plus les régimes publics ne seront jamais en faillite car ils sont financés par la collectivité à travers une charge fiscale toujours plus élevée.

Voila donc pour la prétendue solidarité entre ceux qui toucheront toujours et ceux qui toucheront peut-être et qui portent sur leurs épaules le poids des privilèges du public. Pour être précis, nous payons plus de 34 milliards d’euros au bénéfice des retraites de la fonction publique et des régimes spéciaux !

Affirmons notre volonté d’exercer notre liberté sociale

Vous comprenez donc ce que les syndicats ont à perdre dans une disparition des avantages consentis à leur clientèle syndiquée.

Les manifestations sont donc bien une revendication du maintien des discriminations écœurantes au profit d’une bande de nantis. Chaque fois qu’un militant de la France soumise au tout État gueule sous une bannière CGT ou FSU : « touche pas à ma sécu et à mort les fonds de pension », il ne fait qu’exprimer cette pensée : « Paie pour moi pigeon, raque, cotise, paie tes impôts sur le capital, et surtout ferme ta gueule, j’ai besoin de ton sale fric pour maintenir mes acquis sociaux ».

Ce fracas assourdissant des spoliateurs qui usent de leur pouvoir de blocage comme un chantage auquel nous devrions tous céder n’exprime pas l’esprit de solidarité mais celui du racket. La solidarité, cela ne s’impose pas, et on ne saurait demander aux moins bien lotis de payer les sinécures de ceux qui perçoivent sans mériter.

Face aux bloqueurs et aux profiteurs qui sont les mêmes, la justice sociale la vraie, passe par la restauration des libertés individuelles en matière sociale. 

Que chacun puisse choisir son système de retraite et bénéficie de sa retraite au moment où il le souhaite. Avec une solution répartition, tout ce qui a été cotisé est déjà parti sans rapporter davantage, avec la solution capitalisation, un capital placé à 3 % pendant 30  ans rapporte le double de la mise.

À titre indicatif, sur 30 ans, le CAC 40 a rapporté 13 fois la mise en comptant le réinvestissement des dividendes.

Xavier Prégentil

Pour aller plus loin :

https://www.centralcharts.com/fr/gm/1-apprendre/10-dossier-economique/37-analyse-actualite/829-regime-speciaux-de-retraite-combien-ca-coute

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L’acacia et les fourmis


Les absurdités d’une planification écologique

Science et Vie Junior du mois de septembre 2009 nous raconte une bien belle histoire d’écosystème à protéger. 
Vous savez ces écosystèmes au fonctionnement si complexe et fruits de milliers d’interactions dont la moindre perturbation peut avoir des conséquences catastrophiques. Eh bien la protection de l’écosystème en question m’a inspiré, comme il se doit, une bonne morale écologique. Profitons-en c’est dans l’air du temps.

L’histoire en question est celle du sauvetage des acacias kenyans, ces pauvres arbres disgracieux et piquants étaient victimes de la voracité des girafes.

Quelques écolos bien inspirés et planificateurs d’écosystèmes au nom de leur connaissance supérieure de l’art de la préservation de la bio-diversité s’en sont donc pris aux animaux à long cou mais aussi à longue trompe. Un coûteux système de barrières fut installé, il ne pouvait cependant pas être déployé autour de l’ensemble des acacias. Certes la mise en œuvre d’un tel projet n’était pas inconcevable mais bon le Kenya et les acacias … 

Heureusement d’ailleurs qu’il ne s’agissait que d’acacias au Kenya, parce que figurez-vous que les acacias protégés s’étiolaient puis mourraient alors que les autres ne se portaient pas plus mal de leur absence de protection. Les biologistes se sont creusés la tête puis ont fini par comprendre que la volonté de protéger les acacias les avait tués.

 La réglementation fait fuir les plus efficaces

En effet la gentille crematogaster mimosae se chargeait de protéger les acacias sans rien coûter aux contribuables et sans la moindre rémunération pour son externalité positive : elle dévorait les larves des insectes parasites du bois et piquait la gueule des girafes et des éléphants en échange du nectar sucré que fournissaient les feuilles d’acacia et de l’abri que leurs donnaient les épines creuses de l’arbre.

Mais dès que les barrières se mirent à éloigner les gros mammifères alors l’acacia tout détendu et rassuré se fit faignant, il fabriqua un minimum d’épines et de nectar ; à leur tour les fourmis moins nourries et moins abritées font la grève du zèle et choisissent à leur façon l’évasion fiscale, en gros un tiers des fourmis se tirent laissant les acacias au prise avec leurs parasites.

Les profiteurs attirés par les nouvelles règles

Celles qui restent remplacent le nectar en moins par l’élevage de cochenilles et ce faisant elles permettent à leur bétail de sucer la sève des acacias, pas bon ça !

Quant aux parasites du bois, ils prolifèrent et creusent des galeries, les fourmis en sous-nombre n’ont plus le temps ni le goût de déguster leurs larves, elles ont de plus rationalisé leur activité en passant de la chasse à l’élevage. Heureusement me direz-vous, la place laissée libre par les crematogaster mimosae assujetties à l’ISF est prise par les crematogaster sjostedti.

Les sjostedtis n’ont pas les mêmes habitudes que les mimosaes, vive la différence, ils mangent de petits invertébrés et se désintéressent des parasites du bois. Mince ! Ils ne travaillent donc pas à sauver les acacias, pire, ils participent à leur mort en profitant des galeries creusées par les parasites pour s’y nicher également.

Répartition de la pénurie entre parasites

Là nos planificateurs humains réfléchissent, si ils ne peuvent attirer de nouveaux mimosaes échaudés, alors autant amener des crematogaster nigriceps dont les mœurs sont comparables à celle des mimosaes puisqu’elle mangent les larves de parasites et occupent les logements vacants d’épines. Mais aïe, les nigriceps boulottent les bourgeons horizontaux. Horizontaux seulement, pas les verticaux, les branches d’acacia ne peuvent donc plus toucher celles des autres acacias, ce qui permettait la circulation des mimosaes d’arbres en arbres. Les derniers mimosaes se barrent et c’est la guerre entre les sjostedti et les nigriceps, une sombre histoire de racisme entre fourmis.

Les sjostedti plus nombreuses et plus agressives l’emportent, l’arbre meurt à brève échéance, les oiseaux ne peuvent plus nicher et les gazelles n’ont plus de feuilles à manger. 

Il est alors trop tard pour déréglementer l’écosystème, mais bon les écolos planificateurs sont des braves types, si les fourmis avaient été moins égoïstes et les arbres moins fainéants cela ne serait jamais arrivé !

Il est donc actuellement question de mener une campagne pour sensibiliser les fourmis et les autres à la citoyenneté, nul doute qu’une prise de conscience de l’urgence écologique permettra d’éviter d’autres catastrophes.

Nul doute non plus que l’on puisse faire encore longtemps confiance à nos politiques et sociologues qui ont vraiment tout compris des rouages complexes d’un écosystème que l’on appelle économie. 

Xavier COLLET, le 12 janvier 2010

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Les hasards de l’histoire


Je me remets un peu difficilement à mes revues de presse, désormais plus par désir d’aménagement de mon placard que de réalisation d’œuvres intellectuelles.

Effectivement, quelques craquements suspects m’ont, au retour des vacances, rappelé à une activité trop longtemps délaissée.

C’est donc le moment de revenir à mes humeurs à l’occasion de la lecture de l’ Humanité, de quelques conneries du Monde, de Paris-Match ou du très distrayant Voici. Je précise tout de même que tout cela sort des poubelles à journaux, donc contrairement à Lagardère je ne participe pas au sauvetage de l’Huma ! 

L’histoire a-t-elle une finalité ?

Au hasard d’un œil fermé et d’une main sur une masse de papiers je tombe sur un vieux Crapouillot de mai 1993. On n’y parle pas d’actualité heureusement mais de l’histoire avec un grand H, enfin d’histoire quoi, c’est à dire d’une substance prohibée par les hommes de l’État. Oui, un peu facho sur les bords, le Crapouillot parle cependant de faits historiques que l’on tait ailleurs.

Ici il est question de s’interroger sur le « sens de l’histoire », pas de faits donc mais une philosophie que Popper qualifiait d’historicisme.

L’histoire vue par Michelet, les républicains de l’époque, la gauche de nos jours, ne laisse pas de place aux individus, tout y est l’œuvre des masses, lesquelles sont déterminées par la condition dans laquelle la société les place.

Une telle vision est tentante, y croire c’est supposer une fin à l’histoire en laissant tout simplement les événements suivre leur cours.

En tant que Libertariens on peut alors considérer que les contradictions de la social-démocratie, la ponction toujours croissante des hommes de l’État sur les richesses produites par la population mènera fatalement à la ruine et à la révolte dans un sens qui nous sera forcément favorable.

Alors dans ce cas autant analyser le phénomène, en parler, et … s’abstenir d’agir pour renverser un ordre social de toute façon condamné. Ainsi s’explique peut être la passivité relative de nos amis Libertariens et l’activisme débridé des gauchistes qui sentent l’histoire leur échapper à force d’attendre une crise finale du capitalisme à laquelle il devient impossible de songer sérieusement.

 Comment croire à un monde ultra libéral, qui a intérêt à véhiculer ce fantasme ?

la-fin-de-l_histoire-et-le-dernier-hommeMais l’œuvre du peuple n’est pas nécessairement le produit de sa condition réelle, nous ne sommes pas déterminés par ce que nous vivons mais en partie parce que l’on croit vivre, et là il nous faut nous reposer sur des pseudo-intellectuels autoconsacrés qui nous diront que ce monde est ultra-libéral quand les hommes de l’État nous volent 53 % des fruits de notre travail (en moyenne). L’avant-garde du peuple (autrefois prolétariat) est toujours agissante, elle énonce les lois de l’histoire à sa sauce et la condition fantasmée du peuple, mais elle prône aussi l’action et non une logique d’attentisme.

La fin de l’histoire en devient un gadget sur fond de matérialisme dialectique marxiste, un gadget plein de contradictions basé sur un déterminisme qui nie la liberté de l’individu, non basé sur l’attentisme mais sur l’activisme des masses, veaux pilotés pour agir en fonction d’intérêts qui ne sont pas les leurs.

L’histoire est-elle chaotique ?

Marx aura tout faux d’ailleurs dans ses pronostics : le socialisme était fort en Angleterre tout particulièrement du fait de la présence importante d’une « classe ouvrière » portée par le développement industriel, pas de révolution prolétarienne pour autant. Le terreau n’était pas encore propice peut être, en dépit d’activistes aussi enragés que ceux de Tower Colliery.

L’aurait-il été davantage dans un pays agricole dénué d’un prolétariat significatif tel la Russie de 1917 ? Évidemment non, et pourtant l’ouvrage de quelques révolutionnaires professionnels a été présenté comme celui du peuple russe tout entier. Qu’en aurait-il été de l’idéologie communiste, à quoi aurait ressemblé notre monde sans Lénine, Trotski et les services secrets du Kaiser ?

Mais non le seul accident historique admis par les historicistes marxistes est la mise en place du troisième Reich, là le peuple n’a plus été moteur de l’histoire, Hitler en devenait la seul singularité historique et pourtant là le peuple a bien mis l’ignoble personnage au pouvoir. Exception qui n’en a pas moins servi les desseins communistes. 

Alors sommes nous condamnés à subir les hommes de l’État, leur système pourra-t-il se perpétuer en dépit de la faillite du système ? La social-démocratie tombera-t-elle sans coups férir à l’image du pourrissement et de la mort de l’ex-URSS ?

Le croire et croiser les bras serait un peu naïf car il faut au moins construire demain, et à cette tâche le chemin sera montré non par un peuple toujours manipulé mais par quelques individualités fortes dont la tâche actuelle est de démontrer le caractère mythique, imaginaire de la notion d’État : quand nous réaliserons que les murs de la prison n’existent pas, alors nous serons libre d’en sortir.

En attendant les troubles qui s’annoncent dans le sillage de la faillite sont ceux d’une véritable guerre civile dans laquelle les assistés ne se résoudront pas à se passer de ce qui va tomber … 

C’est maintenant que les Libertariens sont au cœur de l’histoire, non pour la commenter mais pour en influer de façon décisive sur le cours qui n’a rien d’immuable ! Nous sommes un hasard au bon moment.

Xavier Collet, le 22 août 2001

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Un Vautrin contemporain


Un Vautrin contemporain

brigates

Monstreusement romantique

Merci à Jacques de Guénin de m’avoir envoyé ce roman en un feuillet de Véronique Maurus, paru dans Le Monde du 16 septembre 2002.

Dans un style balzacien, Vautrin revit un instant toutes ses ambiguïtés mais sous une lumière plus chaleureuse puisque c’est lui le héros romantique. Un homme intemporel, séduisant sans le vouloir et riche d’un passé énigmatique. Vautrin illumine une petite rue de Rome, il ne fait que passer mais la journaliste ne voit que lui, le reste est décrépitude, gens pressés, futiles, bavards, des italiens quoi !  pourrait-elle dire.

Vautrin aussi est transalpin, mais il possède cette retenue, cette austérité qui tranche tellement sur ses compatriotes. D’ailleurs, ces italiens là, ils ne l’aiment pas, ils le prennent pour le diable. Nul n’est prophète en son pays semble-t-elle regretter. Car ailleurs, avance-t-elle, cet homme est un théologien, un pape que l’on vient consulter du monde entier.

Le sujet magnifié intrigue, il passionne, quelque chose se passe entre la créature de chair et de sang et celle qui le décrit. Elle insiste sur ses compagnes nouvelles qu’il trouve à chaque exil – serait ce bien Vautrin ? -, elle exhibe  sa fragilité avec une crise sentimentale qu’elle évoque et les deux dépressions qu’a vécu ce monstre de romantisme là. Ce n’est pas l’homme tel qu’il est, c’est le reflet d’un fantasme, d’une fascination pour une violence meurtrière et fanatique.

Le charme vient justement de la monstruosité, de cette fascination nauséabonde qui relègue la journaliste aveuglée au rang de l’ignoble : « on comprend que cet homme a souffert, dans son orgueil mais aussi dans sa chair, que, s’il est encore debout, s’il n’a jamais lâché malgré des épreuves qui rempliraient un roman, s’il renaît de ses cendres, c’est au prix d’une foi et d’un courage rares, un courage désespéré qui force l’admiration, … »

VautrinVautrin a commis bien des crimes d’innocents, il s’en repent et souhaite profiter de l’entregent que son passé lui a procuré afin de se racheter par le service des méritants.

Mais la comparaison s’arrête là, l’homme n’est pas Vautrin, il ne regrette rien, il évoque une partie de ses exploits avec cynisme sans en revendiquer l’intégralité.

Qu’on lui parle de tout ce mal qu’on lui reproche et le voilà qu’il rit, les meurtres il en rit, et puis tout cela est « purement accidentel ». Le président italien l’avait traité de cynique répugnant, il en fait une affichette épinglée à son mur et … il rit.

Non seulement il n’a pas de regrets mais il déteste les repentis, il traîne dans la boue ses anciens compagnons qui ont eu le tort de se faire rattraper par leur conscience. La mauvaise conscience ne paie pas, alors que l’étalage de la monstruosité fascinante captive, séduit et donc rapporte.

La fascination du mal

Ce Vautrin avorté, ce monstre sans rédemption s’appelle Toni Negri, à son palmarès le leadership présumé des brigades rouges avec au moins un hold-up.

Le reste : enlèvements, meurtre d’Aldo Moro et de biens d’autres, mais surtout l’incitation aux troubles et aux assassinats du haut de sa chaire universitaire qui lui a valu le surnom d’il cattivo maestro (le mauvais maître).

Une génération d’étudiants à l’origine des « années de plomb », formés par la maestro Negri, des étudiants repentis, gâchés, évidemment pleins de rancune. Negri les méprise pour leur revirement alors qu’une plus jeune génération en partie formée dans sa nouvelle université de Paris 8 l’admire, l’idolâtre comme dirait notre journaliste.

La France l’a accueilli dans sa fuite aussi longtemps qu’il l’a souhaité.  

L’Europe de la justice a pâti de l’exception Mitterrand pour les brigades rouges, Danielle devait l’adorer, et lui Negri se sentait si bien  dans ce pays : « En France, il n’y a pas de haine politique ». On en jugera dans les 15 jours qui suivent le 21 avril 2002 …

Mais c’est vrai qu’ici on trouve des militants d’ATTAC pour proclamer : « c’est l’un des plus importants penseurs en vie actuellement ». Oui sa monstruosité rapporte quand il la théorise en arme contre le libéralisme, son livre « Empire » , « est devenu la bible de tous les mouvements alternatifs, de Seattle à Porto Allegre », nous dit la journaliste du Monde. Plus de 100 000 exemplaires vendus et la suite est en cours d’édition ! Depuis, il a renouvelé ses contacts politiques, décidé à ne plus faire l’erreur d’une mauvaise stratégie pour l’organisation d’une force politique, persuadé que l’on ne devient terroriste que si on nous pousse à le devenir. La fin décidera donc de cette nécessité, et puis dans ses délires, il sort une autobiographie de son existence de salope sous forme d’entretien avec une psy tombée sous le charme.

Ah oui quel charme, reprenons ce roman au pays où la haine politique n’existe pas, imaginons que le portrait tracé soit celui d’un Libertarien, forcément trop pur et innocent. Ni Negri ni Guevara donc, cela donnerait :

« Au détour de la plus belle avenue du monde, la rue Balzac s’anime doucement. En cette chaude matinée, les cafetiers sortent tables, chaises, parasols, les premiers badauds croisent les employés de bureau et se sourient machinalement au passage. Un homme descend la rue d’un pas rapide, le regard figé, dur. Dans sa hâte on devine le souci d’un temps trop rare dont il se réserve l’exclusivité jalouse. Seul, il a cet air arrogant, cette laideur de celui pour qui rien ne compte, si ce n’est peut être le cours de ses actions. »

Xavier COLLET, le 12 janvier 2003

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Occultisme au sommet


Le tunnel du Gothard

Il y a de cela un peu plus d’un an, à savoir le 11 décembre 2016,  a  été mise en service la ligne ferroviaire du tunnel du Saint-Gothard dont les travaux avaient commencé 20 ans auparavant et qui coûta la vie à 8 de ses employés . 

Le financement de ce tunnel de 57,1 km, soit le plus long au monde, a été assuré par le contribuable Suisse à hauteur de 11 milliards d’euros puisque la Confédération Helvétique  en est le maître d’ouvrage. Il plonge au cœur de la terre pour devenir également le tunnel le plus profond passant au maximum sous 2 450 mètres de roches. De nombreuses galeries de plusieurs dizaines de kilomètres ont aussi été creusées sans utilisation directe à ce jour. 

La fête des politiques

L’inauguration au premier juin 2016 a donné lieu à l’émission d’un timbre poste qui a la particularité d’être enduit d’une pellicule sous vernis de roches issues du forage. Drôle de fétichisme.  

Une fête grandiose financée par le contribuable a permis de réunir les membres du conseil fédéral Suisse mais aussi les ministres des transports et chefs d’États  Italiens, Français, Autrichiens  et Allemands.  Ainsi participaient aux réjouissances Matteo Renzi, François Hollande et Angela Merkel et 1 100 autres personnalités étatiques ainsi que des industriels et banquiers  collaborateurs et enfin 300 journalistes.  

Ils assistèrent donc à un spectacle monumental à plus de 7 millions d’euros  commandé par la société publique de transports Suisses (SBB),  le ministère des transports Suisse et la société du transit Alpin du Saint Gothard.  Ce spectacle dit « Sacre del  Gottardo » fut joué aux entrées nord et sud du tunnel sur une mise en scène de Volker Hesse avec pour chorégraphe Andrea Herdeg  et 600 « artistes » de l’Accademia Teatro Dimitri plus 120 techniciens  sur le thème des mythes du Gothard.

Inversion de la légende

Il existe effectivement une légende concernant un pacte passé avec le démon pour la construction d’un pont que les hommes ne pouvaient ériger. Ce pacte prévoyait que fut sacrifié au diable la première personne qui passerait le pont.  Un bouc  (représentant la figure démoniaque) fut sacrifié à la place par les hommes et pour se venger Satan jeta un monumental rocher pour détruire le pont. Il rata son coup et le rocher se ficha dans la vallée.  

L’ouverture de la cérémonie semble s’écarter largement de la légende puisque l’on y voit dans une marche des zombies, les ouvriers du tunnel dans leur uniforme orange de travailleurs ou de prisonniers, les figurants se déshabillent, semblent participer à une sorte d’orgie présidée par un homme à tête de bouc  et des anges déchus. Trois hommes sont mis au supplice et leurs corps sont pendus désarticulés … 

On n’y retrouve pas vraiment de mythes ou légendes locales là-dedans, mais du grotesque, du malsain sans queue ni tête. Enfin apparemment, sauf qu’en creusant un peu certains signes paraissent évidents.

goatLa référence à la légende est ainsi inversée car le spectacle au sud du tunnel présente l’Agneau (Agnus Dei) qui doit être remis en sacrifice à la place du bouc  et en l’honneur du bouc.  

Souffrance et damnation

Les hommes eux, y apparaissent comme des pantins qui souffrent, meurent, tantôt hystériques, lubriques, ridicules, tantôt terrorisés, et qui se prosternent face à un homme-bouc qui les surplombe.

Ils arborent alors des cornes et défilent comme  les bons petits pantins du pouvoir étatique absolu. On se situe là entre 1984 et l’Enfer de Dante.

Aucune chute salvatrice ne vient clore ce tableau, une sorte de célébration du laid, du sordide, du mal au son d’un rire extatique et démoniaque pour être plus encore explicite. 

Quant à la date choisie, elle se situe précisément 6 jours avant la célébration mondiale du signe de la bête(666) au 6 juin 2016 par l’église de Satan d’Anton LaVey .       

Célébration en l’honneur des hommes de l’État 

Nous étions là en pleine cérémonie sectaire, à laquelle participaient sans recul un prêtre, un pasteur, un rabbin et un imam, ainsi que des figurants dont un pape et deux religieuses et même un représentant officiel  de l’athéisme.  

Il s’agissait donc plus précisément d’une messe noire à ciel ouvert à laquelle furent confiés les happy few du tout État.

La Suisse est d’ailleurs bien le paradis des sectes lucifériennes et sataniques avec ses nombreux mouvements se réclamant du « Lucifer  Trust » d’Alice Bailey recyclés dans le développement personnel et les thérapies avec la soutien d’institutions et du pouvoir politique. Le pouvoir politique célébrant donc l’occultisme,  mais ce ne serait pas la première fois entre Ahnenerbe, société de Thulé  et franc-maçonnerie.  

Le sujet est en tout cas à creuser lorsque l’on sait aussi que des sociétés authentiquement sectaires et lucifériennes sont reconnues comme ONG par l’ONU.

Quant aux retombées du spectacle, il semble avoir plu puisqu’il est conservé sous forme de films largement diffusés et a obtenu le prix suisse Xaver dans la catégorie « meilleur spectacle public », puis le Golden Award de Montreux et enfin la pomme de bronze du Famab Awards.

Mais voyons plutôt en appuyant sur les paramètres pour avoir la traduction en français.

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Mafia politique : Illinois


Mafia = État et vice versa

Il est des choses que l’on ne peut dire dans ce pays au risque d’y perdre sa fortune, sa vie voire sa famille. Le fonctionnement de la mafia est tel que ceux qui veulent savoir finissent par être informés, mais pour que le système fonctionne il doit se nourrir de la confiance ou la peur et souvent des deux.

Le règne de l’État fonctionne sur les mêmes bases : avec en plus un vernis d’hypocrisie servi par une secte et la religion al-caponede l’intérêt général.

Or si un intérêt général existe bien ce qui est d’ailleurs très douteux, seul un Saint serait capable de le servir par son abnégation. Mais les hommes de l’État ne sont pas des saints et ceux qui sont à sa tête ont dû écraser tous leurs rivaux pour en arriver là.

Le pouvoir de réaliser l’intérêt général est donc placé entre les mains de ceux qui n’ont pas le moindre scrupule, des ambitieux, des pires salauds.

Quel intérêt vont-ils alors servir sinon le leur et celui de leurs amis ?

Comment vont-ils se faire respecter et taire les dissidences sinon par la violence ?

Comment chutent-ils si ce n’est pas un coup de couteau d’un ami pressé de leur prendre leur place ?

Vos voix valent de l’or

Oui vos voix valent de l’or, c’est bien ce que pensait George Ryan, gouverneur de l’Illinois, un drôle de Républicain qui n’hésitait pas à se montrer avec Castro.

Ryan avait eu une de ces bonnes idées qui consistait à monnayer des autorisations et des permis délivrés par son administration. Le scandale dit « Operation Safe Road » avait mouillé 77 de ses fonctionnaires et avait fini par le toucher.
L’affaire commença tragiquement en 1994 par un accident de la route qui enflamma une camionnette, coûta la vie à six enfants de la famille Willis et brûla gravement leurs parents, le révérend Duane Willis et sa femme Janet. L’enquête révéla que le camion à l’origine de l’accident avait acheté son permis de conduire à un employé du service des permis, la pratique était d’ailleurs habituelle et une douzaine d’employés de l’État vendaient ainsi le sésame des chauffeurs.

Scott Fawell, le directeur de campagne de George Ryan, fut inculpé pour fraude et racket, il se montrera alors très bavard. Richard Juliano, un autre lieutenant de George Ryan, avait aussi des fourmis dans la langue et avoua être mêlé au versement de commissions occultes pour l’obtention de marchés publics, au financement d’emplois fictifs …

Les fusibles n’ayant pas fonctionnés, il fut permis de remonter jusqu’à l’ancien gouverneur de l’Illinois qui se vit reprocher des faits de racket, de corruption, d’extorsion, de fraude fiscale. George Ryan avait accordé des contrats publics à des entreprises contre des pots de vin, il avait utilisé les fonds de campagne électorale pour régler ses dépenses personnelles et faire des cadeaux à son entourage (ce qui part tout de même d’un bon sentiment ;-), il avait accepté du cash, des cadeaux pour intervenir dans de nombreuses affaires en sa qualité de gouverneur de l’Illinois. Il fut aussi inculpé d’obstruction à la justice car il avait fait de son mieux pour étouffer l’enquête.

De la petite bière cependant car George Ryan ne faisait que suivre l’exemple donné par Otto Kerner Junior et Dan Walker qui l’avaient précédé au poste de gouverneur de l’Illinois, eux aussi furent inculpés pour corruption.

Le successeur de Ryan est un artiste dans son genre 

Ryan ne se représente pas en 2002, le démocrate Rod Blagojevich, assistant du procureur, avocat de formation, se fait alors élire sur un programme de lutte contre la corruption.

Une fois élu, il continue à percevoir des pots de vin pour acheter ses interventions de gouverneur ou pour l’adjudication de marchés publics, mais il voit plus grand et a l’idée assez culottée de revendre au plus offrant le poste de sénateur d’Obama, élu entre temps à la présidence des USA. Il profite là d’une des dispositions de la constitution de l’Illinois lui permettant de nommer un sénateur sur poste vacant.

Plus fort, il organise aussi quelques chantages à la dotation publique particulièrement odieux comme lorsqu’il menace de couper les vivres d’un hôpital des enfants, le Children’s Memorial Hospital de Chicago, si ses administrateurs ne lui versent pas 50 000 $.
Il menace aussi le journal « Chicago Tribune » de rétorsions financières s’il ne vire pas des journalistes qui ne lui plaisent pas.

Le journal en question n’oubliera pas et balance l’existence des « club des contributeurs » créé par Blagojevich, un club très privé dont le droit d’entrée est de 25 000 $ et qui offre en contrepartie la possibilité d’obtenir des contrats publics, des emplois (fictifs) et autres avantages. Le club comptait au moment où il a été balancé le nombre de 235 adhérents.
Blago qui envisageait de devenir président des USA à travers un « plan sur 6 ans », est finalement destitué de son poste de gouverneur en 2009.

Il participe l’année d’après à l’émission de télé-réalité « The Celebrity Apprentice » et là c’est Donald Trump qui le vire.

 

http://www.cafepress.com/+crook-county-illinois+yard-signs
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Ce qui est, ce que nous voulons


Souffrances, exploitation et guerres

terreQuand nous regardons la terre à partir de l’espace nous voyons une planète bleue merveilleusement belle et calme, les astronautes parlaient d’un sentiment de plénitude. Alors comment s’imaginer qu’à la surface de cette terre tant de souffrances perdurent : misères, famines, répressions sauvages, guerres sans fins …

Pourquoi tellement de malheurs s’abattent sur les hommes, des créatures intelligentes vivant sur une planète incroyablement riche ? Comment se fait-il qu’au quotidien, alors que la plus grande majorité d’entre nous parvient à se rendre productif, à coexister avec sa famille, ses amis, ses voisins ; comment se fait-il que notre société soit ravagée par les conflits et la violence ? Comment en sommes nous arrivés là ?

L’une des origines de nos malheurs repose sur la criminalité. Les criminels sont, universellement et à juste titre, condamnés. Pourtant la plupart des gens ne réalisent pas que les conflits à grande échelle et la violence institutionnalisée ne viennent que des États.

Les États : une violence à grande échelle

George   Washington l’a expliqué il y a plus de deux cent ans de cela :

« L’État n’est pas la raison, il n’est pas l’éloquence, il est la force. Tel le feu c’est un serviteur dangereux et un maître redoutable ».  

Les États ont émergé avec l’apparition de l’agriculture afin de protéger les propriétés des fermiers contre les bandits et les envahisseurs étrangers. Alors les dirigeants ont obtenu un blanc seing pour lever des armées afin de défendre le peuple. Mais ils ne se sont pas arrêtés là et ont profité de ce nouveau pouvoir qui permettait de lever des impôts avec l’aide d’hommes en armes, ce nouveau pouvoir qui permettait de mettre le peuple en esclavage.

Invariablement, les hommes de l’État ont usé de leur monopole de la violence « légitime » pour s’enrichir et en faire profiter leurs obligés aux dépens du peuple et des minorités les plus faibles.

Les hommes de l’État ont enrobé leurs actions dans des considérations collectives, que ce soit au nom d’un droit divin ou d’un supposé progrès social. Ils ont convaincu le peuple de se sacrifier au nom d’un mythique « intérêt général ».

La dérive socialiste des États

Les socialistes, dont les fascistes, conçoivent la société en tant qu’organisme vivant dans lequel les individus sont des cellules aux fonctions multiples qui doivent être commandées par un système nerveux central : l’État. Les socialistes pensent que leur planification scientifique centralisée de l’économie mènera aux objectifs utopiques d’une société égalitaire.

Cependant, donner un pouvoir absolu à une poignée de privilégiés a toujours eu pour résultat une concentration des richesses entre les mains d’une élite corrompue. Tous les autres sont condamnés à subsister dans la peur et la pauvreté. Et puis comme les dissidents – réels ou imaginaires – sont une menace pour le « plan », alors ils sont impitoyablement persécutés. L’héritage du monopole politique sur la société au 20ème siècle c’est l’esclavage et l’extermination de masse à l’initiative du totalitarisme socialisme personnifié par Mao, Staline, Hitler, Pol Pot …

Cassons la dynamique totalitaire

Au contraire la liberté reconnaît la dignité et la primauté de l’individu. Une société libre est assise sur le respect mutuel des droits inaliénables de chacun de vivre comme il l’entend, aussi longtemps qu’il ne porte pas préjudice aux autres par la force ou la fraude. Les institutions d’une société libre sont constituées par l’association volontaire et le financement privé. Des agences de protections, fonctionnant sous le principe de l’assurance, auront pour fonction la résolution des conflits et la protection des individus, la liberté et la propriété sont assurées par la police, les cours de justice et une défense basée sur un engagement volontaire. Ces agences seraient financées par des droits d’adhésion et des contributions volontaires.

Quand la liberté a germé, elle s’est toujours accompagnée de progrès économiques et culturels, elle a permis au peuple d’accumuler des richesses et de jouir d’une vie plus épanouie. La tolérance et la liberté individuelle ont produit une floraison des arts, de la philosophie, de la science. La Grèce classique, la Rome républicaine, la Chine du 11ème siècle et l’Amérique de 1776 ont jouis à différents degrés de cette liberté et de ces progrès.

Pourtant la croissance débridée des pouvoirs du politique a saccagé la liberté et la prospérité dans chacune de ces grandes civilisations. Il y a une trentaine d’année on pouvait penser que le socialisme allait détruire définitivement notre héritage de la Renaissance, des Lumières et de la Révolution américaine.

Aujourd’hui les horreurs du socialisme inspirent une nouvelle soif de liberté à travers le monde. Ceux qui se battent contre l’interventionnisme sauvage des États dans nos sociétés qui vont à vaux l’eau, brandissent haut les idéaux de la liberté et proposent des solutions pratiques pour mettre les dommages du socialisme et de la social-démocratie. Ces mesures passent par la fin du harcèlement fiscal ; la privatisation générale du domaine d’État ; la déréglementation ; l’abolition du protectionnisme ; la promotion de la propriété privée ; la décentralisation ; la reconnaissance du droit à l’autodéfense ; la fin des censures et des prohibitions.

Xavier COLLET, le 5 août 2002

 

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Business collectiviste pour enseignant informé … ou pas


En mars 2004, j’avais déjà mis le pied dans le business collectiviste à destination des enseignants sous le titre « à boycotter d’urgence ». 

J’y faisais référence à toute une galaxie commerciale s’organisant autour de la clientèle enseignante, il y avait effectivement de quoi faire, sauf que depuis la CAMIF a mis la clé sous  la porte, mais d’autres trucs ont bien dû émerger …

Mais lisons plutôt :

Une de mes lectures favorites est devenue le magazine du syndicat des enseignants UNSA (il y a encore pire du côté de la FSU), je l’absorbe dans ses détails à la recherche de scoops bien croustillants, de conneries bien gauchistes ou encore d’informations qui m’apprendraient quelque chose. Et justement les informations qui m’importent le plus en ce moment sont relatives à la connaissance du maillage associatif et entrepreneurial qui, outre les sempiternelles subventions, sert de pompe à finances à l’inépuisable activisme des ennemis de la liberté.

Je me rends ainsi compte qu’à notre corps défendant, moi et vous certainement, par nos actes d’achats de biens ou de services, acquittons le prix de ces cordes qui aspirent à nous pendre.

Ainsi je ne connaissais pas l’association « Solidarité Laïque », j’apprends maintenant qu’elle est une coquille d’entreprises, coopératives et associations. Effectivement son président se trouve être à la tête de la CAMIF, boite de VPC pour fonctionnaires. Ses vice-présidents représentent « Jeunesse en Plein Air », pour les camps de … vacances, la MGEN, mutuelle monopoliste des enseignants qui s’affichent anti-capitalistes et la « Ligue de l’Enseignement ». Son trésorier vient d’ « Arts et Vie », oups un club de vacances que j’ai fréquenté en famille au début des années 80.

L’info s’arrête là, je ne connais pas les prises de positions publiques de « Solidarité Laïque », j’hésite tout de même à leur demander une obole pour l’ADEL. Je me disais bien que la MGEN était irrécupérable, mais enfin pour les autres je ne savais pas qu’ils donnaient dans le collectivisme. Après tout je me trompe peut être, heureusement Internet est là et je vais en avoir le cœur net.

Je tape «Solidarité Laïque » et atterris sur son site, lequel présente une déclaration commune qu’elle a signé avec  … la coordination SUD, argh, le CCFD, oh les théologiens de l’aliénation, Act Up, Max Havelaar France, Greenpeace France, Solagral, … Diantre rien que de la merdouille tout ça. Mon opinion est faîte et je sens poindre le boycott bien Libertarien d’Arts et Vie, CAMIF et consorts. Mais c’est qu’il est curieux le Collet, alors il ouvre ses petits yeux inquisiteurs et lit.

Humpf, la déclaration a à voir avec la Conférence de Cancun et les signataires nous la jouent antimondialiste commençant par la dénonciation des mécanismes de marché et du libre-échange au nom du développement durable, bizarre ça ! Puis, ils affirment que « la moindre des choses serait de reconnaître que tout le monde n’est pas gagnant à ce jeu du libre-échange généralisé ».

Et là, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, je suis convaincu, un sentiment de pitié extrême me prend à l’égard de tous ces gentils dictateurs, de ces fonctionnaires corrompus, de ces pauvres politiques. Lesquels dans un environnement mondialisé ne pourront plus gérer leur clientèle protectionniste subventionnée, ne pourront plus rançonner les masos productifs avec cet affabilité qui les caractérise. Mais je suis rassuré comme doit l’être aussi Solidarité Laïque, la conférence a échoué et les relativement riches pourront se préserver de la concurrence sauvage de ces misérablement pauvres du Tiers-Monde grâce aux subventions à l’exportation que nos gouvernements nous rackettent.

Bon j’avoue que sur le coup j’ai l’ironie triste, il n’en reste pas moins que j’approuve Solidarité Laïque en matière de défense du développement durable.
Oui ce concept est aussi au centre de notre pensée bien libérale : nous ne devons pas vivre aux dépens des générations futures. Et c’est au service du développement durable que nous ne pouvons plus accepter ce système de répartition qui force nos jeunes salariés à cotiser en sacrifiant leur génération et la suivante, c’est mettre au premier plan le développement durable que de proclamer que les hommes de l’Etat aggravent leurs crimes en alourdissant les déficits et les dettes budgétaires et sociales, léguant à nos enfants le fardeau d’une faillite inéluctable. Le développement durable implique le passage immédiat à la capitalisation, la fin des dettes et des déficits budgétaires par un reflux tout révolutionnaire du domaine de l’Etat.

Je ne lirais pas plus loin cette déclaration de Solidarité Laïque car je sens que déjà qu’ils nous devancent dans ce combat. Ah vraiment comme on peut se tromper sur des premières impressions, c’est fou non ?…

Xavier COLLET, le 24 mars 2004

 

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Le sévice civique contre les valeurs marchandes


Les élections présidentielles de 2017 en France ont été l’occasion de revenir comme tous les cinq ans sur le rétablissement d’une des contraintes que nous pouvions  supposer disparue : un service militaire ou civique obligatoire. Le site « Russia Today » en français examine les promesses des candidats

Alors qu’un service civique existe déjà et ne concerne finalement pas grand monde, le candidat Emmanuel Macron, afin  de faire plaisir à son ex-pote de Pau, s’était engagé à créer un service militaire obligatoire d’un mois.

Je ne résiste donc pas à l’envie de vous ressortir un article qui date du 18 mars 2007 : les prétextes du sévice obligatoire pour tous n’étaient pas exactement les mêmes, les fondements idéologiques s’annonçaient plus explicitement anti-libéraux, mais la fable du « vivre ensemble »  rebaptisée « mixité sociale » et « cohésion républicaine »  n’était déjà pas si loin.

Nous étions donc dans la France d’il y a dix ans, une proposition de loi des sénateurs Courteau (PS et toujours en fonction en 2017)  et Rainaud (UMP) visait à créer un « service civique citoyen » (sic) obligatoire.

Voila ce qu’il convenait d’en dire.

Une telle proposition doit apparaître comme ce qu’elle est, c’est-à-dire un outil d’asservissement et cela à un double titre :

  •  d’abord parce qu’elle tend à restaurer l’esclavage institutionnel à l’instar de la corvée ou de la conscription ;
  •  mais encore parce que cette période d’esclavage serait consacrée à briser les ressorts de l’individualité et à renforcer l’asservissement des esprits au tout-État.

De fait c’est bien dès la première sentence de l’exposé des motifs que cette proposition entend répondre à un individualisme montant qui :

« engendre incivilité, violence et dilue le sentiment d’appartenir à la collectivité nationale ».

Nos sénateurs, censés parler en notre nom, imputent à l’individualisme tous les maux de notre société.

Ce n’était pas la première fois qu’un tel procès est intenté, Jean-François Revel s’en était déjà offusqué dans un article du Point intitulé  » l’école du civisme « .

Il ne faisait alors que tourner en dérision un sociologue se lamentant sur la dissolution du lien social, conséquence de la « montée de l’individualisme ». L’excellent Revel s’interrogeait alors sur le symptôme d’un malaise qui pointait à travers de telles analyses. La correction que notre regretté essayiste administrait à l’alter-comprennant philosophe m’avait inspiré dans « pègre scolaire » la réflexion qui suit.

« Ce sociologue s’est il déjà frotté à une Zone d’Éducation Prioritaire ? Connaît-il ces délinquants « individualiste », leur a-t-il parlé, les a-t-il vu dans leur quotidien ? Non, visiblement non, où est l’individualisme dans le « posse », la loi de la bande qui met à l’écart celui qui ne se conforme pas à une mode vestimentaire, qui n’adopte pas cette « novlangue » à la Orwell ? Oui, cette langue faite pour réduire au strict minimum les concepts, le fameux séfran admiré par des ersatz d’intellos, construit sur des expressions sexistes et violentes et limitant le champ sémantique, rendant impossible la communication de notions abstraites et élaborées. Abrutis par les clips de gansta rap, baignés dans « le grégarisme de la violence primate » comme le dit Revel, ces pseudo produits de l’individualisme sont en fait des victimes d’un collectivisme de repli qu’ils ont intégré parfaitement. »

Mais visiblement les liberticides sénateurs en question favorisent plutôt les lectures des sociologues qui pointent à Alternatives Économiques ou dans les manuels de sciences économiques et sociales des lycées. Pour eux des jeunes individualistes ont pour caractéristique principale d’oublier leurs devoirs vis-à-vis de l’État « une confusion s’est établie entre droits et devoirs ». Il ne leur viendrait pas à l’esprit que ce constat découle d’une idéologie foncièrement antilibérale. L’anomie n’a rien à voir avec l’application de valeurs, a fortiori de celles qui accompagnent l’individualisme.

Le  » tout nous est acquis «  vient de ce que l’école a réussi partiellement à dégoûter les 80 % de classe d’âge au bac en leur présentant la vie active comme lieu d’exploitation patronale, de racisme, … C’est bien l’éducation nationale qui a opéré un laminage des esprits par le bas et inculqué la conscience du « droit à » contre le « droit de », le droit au bac, à faire la grève, à un revenu, à spolier au nom de l’égalitarisme.

En bref le système a drogué à l’État ceux qui croient désormais dur comme fer qu’ils peuvent par son intermédiaire jouir sans entrave.

Et les sénateurs de s’affliger de ce que « nos valeurs communes s’érodent, nos solidarités traditionnelles s’affaiblissent », les pompiers pyromanes que voila !

Les valeurs qu’ils défendent ne sont plus que des mots creux qui veulent tout dire et le contraire de tout, des valeurs exprimées par une novlangue à laquelle on accole immanquablement l’adjectif citoyen. Ces valeurs qui consistent à manifester contre le CPE, la sélection au mérite, le pseudo-danger fasciste, mondialiste ou libéral, ces valeurs de l’anti-individualisme ne pouvaient qu’ébranler les solidarités traditionnelles au profit du racket institutionnalisé.

Quand on a le droit à, pourquoi demander poliment ou servir pour obtenir en retour ? Non on se sert et si on n’obtient pas c’est qu’il s’agit d’une injustice. Que faire contre cette décadence de l’âme qui génère un troupeau grégaire de moutons enragés ? Mais « leur transmettre les valeurs de la République », alors qu’ils ont trop bien interprété celles de notre belle république sociale, de ce modèle que le monde entier nous envie, puisqu’un sondage révèle que pour les jeunes français plus que tous les autres jeunes du monde le terme « capitalisme » est un gros mot.

Leur « apprendre à vivre ensemble et autrement, transcender les différences, s’ouvrir aux autres », mais n’est ce pas là le programme de l’école qui en a même fait sa priorité sur les savoirs ?

Et puis, n’apprend-on pas dans les écoles, où les concours sélectionnent les enseignants pour leur conformisme idéologique, que les valeurs marchandes et individualistes sont à combattre ?

Pourquoi alors, le plus sérieusement du monde, dans cette proposition sénatoriale inscrire encore ce qui constitue un des piliers du projet scolaire :

 » Le service civique peut être un instrument de la bataille culturelle contre les valeurs marchandes et individualistes de notre société. Il doit montrer que les valeurs au fronton de nos mairies sont plus importantes que celles du CAC 40  » ?

Peut-être parce que pour qu’un message passe dans des esprits rendus obtus, il faut jouer de la répétition comme d’un mantra. Aucun doute ne nous est donc plus permis quant aux intentions des promoteurs du retour de l’esclavage institutionnel, le bourrage de crâne scolaire ne les satisfait pas encore suffisamment, avec le service civique citoyen (sic) OBLIGATOIRE, nul ne pourra plus passer entre les mailles du filet, on pourra y éradiquer ce qui reste de libéralisme et promouvoir un peu plus l’état d’esprit prédateur que d’aucuns osent qualifier d’ individualisme.

Ce sera aussi une façon d’offrir aux associations bien-pensantes de lutte contre l’ultra-libéralisme une main d’œuvre gratuite et corvéable. Voila du travail gratuit offert pour de mauvaises causes tels que tous les pays socialistes ont su les instituer. Mais c’est encore une façon de créer de nouveaux postes de fonctionnaires à travers la mise sur pied d’un établissement de sévice public….

Décidément voila bien là  un attentat contre l’individualisme, le vrai, celui qui participe de la liberté de penser et de la dignité de la personne humaine…

Xavier Collet, le 18 mars 2007

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Vérités officielles contre information libre


 

Aux pieds les médias !

Les médias : journaux, télévision, cinéma, façonnent notre perception de la réalité.

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L’information officielle sur le Petit Père des Peuples, toute autre vision menait au goulag

Les États, à un degré plus ou moins important selon leur régime, ont donc eu le souci de contrôler les médias. Tâche qui fut le plus souvent menée avec succès du fait du lien entretenu entre le pouvoir et la presse.

Ainsi être Russe en URSS c’était croire que la production nationale ne cessait de battre des records alors que le monde capitaliste sombrait dans une crise finale marquée par de terribles violences et une famine généralisée. C’était regarder le film « Les raisins de la colère » en pensant que les ouvriers et les paysans subissaient les pires des injustices, croire que les prolétaires trouvaient en URSS leur paradis sur terre.

Toute autre information était fausse et il n’existait pas de droit à propager des rumeurs de vérités, ceux qui l’ont payé de leur vie en témoignent.

Les guerres étatiques de l’information

La guerre froide et le progrès technologique avec la possibilité de diffuser des émissions radiophoniques de l’étranger a remis en cause l’hégémonie informationnelle des États sur leur population.

Le développement de Radio Free Europe après la Seconde Guerre Mondiale est vécu par le bloc de l’Est comme une agression. Il y est prohibé d’écouter cette radio sous peine de prison  et d’importants moyens sont développés afin de brouiller les émetteurs et de débusquer toute dissidence. Pour les pays communistes la Vraie Information vient des agences officielles, celle de Radio Free Europe est une fausse information.

La censure communiste ne permet pas de confronter des visions de la réalité, d’entrer dans un débat entre idéologies différentes mais seulement de dire ce qui est labellisé vrai et donc autorisé, ce qui est labellisé faux est donc interdit. L’interdiction suppose bien sanction de l’information, et de l’informateur, mais aussi de celui qui s’informe.

Les vérités étatiques ont cependant souffert des développements technologiques. Les ondes ont tué la croyance dans le communisme alors que les Russes réalisaient que les Occidents vivaient mieux qu’eux. 

Comment tenir une population qui ne croit plus en des vérités officielles ?

Le défi des informations non étatiquement filtrées

Avec le développement de l’Internet et surtout des réseaux sociaux, les médias autorisés ont perdu le monopole de l’information.

Ces médias autorisés, qui se prétendent contre-pouvoir, ne supportent pas leur remise en cause. Ils peuvent compter sur le soutien des pouvoirs en place puisque le poids de la censure puis de l’auto-censure, enfin du politique correct qui en est une des formes, fait d’eux un outil de conservation et d’étaiement du système.

Certes certains journalistes, réalisateurs se présentent comme des « rebelles » mais leur rébellion va toujours dans le sens du renforcement du pouvoir étatique et de la mise sous contrôle des libertés individuelles. Dans ce sens ils ne sont rebelles que par la volonté médiatique et étatique de les présenter ainsi.   

S’ils lèvent le masque justement c’est dans le sens où ils s’opposent à la concurrence que leur impose désormais des pourvoyeurs d’informations non professionnels, ceux qui s’expriment sur Youtube, facebook, tweeter, instagram et ailleurs et qui réussissent à passer des messages qui ne seraient jamais sortis dans des médias traditionnels.

Journalistes, éditorialistes, réalisateurs, classe parlante en général, qu’elle se présente comme la voix de son maître ou celle des contestataires, s’exprime afin de dénoncer le complotisme des « journalistes amateurs» ou de voir des complots elle-même dans la reprise de « fausses rumeurs » ou d’idées dites « nauséabondes ».

Donald Trump face  à l’hystérie des médias officiels

Le meilleur exemple que nous pouvons donner de l’inféodation des journalistes mainstream peut se lire à travers leur analyse de la victoire du président Donald Trump aux USA.

Hillary Clinton représente le système étatique établi et les élites de l’État-Providence dans toutes ses dérives socialisantes qu’il est de bon ton de considérer comme politiquement correct. Donald Trump est politiquement incorrect et doute de toutes les assurances médiatiquement validées.

L’ensemble des médias va donc taire les gravissimes affaires dans lesquelles sont empêtrés les Clinton ainsi que la vague de morts suspectes concernant toute personne pouvant les mettre en cause. Par contre tout ce qui concerne Donald Trump sera inventé, déformé, amplifié donnant lieu à de véritables « fake news » étatiques et scandales dans des verres d’eau.

Pourtant Trump a gagné et Clinton a perdu !

C’est la faute du peuple qui s’exprime sur les réseaux sociaux, exprime ouvertement son scepticisme vis-à-vis de l’information officielle et fait douter. Ce peuple qui regarde moins la télévision et préfère youtube, qui ne lit plus une presse qui ne survit désormais que grâce aux subventions publiques.

Si le peuple lisait L’Humanité, Libération, Télérama, l’Obs, surtout Le Monde et même quelques fois Le Figaro, il ne remettrait pas en cause les élites à promouvoir. S’il regardait gentiment Canal Plus et les autres chaînes publiques ou privées, pas de problème non plus, et ceci ne vaut pas que pour la France : avoir une carte de presse c’est une garantie de bien-pensance.

Mais le peuple veut penser et écrire maintenant et l’État est en train de perdre son monopole de l’information.

Les formes de la guerre contre l’information indépendante

Une guerre est donc menée et la réaction de l’État est la suivante :

  • Continuer voire augmenter les aides à la presse officielle et à certains médias du net inféodés ;
  • Développer la presse officielle sur le net et alimenter les commentaires officiels-officieux sur les réseaux sociaux ;
  • Former, notamment à l’école, sur la bonne utilisation des réseaux d’information et la distinction entre une information « fiable » et une information « complotiste » ;
  • Mettre en place des moteurs de détection des « sites non fiables » selon le critère étatiquement conforme, comme le fait notamment Le Monde avec le Décodex qui considère par exemple que le site de Contrepoints, de Contribuables associés, celui de Russia today ou de Fox news ont délivré de fausses informations …

Cela c’est pour agir sur un terrain qui nous fait la poche (subvention) et qui conditionne les esprits.

Mais comme ce ne sera certainement pas suffisant, un appel est lancé aux propriétaires des réseaux sociaux afin de leur demander de censurer eux-mêmes, ce qu’ils font d’ailleurs quelquefois notamment sur Facebook sous la direction du politiquement correct Mark Zuckerberg.

Ainsi Christiane Taubira accuse les utilisateurs des réseaux sociaux d’avoir exprimé leurs idées et leurs  soutiens à  Donald Trump décomplexant un vote politiquement incorrect. Cette parole non officielle est pour elle une « désinformation méthodique ».

Il aurait donc fallu ne pas laisser passer de telles informations. « Les responsables de ces réseaux doivent être responsabilisés, ils ont une responsabilité » , dit-elle sur une émission que personne n’écoute. Elle ajoute que « cet espace virtuel ne peut pas être complètement hors de toute règle , de tout principe, de toute éthique » . En clair, elle appelle à une épuration des réseaux lorsque les informations émises sont non étatiquement, cela sous peine de poursuites pénales des hébergeurs.

Même tonalité chez l’inaudible Benoît Hamon qui entend faire jouer une coresponsabilité des hébergeurs.  

On comprend bien que menacer les hébergeurs est un argument de poids pour faire taire l’information populaire, un argument fondé sur beaucoup de mauvaise foi d’ailleurs car on retrouve pas mal de conneries étatiques sur les réseaux sociaux puisque les militants de tous poils et notamment ceux subventionnés se répandent tout aussi bien pour y exprimer leurs envies de meurtre contre le président américain légitimement élu. Mais cela n’est pas reproché aux hébergeurs même si la fondation Clinton n’est pas très loin.

De toute façon la technologie n’a pas de frontières et les informations libres trouvent toujours leur havre, à Seeland ou ailleurs. L’hébergeur qui censurera marquera là la mort de son réseau face à une concurrence qui se développe.

Il reste alors l’arme du contrôle complet de l’information, celle qui consiste à débusquer l’internaute et à lui faire payer sa fréquentation de certains sites d’informations « complotistes » ou sa publication, ses commentaires.

Cela c’est possible, un test est d’ailleurs lancé grandeur nature au nom du délit d’entrave à l’IVG.

L’opinion sur l’IVG n’est pas le problème, non le problème c’est d’affirmer « la liberté d’expression ne peut se confondre avec la manipulation des esprits » comme l’a fait Laurence Rossignol en faisant passer une loi pénalisant ce qu’elle qualifie de sites de  « désinformation ».

On commence par l’IVG et comme personne ne dit rien, on continue.

La réponse de l’État à la fin du monopole informationnel serait donc la mort de la liberté d’expression dans le sens où cette liberté échappe à ses médias.

Mais sauf à créer une législation mondiale portée par une structure internationale, on ne pourra pas faire taire les réseaux d’information.  

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Ta sœur en nuisette aux Galeries Lafayette !



Dans quel monde vivons nous et que fait la police ?

Ah oui, il y a de quoi s’exclamer, rendez-vous compte, les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris ont pu, en toute impunité, livrer un spectacle de luxure et d’exploitation du corps féminin aux passants qui passaient par là.

Le Monde est revenu plusieurs fois sur cet odieux sujet le 10 et le 23 avril 1999, au risque de faire de la publicité à ce répugnant spectacle !

Imaginez vous donc cela :  afin de présenter la dernière collection de lingerie, oui de lingerie Chantal Thomass, de jeunes mannequins se prélassaient en petite tenue sur des divans donnant sur le boulevard. L’une de ces charmantes demoiselles en slip et soutien-gorge se vernissait les ongles ; une autre dans un affriolant body de dentelle se poudrait le bout de son joli nez.Ce devait être un bien agréable spectacle, ah mais non, que dis-je !

Non, c’est ignoble, on se croirait dans le quartier rouge d’Amsterdam, et ces passants qui s’attardent plus que de coutume, vicieux va, Sodome et Gomorrhe !

nuisette

Bonjour messieurs dames, je signe la pétition (euh, en fait on est dans le second degré depuis un moment), il est là le cardinal Lustiger, et Monseigneur di Falco où qu’il est ?

Tiens, on me regarde méchamment …Ca ne peut pas durer, d’ailleurs, j’apprends que la maréchaussée est intervenue une première fois le 16 avril. En voilà de braves serviteurs de l’État et de son bon ordre moral, il s’agit bien là d’un trouble à l’ordre public non ? Quoi la police protège le magasin, pas possible ? Mais contre d’honnêtes gens légitimement révulsés, quelques bons Catholiques je suppose. Oui, un cortège s’avance aux clameurs de « Lafayette proxénète » ils sont une cinquantaine, rassemblés à l’appel de l’association Mix-Cité.

Un coup d’œil à la pétition, Roselyne Bachelot du RPR a signé et puis aussi Yvette Roudy du PS, Alain Lipietz, trotsko des Verts, plein d’autres signatures de gauche et des féministes Benoîte Groult Catherine Rihoit, ….

Très bien tout ça, quelles belles consciences de gauche, Bachelot inclue.

Et c’est pas fini, une seconde manifestation de solidarité est prévue le 24 à l’appel notamment de la LCR, du PCF, du PS, de Ras l’Front (de Cambadélis), de la Ligue des droits de l’homme (partout sauf à Cuba), des Verts, de la fédération des Mutuelles de France (tiens ?) et de la fédération Sud-PTT.

Effrayées par tant de battage, les Galeries Lafayette interrompent leur exposition le 21 avril.

Voilà l’ordre moral a gagné contre la « marchandisation des corps », contre « les stéréotypes sexistes les plus réactionnaires » véhiculés par une société marchande capitaliste sans pudeur et n’ayant aucun sens de la dignité humaine.

Messieurs les capitalistes cachez nous donc ce sein que nous ne saurions voir, hurlent les Tartufes gauchisants. Les organisateurs de la première manifestation s’avançaient plus ou moins cachés sous l’appellation Mix Cité, assez pour recueillir des signatures de « droite », mais Mix-Cité, nous connaissons, sa présidente Clémentine Autain, depuis maire adjoint de Paris, laquelle a participé notamment a un colloque de Copernic intitulé « 2 journées pour une alternative au libéralisme », elle a déclaré au cours de sa mini manif : « Nous restons très vigilants par rapport à ce qui sera présenté sur Internet. Surtout nous devons nous opposer au retour évident du sexisme, de la marchandisation des corps, notamment dans la publicité. Les Galeries Lafayette n’étaient que le symbole d’un mouvement plus global.« 

La lutte féministe prétexte fallacieux à la censure et à la mise en cause des libertés fondamentales, certainement, sinon que viendraient faire les gauchistes de Sud-PTT dans cet affaire, le sévice public de la poste entend-il faire livrer le courrier à des postières en porte-jarretelles ?

Quand à moi, pour montrer que j’aime bien les vitrines des Galeries Lafayette sans être sexiste, je consens à montrer mon cul dans une boutique faisant face à la place du colonel Fabien (pari réalisé depuis mais vous n’aurez pas la photo, na !).

Xavier COLLET, le 27 avril 1999, révisé en 2002

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Nos très chers élus


Nos-tres-chers-emirs

Nous vous recommandons un livre qualifié de « choc » mais qui n’étonnera finalement que les naïfs qui croient encore en l’État et à la notion d’intérêt général. Il s’agit bien là d’une naïveté entretenue par l’éducation civique et toutes les conneries citoyennes ; face au décérébrage ce livre est donc une sorte de médicament du bon sens.

« Nos très chers émirs » de Christian Chesnot et Georges Malbrunot révèlent que les politiques aiment l’argent et les petits cadeaux. Enfin c’est ce que précise Meshaal al-Thani, ambassadeur du Qatar à propos de nos hommes de l’État français : « J’ai fréquenté des politiques partout, mais aucun ne s’est comporté comme certains Français, aucun ne m’a demandé de l’argent aussi abruptement, comme si c’était naturel. »

Le livre s’exposait bien évidemment aux habituels procès et ils vinrent effectivement de la part du socialiste Jean-Marie Le Guen, de la sénatrice UDI Nathalie Goulet. Quant à l’ambassadeur du Qatar, ses amis français n’ont pas trop apprécié d’être « balancés » et le lui ont fait savoir.

Une plongée intéressante donc dans les mœurs politico-financières de ceux qui prétendent nous gouverner.

Évidemment les politiques Français, et encore pas tous, ne sont pas les seuls touchés, une des pires était Hillary Clinton, laquelle à travers la fondation Clinton, a financé ses gros besoins auprès de l’Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar, des Émirats.  Le Qatar aurait alimenté à hauteur de 20 % le financement de la cinglée. La promesse de prison pour Hillary reste d’actualité et on attend cela avec impatience.

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Si juste un : Murray Rothbard est loin d’être un inconnu pour nous.

https://www.youtube.com/embed/jbLFo02jlH8

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Independence Day, on aime !


Critique TV oui, mais à Télé Obs

Un certain Forestier prépare ses critiques télé de façon tout à fait particulière, bon il a une excuse : il travaille pour Télé Obs.

Ses critiques n’ont pas un grand intérêt si ce n’est celui d’une introspection de l’auteur et de ses obsessions à partir de clichés et lieux communs qui pourraient faire rire s’il en restait au second degré. Mais après vérification le gars pense bien ce qu’il exprime et Télé Obs n’est pas un journal satirique. 

Il aime pas « Independence day »

On a compris que Forestier n’aime pas « Independence Day », le film. Il a le droit, mais encore faut-il savoir pourquoi …

Non en fait on s’en fout de ce qu’il aime, mais ses obsessions valent le coup de s’attarder d’autant qu’elles sont fréquentes chez le bobo germanopratin à moins qu’il soit Rissois (du nom des habitants de la célèbre capitale Ris-Orangis).

Puisqu’on parle d’obsession, et sans se risquer à tomber dans l’exercice illégal de la médecine qui consisterait à établir un diagnostic psychiatrique de l’intéressé, je ne ferai que noter certains termes utilisés et laisser au lecteur le soin d’interpréter.

Comment détecter un parano ?  

D’abord le titre de la critique : « Washington parano ».

Le film « Independance day » de Roland Emmerich, serait donc l’expression de la parano de son réalisateur allemand ou éventuellement de tout le peuple américain, ou encore peut-être de ceux qui vont voir et apprécier le film.

Va savoir, en tout cas c’est un film de paranoïaque, c’est-à-dire un film qui s’adresse à ceux qui souffrent d’un délire interprétatif de persécution et qui peuvent réagir par des réactions violentes à l’égard des autres. Les amateurs enthousiastes seraient donc dangereux.

Voila donc pour la mise en garde, il s’agit donc d’un film produit à l’intention d’un public de fous potentiellement violents.

Ma twingo en apesanteur

Mais voyons la suite : « des pustules venues d’ailleurs arrivent en Twingo géantes … se garent au-dessus de New-York, Paris et Ris-Orangis ». Je vous mets le trailer en bas pour que vous puissiez vous rendre compte des engins.

Le gars est drôle quand même, des twingo géantes qui se garent au-dessus de Ris-Orangis !

Il y a du vécu là dedans, pourquoi des twingos et pourquoi Ris-Orangis, ville évidemment bien connue des américains ?

Parle-t-il d’une expérience personnelle vécue à Ris-Orangis un jour où il a cru s’envoler, d’une hallucination dont il veut nous faire profiter.

Et pourquoi pas des Dacia gigantesques au-dessus de  La Touche de Villiers-Couture ?  Ah non cela c’est personnel.

Les Américains sont des crétins

Quel joyeux drille ce Forestier, il continue : « foutent le feu à la Bibliothèque municipale de Los Angeles (trois livres) ». Pas vu cela non plus dans le film, mais l’argument est juste le prétexte pour balancer un a priori : quels incultes ces Américains, seulement trois livres à la Bibliothèque municipale de Los Angeles et pas même un abonnement à l’Obs !

Ah ces Américains, paranos et incultes, cela tiendrait presque d’une obsession xénophobe à l’égard d’une population particulière. Il y en a pourtant plein des comme Forestier à Los Angeles, du genre groupie de Sanders ou de la harpie Hillary.

Les Républicains sont des vilains

Il se rattrape un peu plus loin en faisant la part entre bons américains et vilains pro-Trump. On le voyait venir de loin par cette référence à une parole du président Américain dans le film : « Ils ont l’air agressifs ». Forestier en déduit : « Ce sont donc des républicains. »   Voila donc pour la touche « je suis de gauche et je n’aime pas la droite ». Cela n’a rien à voir avec le film mais Forestier n’est pas là pour en parler mais seulement pour évoquer ses obsessions comme on le disait.

Récapitulons donc pour l’instant : les Américains sont paranos (enfin ceux qui aiment ce film) et incultes (surtout à Los Angeles), en plus si ils sont Républicains alors ils sont agressifs.

L’idéologie nauséabonde d’Independence Day !

On va donc enfoncer la touche politique pour la suite, Forestier parle de ce qui lui sert d’opinion, voyons cela : « Independence Day repousse les limites du crétinisme : le scénario est bas de plafond, les personnages aussi, et l’idéologie nauséabonde ».

La vache, il y va fort, idéologie nauséabonde qu’il dit.

Je vais donc chercher sur google ce que je trouve à « idéologie nauséabonde », on trouve une référence au FN, à Dieudonné, à la droite selon « L’Humanité », un petit regret il y a rien sur nous … Merde faites des efforts quoi !

Mais en général et en regardant ailleurs, ceux qui parlent de l’idéologie nauséabonde en ont eux-mêmes une et qualifient ainsi « l’extrem droate ».

Donc Forestier est en guerre contre l’extrem droate pourfendeuse de twingo sur l’aéroport intergalactique de Ris-Orangis. Pour lui c’est clair « Independence Day » est un film d’extrem droate mettant en affiche des fachos bien connus comme Will Smith.

Les extraterrestres sont des immigrés comme les autres

Il l’explique d’ailleurs : « le postulat de base est inquiétant : tout ce qui vient d’ailleurs est méchant. Méfiez-vous des immigrés. Surtout s’ils arrivent dans des gamelles volantes ».

Il pourra d’ailleurs recopier cette critique pour tous les films où les extraterrestres sont vilains car ce sont tous des films fachos, revoir aussi les invasions des Huns, pourquoi présenter Attila comme un vilain, si ce n’est par volonté d’exclusion ?

Pour Forestier « Independence Day » est un film qui finit en queue de poisson. Évidemment les immigrés extraterrestres sont des gentils puisqu’ils ne font que détruire des bibliothèques à trois livres et s’en prendre à des salauds de Républicains qui s’ils ne le sont pas n’en demeurent pas moins incultes et bas de plafond. Le problème de ce film ce serait donc que pour Forestier ce ne sont pas ses gentils immigrés à lui qui gagnent à la fin.

Eh oui Forestier est entré dans la nuit sans combattre.

Xavier Collet

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Molenbeek sur Seine


molenbeek

Chez CNN aussi il existe des destinations à éviter pour les touristes

On se rappelle du reportage de Fox News du 10 janvier 2015 sur l’existence de « no go zones » en France et à l’intérieur même de Paris. Le journaliste de la chaîne américaine parlait d’une prise en main de cités depuis les émeutes de 2005 et de jeunes portant des t-shirt à l’effigie de Ben Laden.

Toute personne étrangère à ces cités y serait repérée et risquerait même se mettre en danger, voila qui n’incite pas au tourisme dans le beau pays de France et en particulier à Paris.

Les média mainstream français avaient alors hurlé au scandale, insulté les journalistes de Fox News. Des enquêtes très second degré avaient été refaites, on a même vu un faux Juif – se balader kippa sur la tête et bénéficier d’un accueil on ne peut plus amical dans ces cités où il ne fait pas bon se balader en jupe. Le «Petit Journal » de Canal + lance alors l’opération « ferme ta gu*** Fox News » et piste les reporters de la chaîne américaine  en exigeant des excuses pour leur pratique de « mauvais journalisme ».

Désopilant : des journalistes bobos dont on sait le sérieux des reportages donnant des leçons de journalisme. Il y a longtemps que les gens informés prennent les reportages gauchisants aux Xème degré, et effectivement à un tel degré c’est regardable et presque aussi comique qu’un vieil Ace Ventura.

Toujours est-il qu’effectivement Fox News s’est excusé en disant qu’il n’existait aucune information crédible permettant d’attester de ces zones interdites.

On peut toujours se demander ce qu’ils risquaient à ne pas le faire. Des plaintes avec condamnations peut-être ? La ville de Paris attaquait Fox News… Avec l’approbation complète du syndicat national des journalistes.

Fox News a donc bidonné et le reconnaÎt ?!

Il est donc dit que l’on peut se balader dans tous les cités de France avec une kippa sur la tête en tenant à son bras une charmante gauloise en jupette et décolleté plongeant. Voila qui devrait rassurer et faire baisser les velléités de mal voter aux prochaines élections.

Seulement voila, et d’une on a pas trouvé de couple de journalistes qui accepte la balade sans la présence de caméras.

Et de deux Patrick Kanner, le ministre de la ville, a commis une faute de vérité en déclarant le 27 mars 2016 qu’il n’y aurait pas moins d’une centaine de quartiers en France présentant des similitudes potentielles avec Molenbeek.

Qui de plus officiel pour parler des cités de non-droit qu’un ministre de la ville d’ailleurs ? Et il précise : « Molenbeek c’est quoi ? (…) c’est un système ultra-communautariste, c’est un système mafieux avec une économie souterraine (…) ».

Pour la France, les émeutes des cités en 2005 « ont permis manifestement un développement du salafisme ».

Silence gêné ou ouvertement critique à gauche, la vérité ce n’était donc pas en regardant les media français mainstream qu’on pouvait la dénicher. La réalité c’est celle que l’on vit, que l’on ne peut ignorer lorsque l’on est les deux pieds dans le concret. Il n’était donc plus possible de cacher une prise en main organisée depuis plus de 10 ans pour s’acheter la paix sociale.

Fox News avait-il vraiment bidonné ou le syndicat national des journalistes doit-il soutenir toute poursuite judiciaire contre le ministre de la ville pour constat de réalité ?

Les journalistes français au final ne sortent pas grandis de cette affaire.

Quant aux français, ils ne sont bons qu’à payer la redevance audiovisuelle, heureusement ils ne sont pas obligés en prime de regarder les chaînes de télévisions françaises.

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Bernie Sanders, mutant du collectivisme


Comment les USA en sont-ils arrivés à faire du communiste Bernie Sanders le chouchou du parti démocrate avec une Hillary Clinton qui n’est pas loin de défendre une bonne partie de son programme antilibéral ?

Pour mieux comprendre cet abaissement des valeurs de l’Amérique et le travail de sape mené par le parti démocrate il est important de visionner l’interview de Youri Bezmenov (merci Andy !). Les dernières minutes sont fondamentales :  elles expliquent la mutation du programme de démoralisation et de déstabilisation des marxistes sous la guerre froide en un même programme de destruction de nos valeurs libérales par l’État-Providence.

Dans l’intervalle l’URSS n’existe plus et les archives du Kremlin ont révélé le plan d’invasion de l’Europe prévu dans la décennie 90. L’histoire a jeté de tels projets dans ses poubelles; mais le virus a muté.

Il a laissé là-bas, les germes d’un système de démoralisation formé dans les années 60, cinquante ans après Sanders ne fait que semer ce qui lui a été inculqué. Dinosaure du tout État il fait de nombreux adeptes qui servent d’idiots utiles à son agenda liberticide.

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